Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Demi-finales (messieurs) : un français dans la ténaille espagnole

Avec trois représentants en demi-finale, Carlos Moya, Alex Corretja et Felix Mantilla, respectivement têtes de série N.12, 14 et 15, l’Espagne, qui alignait le chiffre record de 19 joueurs dans le tableau final, a déjà une main sur le titre du simple messieurs. Pris en tenaille par les Ibériques, ce n’est qu’au prix de deux authentiques exploits que le Français Cédric Pioline pourrait s’opposer à une nouvelle victoire espagnole à Roland-Garros, quatre ans après le doublé de Sergi Brugera. C’est la troisième fois que trois joueurs d’un même pays sont au rendez-vous des demi-finales. En 1969 c’étaient les Australiens de la grande époque, Rod Laver, Ken Rosewall et Tony Roche, le premier s’imposant au second en finale. En 1980, ce fut au tour des Américains, plus brillants qu’aujourd’hui sur la terre battue, avec Harold Solomon, Vitas Gerulaitis et Jimmy Connors. Mais c’est le Suédois Bjorn Borg qui leur dama le pion. Une leçon à méditer par Pioline. Le Français (17e mondial), n’est pas inférieur à Corretja. Il reste sur une victoire contre ce joueur au troisième tour des Internationaux d’Australie, et il a effectué un parcours concluant en sortant aux trois tours précédents le Néerlandais Richard Krajicek (N.10), Martin Safin, la révélation russe du tournoi, et le talentueux marocain Hicham Harazi. Corretja n’a battu aucune tête de série. Son seul titre de gloire jusque-là, c’est sa victoire en 5h31 minutes (record à Roland-Garros) sur l’Argentin Hernan Gumy au troisième tour. Il reste qu’il a eu le loisir de récupérer de ce marathon en se qualifiant ensuite en deux fois trois sets. «Je joue moins bien que l’an dernier, mais je gagne», a-t-il constaté. Dans l’autre demi-finale totalement espagnole, Moya (N.12) partira légèrement favori face à Mantilla (N.15). Le jeune (21 ans) joueur de Palma de Majorque a réalisé un authentique exploit en sortant le Chilien Marcelo Rios (N.3) en quarts de finale, alors que Mantilla, vainqueur d’un Thomas Muster émoussé, n’a battu aucune tête de série. Contre le Barcelonais, comme Corretja un renvoyeur inlassable, Moya devra imposer son jeu d’attaque qui en fait un cas à part dans le tennis espagnol, pour s’imposer. (AFP)
Avec trois représentants en demi-finale, Carlos Moya, Alex Corretja et Felix Mantilla, respectivement têtes de série N.12, 14 et 15, l’Espagne, qui alignait le chiffre record de 19 joueurs dans le tableau final, a déjà une main sur le titre du simple messieurs. Pris en tenaille par les Ibériques, ce n’est qu’au prix de deux authentiques exploits que le Français Cédric Pioline pourrait s’opposer à une nouvelle victoire espagnole à Roland-Garros, quatre ans après le doublé de Sergi Brugera. C’est la troisième fois que trois joueurs d’un même pays sont au rendez-vous des demi-finales. En 1969 c’étaient les Australiens de la grande époque, Rod Laver, Ken Rosewall et Tony Roche, le premier s’imposant au second en finale. En 1980, ce fut au tour des Américains, plus brillants qu’aujourd’hui sur la terre...