Zahlé : la tension a baissé, mais le malaise demeure
le 04 juin 1998 à 00h00
La situation à Zahlé semble en voie de retour à la normale après le déploiement d’unités de l’armée, et l’appareil judiciaire s’est mis en branle pour arrêter les meneurs des attroupements et manifestations qui ont secoué, trois jours durant, le chef-lieu de la Békaa. L’avocat général près la cour d’appel de la Békaa, M. Joseph Khalil, a officiellement demandé aux services de renseignements de l’armée, aux FSI, à la Sûreté générale et à la Sûreté de l’Etat, d’identifier les parties qui ont incité ou participé aux actes portant atteinte à l’ordre public. A Zahlé et sur la route de Hazzerta, le déploiement de l’armée et des FSI, et les patrouilles volantes ont grandement contribué à calmer les appréhensions de la population .Toutefois, un règlement en profondeur se fait toujours attendre, après le malaise provoqué par les actes de provocation signalés samedi dernier, au passage d’une procession religieuse chrétienne dans la bourgade chiite de Hazzerta. Le président de la République, M. Elias Hraoui, a reçu hier un député de Zahlé, M. Khalil Hraoui, qui lui a rendu compte dans le détail du déroulement des incidents, depuis la provocation de samedi dernier, jusqu’aux réactions violentes et désordonnées des jeunes de Zahlé. Pour sa part, M. Hariri a été informé de la situation par le ministre de l’ Intérieur. En quittant Baabda, M. Khalil Hraoui a annoncé aux journalistes que certains responsables des actes de provocation et des réactions violentes qu’ils avaient engendrées ont été arrêtés. M. Hraoui a rendu hommage à l’action de l’armée, comme à l’initiative de Mgr André Haddad, évêque grec-catholique de Zahlé, qui avait appelé la veille à une réunion de concertation groupant ministres et députés chrétiens et musulmans de la région. M. Hraoui a dénoncé les «tensions artificielles» ayant marqué les incidents. Il a reproché à son collègue député, Elie Skaff, de ne pas s’être rendu personnellement sur les lieux pour se joindre aux efforts d’apaisement, affirmant qu’il est «inadmissible de faire passer des intérêts électoraux étroits avant la paix civile». M. Hraoui a estimé que le plan prévoyait une extension des incidents. Pour sa part, M. Skaff a considéré que certaines parties «planifient» pour provoquer des incidents analogues à celui de Hazzerta, pour des raisons électorales et politiques. M. Skaff a considéré que ces incidents visent à porter atteinte à sa ligne politique et à substituer des nominations municipales aux élections prévues. Le député a rejeté tout accord superstructurel aux dépens du vote lui-même. Il s’est plaint enfin de la politique de la carotte et du bâton exercée à l’encontre de ses partisans, pour les amener à ne pas participer au vote.
La situation à Zahlé semble en voie de retour à la normale après le déploiement d’unités de l’armée, et l’appareil judiciaire s’est mis en branle pour arrêter les meneurs des attroupements et manifestations qui ont secoué, trois jours durant, le chef-lieu de la Békaa. L’avocat général près la cour d’appel de la Békaa, M. Joseph Khalil, a officiellement demandé aux services de renseignements de l’armée, aux FSI, à la Sûreté générale et à la Sûreté de l’Etat, d’identifier les parties qui ont incité ou participé aux actes portant atteinte à l’ordre public. A Zahlé et sur la route de Hazzerta, le déploiement de l’armée et des FSI, et les patrouilles volantes ont grandement contribué à calmer les appréhensions de la population .Toutefois, un règlement en profondeur se fait toujours...
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