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Actualités - Chronologie

L'OTAN et la Russie célèbrent un an de vie commune

L’OTAN et la Russie, anciens ennemis pendant la guerre froide, célèbrent cette semaine un an de vie commune, marquée par de réels progrès dans leur coopération même si les mentalités, des deux côtés, ne se sont pas encore adaptées à cette «révolution». «C’est inouï. Qui aurait pensé il y a quelques années que l’OTAN et la Russie créeraient un Conseil conjoint permanent et échangeraient dans ce cadre des informations sur des sujets aussi sensibles que l’arme nucléaire ou les programmes d’infrastructures militaires?», note un responsable de l’Alliance. Les nouvelles relations sont nées le 27 mai 1997, avec la conclusion d’un «Acte fondateur», destiné à atténuer l’opposition de Moscou à l’élargissement de l’OTAN à l’Europe de l’Est et accorder à la Russie un «droit de regard sans veto» sur les affaires de l’Alliance. Depuis un an, les rencontres entre les deux parties (ambassadeurs, militaires, experts) sont devenues régulières sur des thèmes très divers comme le terrorisme, les missions de paix, ou l’aide civile d’urgence. A un échelon supérieur, la prochaine réunion des ministres des Affaires étrangères de l’OTAN et de la Russie se déroulera jeudi au Luxembourg, à l’issue d’une session ordinaire des 16 membres de l’OTAN. Les deux partenaires signeront un accord-cadre en matière scientifique et peut-être un autre sur la protection de l’environnement, selon des diplomates. Au jour le jour, les relations bilatérales deviennent de plus en plus bureaucratiques. Six groupes de travail conjoints ont été constitués et une dizaine de fonctionnaires russophones engagés par l’OTAN pour gérer les contacts avec la mission diplomatique et militaire russe à Bruxelles. La Russie adhère aussi plus qu’auparavant aux activités militaires de l’OTAN. Elle vient ainsi, pour la première fois, d’envoyer des troupes participer à des manœuvres du Partenariat pour la Paix, auxquelles elle n’assistait jusqu’à présent qu’avec un titre d’observateur. Bilan positif Tous les alliés se félicitent des nouvelles relations OTAN-Russie: «c’est la grande découverte», «bilan positif», «progrès impressionnants», «sauts qualitatifs dans le dialogue», peut-on entendre dire au siège de l’Alliance, où il n’est plus surprenant de voir des uniformes russes cotoyer les insignes militaires alliés. Il reste toutefois beaucoup de travail à effectuer pour «éviter tout retour en arrière», l’Otan et la Russie continuant de suspecter l’autre d’intentions secrètes, reconnaissent des diplomates. «A l’OTAN, il est difficile de trouver un équilibre entre une nécessaire transparence à l’égard de Moscou et la poursuite d’activités confidentielles entre alliés», précise l’un d’entre eux. Il nous faut encore «établir une réelle confiance», confirme un autre diplomate. Même si les critiques contre l’élargissement à l’Est de l’OTAN ont diminué d’intensité à Moscou, la Russie espère toujours voir l’Alliance militaire se transformer en simple organisation politique. Le président Boris Eltsine vient de rappeler qu’une adhésion des Baltes à l’OTAN équivaudrait au franchissement d’une «ligne rouge» et suspendrait les nouvelles relations. «C’est un double discours», assure un diplomate, en faisant valoir que parallèlement à ces menaces, les Russes coopèrent plutôt bien avec l’Alliance. Parmi les difficultés, les Russes souhaiteraient, contre l’avis de l’OTAN, introduire à Bruxelles les négociations, en cours à Vienne, sur une révision du traité sur la limitation des armements conventionnels en Europe (FCE). Plusieurs dossiers accusent en outre des retards. Ainsi, une mission militaire de l’OTAN n’est toujours pas établie à Moscou qui en a une à Bruxelles depuis six mois. Des négociations traînent aussi sur la mise au point d’un «accord de sécurité» garantissant la confidentialité des documents échangés. Une équipe spécialisée de l’OTAN doit se rendre cette semaine à Moscou pour faire avancer ce dossier. (AFP)
L’OTAN et la Russie, anciens ennemis pendant la guerre froide, célèbrent cette semaine un an de vie commune, marquée par de réels progrès dans leur coopération même si les mentalités, des deux côtés, ne se sont pas encore adaptées à cette «révolution». «C’est inouï. Qui aurait pensé il y a quelques années que l’OTAN et la Russie créeraient un Conseil conjoint permanent et échangeraient dans ce cadre des informations sur des sujets aussi sensibles que l’arme nucléaire ou les programmes d’infrastructures militaires?», note un responsable de l’Alliance. Les nouvelles relations sont nées le 27 mai 1997, avec la conclusion d’un «Acte fondateur», destiné à atténuer l’opposition de Moscou à l’élargissement de l’OTAN à l’Europe de l’Est et accorder à la Russie un «droit de regard sans...