Un million d’Australiens ont signé des registres d’excuses pour commémorer le premier anniversaire de la publication d’un rapport ayant dénoncé la politique discriminatoire contre les aborigènes et les 300.000 enfants arrachés à leurs familles. En revanche, le premier ministre australien John Howard continue de refuser de présenter des excuses officielles aux aborigènes pour les actions perpétrées pendant un siècle jusqu’à la fin des années 1960, afin de combattre la culture aborigène et sa transmission. A travers le pays, des cérémonies du souvenir ont été célébrées dans les églises auxquelles ont participé des milliers d’Australiens pour ces générations volées. La hiérarchie catholique a demandé aux aborigènes leur pardon, le gouverneur de la Nouvelle Galles du Sud, Gordon Samuels, a appelé les Australiens à reconnaître les erreurs du passé, et le responsable de l’Etat de Victoria, Jeff Kennett, a déclaré: «Oui, nous pouvons dire pardon». Le premier ministre a refusé de s’associer à ces excuses au nom des gouvernements responsables des abus physiques, sexuels et psychologiques perpétrés à l’encontre de centaines de milliers d’enfants aborigènes, et dont certains portent encore les marques, comme le dénoncent des organisations de défense des droits de l’homme. «Bien que de nombreux Australiens à titre personnel vont éprouver du regret devant les injustices passées dont ont souffert des membres de la communauté australienne, les excuses nationales et formelles de mon gouvernement, comme le souhaitent certains, ne sont pas la démarche appropriée», a déclaré M. Howard au Parlement. Pour sa part, Sir Ronald Wilson, co-auteur du rapport sur cette génération d’enfants aborigènes volés, a estimé que l’absence du gouvernement Howard à ces célébrations du pardon n’avait pas d’importance. 300.000 membres composent la communauté aborigène, sur les 18 millions d’habitants. Ils n’ont obtenu la nationalité australienne qu’en 1967. (AFP)
Un million d’Australiens ont signé des registres d’excuses pour commémorer le premier anniversaire de la publication d’un rapport ayant dénoncé la politique discriminatoire contre les aborigènes et les 300.000 enfants arrachés à leurs familles. En revanche, le premier ministre australien John Howard continue de refuser de présenter des excuses officielles aux aborigènes pour les actions perpétrées pendant un siècle jusqu’à la fin des années 1960, afin de combattre la culture aborigène et sa transmission. A travers le pays, des cérémonies du souvenir ont été célébrées dans les églises auxquelles ont participé des milliers d’Australiens pour ces générations volées. La hiérarchie catholique a demandé aux aborigènes leur pardon, le gouverneur de la Nouvelle Galles du Sud, Gordon Samuels, a appelé les...
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