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Actualités - Chronologie

La cérémonie des Hot d'Or : pas si hot (photo)

Un millier de personnes ont assisté dans une somptueuse villa des hauteurs de Cannes à la cérémonie de remise des Hot d’Or, trophées que la corporation du cinéma X se décerne une fois l’an. Un système de navettes partant du port pour gagner le quartier résidentiel de la Californie avait été mis en place pour accéder à la villa Golden Gate. Louée par les organisateurs, et dont le nom et l’adresse avaient été tenus secrets jusqu’à la veille, sécurité et engouement obligent. Là, les invités, en tenue de soirée imposée comme pour une Palme d’Or ou les Oscars de Hollywood, étaient guidés par des hôtesses très légèrement vêtues d’un élégant vinyl façon sado-maso. Ils se dirigeaient ensuite à leur gré sur l’une des quatre terrasses bordées d’ifs et de cyprès dominant la baie de Cannes et illuminées de torchères, spots et rayons lasers. Pour les joueurs, deux tables de black jack et une table de roulette avaient été installées dans les salons de la villa. Au niveau intermédiaire, où une estrade était dressée pour la remise des Hot, l’espace était voué à l’Orient. On n’avait pas fait les choses à moitié avec notamment la présence d’un dromadaire, sur le dos duquel photographes et cameramen ont tenté sans succès de jucher les actrices. Au son d’un orchestre de rap, un cracheur de feu et un charmeur de serpent circulaient parmi la foule, composée aux deux-tiers d’hommes, qui se bousculait devant les buffets où l’on distribuait généreusement mezzé, doner kebab, bricks et loukoums. La soirée était bien avancée quand Brigitte Lahaie, la grande prêtresse française du porno, a ouvert la cérémonie proprement dite, animée notamment par des groupes de rap, félicitant «ceux qui étaient venus pour défendre ici la liberté d’expression». Les remises successives, couronnant notamment Laure Sinclair (meilleure actrice européenne pour son rôle dans «Les nuits de la présidente») et Jenna Jameson (meilleure actrice américaine pour «Sexe de feu, cœur de glace») ont été assez convenues, tant par les remerciements que par les tenues des élues. Seule la réalisatrice du Hot d’Or de la meilleure série Pro-Am française se distingua un brin en jetant sa petite culotte dans le public, ce qui n’émut cependant pas grand monde. Ne manquèrent pas non plus les rappels obligatoires au port du préservatif, par Julia Channel d’abord, Hot d’Or d’honneur avec le producteur Marc Dorcel, qui a arrêté le hard «après avoir découvert les ravages du SIDA lors d’un voyage en Afrique», par le rapeur Passi ensuite qui avait composé spécialement un morceau se terminant par «la vie est une salope, baise-la avec une capote». (AFP)
Un millier de personnes ont assisté dans une somptueuse villa des hauteurs de Cannes à la cérémonie de remise des Hot d’Or, trophées que la corporation du cinéma X se décerne une fois l’an. Un système de navettes partant du port pour gagner le quartier résidentiel de la Californie avait été mis en place pour accéder à la villa Golden Gate. Louée par les organisateurs, et dont le nom et l’adresse avaient été tenus secrets jusqu’à la veille, sécurité et engouement obligent. Là, les invités, en tenue de soirée imposée comme pour une Palme d’Or ou les Oscars de Hollywood, étaient guidés par des hôtesses très légèrement vêtues d’un élégant vinyl façon sado-maso. Ils se dirigeaient ensuite à leur gré sur l’une des quatre terrasses bordées d’ifs et de cyprès dominant la baie de Cannes et...