Rechercher
Rechercher

Actualités - Discours

Moubarak demande aux industriels français d'être plus présents en Egypte

Le président égyptien Hosni Moubarak a demandé aux investisseurs français d’être plus présents en Egypte et a souhaité le «rééquilibrage» de la balance commerciale franco-égyptienne, mercredi dans un discours devant le Conseil national du patronat français (CNPF). «La France est le pays le plus digne d’être notre partenaire, le pays le plus proche de nous, et les entreprises françaises bénéficient de la confiance des Egyptiens», a-t-il dit, en réponse au président du CNPF Ernest-Antoine Sellière, qui «appelait de ses vœux le développement d’un nouveau partenariat entre les entreprises françaises et l’Egypte». «Nous apprécions toute contribution française à notre développement, nous vous appelons à jouer votre rôle et nous vous attendons en Egypte», a-t-il dit, en s’adressant à un parterre de grands patrons français réunis au Centre des conférences internationales de l’avenue Kléber à Paris. «Nous attendons une plus grande participation de l’investissement direct français en Egypte, notamment dans les nouvelles zones industrielles. Nous souhaitons que les grandes entreprises françaises, mais aussi les petites et moyennes, s’associent avec des entreprises égyptiennes», a-t-il ajouté. «La conjoncture est propice pour un développement important en Egypte», a-t-il poursuivi, en soulignant que «l’économie égyptienne s’est redressée» et «est devenue plus vigoureuse», après les diverses réformes structurelles ces dernières années: encouragement de l’investissement étranger, lancement d’un vaste programme de privatisations, recul du déficit budgétaire et de l’inflation, accroissement des réserves de change à 20 milliards de dollars, etc. M. Moubarak achevait mercredi une visite officielle de trois jours en France, entamée lundi, accompagné d’une délégation de 140 chefs d’entreprise, du ministre de l’Economie Youssef Boutros Ghali et du ministre du secteur public et des affaires Atef Ebeid. Le chef de l’Etat égyptien a cependant relevé que la balance commerciale entre les deux pays enregistrait depuis plusieurs années un déficit «continu et grandissant» au détriment de l’Egypte et qu’il fallait la «rééquilibrer». Il a vivement regretté à ce propos le vote français au sein de la Commission européenne en faveur de sanctions pour «dumping» des ventes de coton écru égyptien en Europe. «La France doit être à nos côtés dans cette affaire et pas contre nous», a-t-il dit. La Commission, saisie par Eurocoton, a imposé un droit compensatoire de 20% sur les exportations égyptiennes de coton écru, estimant que les prix proposés sont nettement inférieurs aux prix du marché. La France, 3e fournisseur et 6e client de l’Egypte, a vu doubler depuis 1994 son solde commercial excédentaire avec ce pays, passé de 3,4 mds à 6,9 mds FF en 1997. Elle figure aussi parmi les premiers investisseurs étrangers en Egypte, avec un stock d’investissements qui s’élève actuellement à 761 millions de francs. En marge de la réunion, le président de France Telecom, Michel Bon, a confirmé l’obtention, en association avec Motorola et trois partenaires égyptiens, d’une licence de téléphonie mobile, pour un montant de 562 millions de dollars. Renault VI a par ailleurs signé avec son représentant égyptien Mounir Ghabour (groupe hôtelier Sonesta) un accord pour implanter une unité de montage de bus et camions, d’une capacité annuelle de 1.500 à 2.000 unités, a-t-on indiqué de source française. Parmi les grands contrats en vue figure la construction d’une 3e ligne de 27km du métro du Caire, pour un montant d’environ 5 à 6 milliards de francs. (AFP)
Le président égyptien Hosni Moubarak a demandé aux investisseurs français d’être plus présents en Egypte et a souhaité le «rééquilibrage» de la balance commerciale franco-égyptienne, mercredi dans un discours devant le Conseil national du patronat français (CNPF). «La France est le pays le plus digne d’être notre partenaire, le pays le plus proche de nous, et les entreprises françaises bénéficient de la confiance des Egyptiens», a-t-il dit, en réponse au président du CNPF Ernest-Antoine Sellière, qui «appelait de ses vœux le développement d’un nouveau partenariat entre les entreprises françaises et l’Egypte». «Nous apprécions toute contribution française à notre développement, nous vous appelons à jouer votre rôle et nous vous attendons en Egypte», a-t-il dit, en s’adressant à un parterre...