La multiplication des histoires de petits génies israéliens de l’informatique qui deviennent millionnaires en se faisant racheter par une firme américaine font de plus en plus rêver dans leur pays. Les journaux publient ainsi en «une» la photo de trois jeunes gens âgés de 25 ans, aux cheveux longs des hippies qui viennent de remporter le gros lot en empochant chacun 60 millions de dollars d’«American on line» (AOL). AOL, géant américain de connexion entre internautes, a annoncé cette semaine le rachat pour 407 millions de dollars de Mirabilis, l’entreprise que ces informaticiens avaient fondée il y a deux ans à peine. Mirabilis a mis au point un système, appelé «ICQ» qui permet aux internautes de savoir si leurs amis sont également en train de surfer, de nouer un dialogue ou de jouer, en temps réel. Autre «success story»: Check Point, une autre entreprise spécialisée dans la sécurité sur Internet créée par un quarteron de jeunes surdoués en 1994, est cotée à Wall Street, où sa capitalisation dépasse le milliard de dollars. Roy Narunsky a commencé plus jeune encore. A l’âge de 13 ans, il a mis au point le système déjà commercialisé qui permet aux enfants, avant même de savoir lire, d’utiliser l’ordinateur familial sans effacer les programmes des parents. Véritable vedette médiatique, ce «cerveau» qui porte encore l’appareil dentaire des adolescents est déjà passé 21 fois à la télévision. Il prépare une version anglaise de son programme et souhaite fonder sa propre entreprise à 18 ans avec une innovation qu’il garde soigneusement secrète. Son objectif déclaré: «détrôner Bill Gates» le légendaire patron de Microsoft, le super-géant américain des logiciels. L’inexpérience, un atout Une ambition qui taraude également les fondateurs de plus de 2.000 start-ups, ces petites entreprises qui se lancent. Dans la plupart des cas, ce sont de jeunes ingénieurs frais sortis de l’université ou qui ont accompli ensemble leur service militaire dans les services informatiques de l’armée, notamment dans les renseignements militaires, qui se jettent à l’eau en développant une innovation. Puis interviennent les centaines de fonds de capital-risque israéliens ou étrangers à l’affût de l’idée en or, qui fournissent les capitaux nécessaires. La cotation à New York constitue l’étape suprême, que seule une poignée d’innovateurs parviennent à franchir. «Dans le passé, il fallait des années d’expérience avant de fonder son entreprise. Aujourd’hui avec Internet, cette notion a pratiquement disparu et l’inexpérience est parfois même un atout», souligne le directeur d’un de ses fonds de capital risques Veritas, M. Gidéon Tulkovksi. Selon lui, sur huit start-ups «une, en moyenne, va réussir,, deux aboutissent à un échec total, et cinq autres survivent mais sans faire d’éclat». (AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La multiplication des histoires de petits génies israéliens de l’informatique qui deviennent millionnaires en se faisant racheter par une firme américaine font de plus en plus rêver dans leur pays. Les journaux publient ainsi en «une» la photo de trois jeunes gens âgés de 25 ans, aux cheveux longs des hippies qui viennent de remporter le gros lot en empochant chacun 60 millions de dollars d’«American on line» (AOL). AOL, géant américain de connexion entre internautes, a annoncé cette semaine le rachat pour 407 millions de dollars de Mirabilis, l’entreprise que ces informaticiens avaient fondée il y a deux ans à peine. Mirabilis a mis au point un système, appelé «ICQ» qui permet aux internautes de savoir si leurs amis sont également en train de surfer, de nouer un dialogue ou de jouer, en temps réel. Autre...