La terre battue a reconnu les siens. Dimanche, ce sera une finale totalement espagnole entre Carlos Moya (No 12) de Palma de Majorque et Alex Corretja (No 14) de Barcelone, qui clôturera les Internationaux de France 1998. Une finale qui consacre logiquement ces rois de la terre battue que sont les Ibériques. Ce sera la deuxième fois, après 1994 et la victoire de Sergi Bruguera sur Alberto Berasategui, que l’on retrouvera deux Espagnols en finale à Roland-Garros. La quatrième fois que deux compatriotes s’affronteront après les Australiens en 1969 et les Américains en 1980. Le plus jeune, Moya, 21 ans, a imposé son tennis d’attaque à son trop attentiste compatriote Félix Mantilla, 23 ans, en quatre sets 5-7, 6-2, 6-4, 6-2. De son côté, Corretja, 24 ans, a mené très intelligemment son match et profité de la fatigue du Français Cédric Pioline (29 ans, 17e mondial), usé par trois matches en cinq manches, pour atteindre sa première finale de Grand Chelem, en trois sets 6-3, 6-4, 6-2. Inlassable renvoyeur, mais ne dédaignant pas prendre quelques responsabilités, comme au 9e jeu du deuxième set où il sortit un ace et une volée gagnante pour annuler deux balles de break du Français, le Catalan allait totalement contrôler la partie. Il fut aidé en cela par le Français, qui visait sa troisième finale de Grand Chelem, particulièrement inefficace sur ses balles de breaks. Il n’en convertit qu’une sur douze contre 6 pour 13 pour l’Espagnol. Moya favori Au chapitre des fautes directes Pioline creusa également sa tombe avec 54 contre 34. Malgré un match marathon en 5h31 au troisième tour contre l’Argentin Gumy, Corretja avait totalement récupéré grâce à deux victoires en trois sets en huitièmes et quarts de finale. Plus frais, il fut plus clairvoyant pour s’imposer en 2h21. Dans la première demi-finale, l’attaquant Moya s’est logiquement imposé face à son statique camarade Mantilla. Lorsque le Majorcain eut retrouvé un bon rendement avec son service, il allait déborder le Barcelonais. Menant 2 sets à 1 et 2-0 dans le quatrième, Moya qui avait capitalisé sur sa volée (28 pts contre 11) et son service (10 aces contre 5 et 1 double faute contre 5) réalisait un nouveau break au 7e et s’imposait en 2h42 minutes. Sur le tennis qu’il a montré Moya, finaliste en 1997 à l’Open d’Australie, fait figure de favori pour son premier titre. Mais Corretja vise également une première grande victoire et mène 2 à 1 dans leurs affrontements. Déclarations Cédric Pioline (Fra/battu par l’Espagnol Alex Corretja): «Arrive un moment où l’on paie la fatigue des tours précédents. D’autant qu’il a remarquablement bien joué. Pour les points normaux, cela allait à peu près. Mais pour les points décisifs, j’allais moins vite et je prenais les mauvaises décisions. Cela allait dans le mauvais sens. Un match en cinq sets, c’est épuisant. Si quelqu’un m’avait dit après ma victoire en cinq sets sur Marcelo Filippini, au premier tour, que j’irais en demi-finales, je l’aurais embrassé. Aujourd’hui, j’avais trop puisé dans mes réserves». (AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La terre battue a reconnu les siens. Dimanche, ce sera une finale totalement espagnole entre Carlos Moya (No 12) de Palma de Majorque et Alex Corretja (No 14) de Barcelone, qui clôturera les Internationaux de France 1998. Une finale qui consacre logiquement ces rois de la terre battue que sont les Ibériques. Ce sera la deuxième fois, après 1994 et la victoire de Sergi Bruguera sur Alberto Berasategui, que l’on retrouvera deux Espagnols en finale à Roland-Garros. La quatrième fois que deux compatriotes s’affronteront après les Australiens en 1969 et les Américains en 1980. Le plus jeune, Moya, 21 ans, a imposé son tennis d’attaque à son trop attentiste compatriote Félix Mantilla, 23 ans, en quatre sets 5-7, 6-2, 6-4, 6-2. De son côté, Corretja, 24 ans, a mené très intelligemment son match et profité de la...