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Actualités - Chronologie

Coupe du monde 98 : dernière semaine avant la compétition

Une semaine, c’est le temps qu’il reste à l’équipe de France pour se forger un moral de vainqueur et se convaincre qu’elle peut remporter la Coupe du monde pour la première fois de son histoire. Le tournoi de Casablanca, conclu sur une victoire face à la Belgique (1-0) et une défaite aux penalties devant le Maroc, n’a apporté qu’une certitude: les Bleus du Mondial ressembleront étrangement à ceux de l’Euro96. La France reste une belle mécanique défensive, sans doute ce qu’il se fait de mieux dans ce domaine avec le quatuor Thuram-Blanc-Desailly-Lizarazu, épaulé par le duo de récupérateurs Deschamps-Karembeu. C’est à partir de là que tout se complique sur le terrain car il est impossible de gagner le plus précieux des trophées sans marquer de buts. «Nous ne possédons pas de phénomènes comme Ronaldo ou Shearer capables de faire basculer un match», admet le capitaine Deschamps. «Mais nous possédons de bons joueurs qu’il faut mettre dans les meilleures dispositions». Si Christophe Dugarry a prouvé qu’il était revenu à son meilleur niveau, il reste un remiseur plutôt qu’un buteur. Son rôle consiste à créer des brèches dans la défense et non à pousser le ballon au fond des filets (2 buts en 23 sélections). Son association avec Stéphane Guivarc’h ne s’est pas révélée fructueuse, l’Auxerrois ne parvenant pas à tenir son rang de meilleur buteur du championnat de France dès qu’il endosse le maillot bleu. La passion Le numéro neuf tricolore n’a inscrit qu’un seul but (contre l’Afrique du Sud lors de sa première sélection) en six rencontres. Du coup, Youri Djorkaeff conserve son statut de sauveur de l’équipe de France avec 17 réalisations, son retourné miraculeux vendredi à un quart d’heure de la fin évitant aux siens une défaite méritée. Personne n’assumant pleinement le rôle de buteur, celui-ci se partage un peu entre tous. Laurent Blanc continue d’être un redoutable joueur de tête sur corner ou sur coup-franc excentré tandis que Zinédine Zidane s’impose de plus en plus comme un pourvoyeur d’occasions. Le Turinois a marqué les buts de la victoire contre l’Espagne en janvier et contre la Belgique, mercredi, ainsi que celui qui relança les Français face aux Norvégiens en février au Stade Vélodrome. «Depuis que je suis parti à la Juventus, j’ai envie de gagner, de tout gagner», affirme-t-il. Plus que jamais, le parcours de la France dépendra de son état physique, avec le risque de le voir terminer la compétition comme en 1996, épuisé, jouant au ralenti. Contrairement à l’Argentine, en pleine euphorie, ou à l’Allemagne, capable de faire match nul contre la Finlande (0-0) puis d’écraser la Colombie (3-1), la France présente un visage lisse et égal. «Il ne faut pas trop tenir compte de ce qui se passe avant une Coupe du monde, affirme Djorkaeff. Une fois dans la compétition, il y aura un surcroît de motivation qui fait que l’on jouera de manière totalement différente». Les deux matches de Casablanca ont sans doute conforté Aimé Jacquet dans ses convictions sur l’équipe type qui pourrait être alignée dès vendredi face aux Finlandais. Mais il a aussi appris de la part des Marocains, qu’un match se gagne avec de la passion, un sentiment qui fait étrangement défaut aux Français à 9 jours d’affronter l’Afrique du Sud.
Une semaine, c’est le temps qu’il reste à l’équipe de France pour se forger un moral de vainqueur et se convaincre qu’elle peut remporter la Coupe du monde pour la première fois de son histoire. Le tournoi de Casablanca, conclu sur une victoire face à la Belgique (1-0) et une défaite aux penalties devant le Maroc, n’a apporté qu’une certitude: les Bleus du Mondial ressembleront étrangement à ceux de l’Euro96. La France reste une belle mécanique défensive, sans doute ce qu’il se fait de mieux dans ce domaine avec le quatuor Thuram-Blanc-Desailly-Lizarazu, épaulé par le duo de récupérateurs Deschamps-Karembeu. C’est à partir de là que tout se complique sur le terrain car il est impossible de gagner le plus précieux des trophées sans marquer de buts. «Nous ne possédons pas de phénomènes comme Ronaldo...