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Actualités - Chronologie

Koweit : la dissolution du parlement évitée, mais la crise persiste

Le gouvernement koweitien, convoqué ce week-end en réunion extraordinaire, a discuté du conflit qui l’oppose à l’Assemblée nationale mais, contrairement aux prévisions de la presse locale, le Parlement n’a pas été dissous. La crise semble toutefois persister entre l’exécutif et le législatif, aucune mesure concrète n’ayant été annoncée officiellement pour la désamorcer. Les journaux de Koweit s’attendaient à une dissolution de l’Assemblée lorsque l’émir du pays, cheikh Jaber al-Ahmad al-Sabah, prenant les choses en main, a convoqué le cabinet pour mettre fin à un conflit qui avait paralysé les relations entre l’exécutif et le législatif. La réunion désignée de «cruciale» n’a débouché sur aucune annonce de dissolution, et la déclaration rendue publique par la suite était plutôt apaisante. Cette déclaration souligne en effet que l’émir, qui a présidé la réunion, prendra «avec sa sagesse habituelle, les mesures appropriées pour préserver la sécurité et la stabilité du pays». Pour sa part, un porte-parole officiel a indiqué que la réunion avait porté sur «l’examen des obstacles qui empêchent une coopération positive et constructive» entre l’Assemblée et le gouvernement et sur les différents efforts déployés jusqu’à présent pour «les surmonter». Ces indications semblent illustrer la volonté de l’émir de parvenir à un règlement en douceur de la crise au moment où l’Irak, qui a occupé le Koweit durant sept mois à partir d’août 1990, conteste le tracé des frontières entre les deux pays. Une demande sans précédent L’émir va recevoir, selon des sources informées, une délégation parlementaire qui lui exposera le point de vue de l’Assemblée sur cette crise provoquée par une demande, sans précédent, d’un député islamiste pour interroger le ministre de l’Intérieur, cheikh Mohammad Khaled al-Sabah. Le député islamiste, Hussein al-Khallaf, accusait le ministre de l’Intérieur d’«avoir failli gravement à ses obligations et à ses responsabilités, bien qu’il ait eu suffisamment de temps pour travailler depuis qu’il occupe ce poste» en 1996. M. Khallaf affirmait que le taux de criminalité s’était «accru considérablement» et que la corruption avait «augmenté» dans le pays. C’était la première fois qu’un député demandait à interroger un ministre de l’Intérieur depuis l’indépendance du Koweit en 1961. Une dissolution du Parlement a été évoquée jeudi avec insistance par la presse locale. «Arab Times» écrivait que la dissolution semblait «inévitable» et «al-Qabas» relevait l’échec des contacts entre le Parlement et le cabinet, le gouvernement ayant insisté pour que les députés n’interrogent plus les ministres durant l’actuelle législature. Pour sa part, le premier ministre, également prince héritier, cheikh Saad al-Abdallah al-Sabah, accusait une partie du Parlement de mener une politique «obstructionniste». «Le rôle des députés est d’examiner les lois qui leur sont proposées par le gouvernement, non de faire de l’obstruction», avait-il dit. (AFP)
Le gouvernement koweitien, convoqué ce week-end en réunion extraordinaire, a discuté du conflit qui l’oppose à l’Assemblée nationale mais, contrairement aux prévisions de la presse locale, le Parlement n’a pas été dissous. La crise semble toutefois persister entre l’exécutif et le législatif, aucune mesure concrète n’ayant été annoncée officiellement pour la désamorcer. Les journaux de Koweit s’attendaient à une dissolution de l’Assemblée lorsque l’émir du pays, cheikh Jaber al-Ahmad al-Sabah, prenant les choses en main, a convoqué le cabinet pour mettre fin à un conflit qui avait paralysé les relations entre l’exécutif et le législatif. La réunion désignée de «cruciale» n’a débouché sur aucune annonce de dissolution, et la déclaration rendue publique par la suite était plutôt...