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Actualités - Chronologie

Pétrole contre nourriture : Annan admet des divergences avec Bagdad

Le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, a reconnu des divergences avec Bagdad sur le programme «pétrole contre nourriture», dont l’entrée en vigueur pourrait être retardée. Ce programme constitue une dérogation à l’embargo imposé depuis huit ans à l’Irak et permet à Bagdad de vendre son brut en échange de biens de première nécessité. La nouvelle phase de ce programme, renouvelé tous les six mois depuis décembre 1996, doit entrer en vigueur le 4 juin. «C’est un peu juste, parce qu’il y a encore des différences entre nous qui doivent être résolues», a dit Kofi Annan à la presse. Interrogé sur la possibilité que la date butoir du 4 juin soit respectée, M. Annan a dit: «Je ne l’exclus pas, mais je n’en mettrai pas ma main au feu». La nouvelle phase du programme ne pourra devenir effective que lorsque M. Annan aura approuvé le plan de distribution qui vient de lui être transmis par Bagdad. Dans l’attente de l’approbation du plan, Bagdad risque d’interrompre début juin ses livraisons de pétrole, comme il l’a déjà fait les deux dernières fois, ont affirmé des diplomates dans la capitale irakienne. Les divergences entre l’ONU et l’Irak concernent en particulier la remise en état des réseaux de télécommunication et le contenu calorique des rations alimentaires. Le Conseil de Sécurité de l’ONU avait autorisé le 21 février dernier l’Irak à vendre pour 5,2 milliards de brut par semestre en échange de biens de première nécessité. Mais Bagdad affirme ne pas pouvoir vendre pour plus de 4 milliards de dollars de pétrole alors que des experts indépendants ont affirmé que l’Irak ne pourrait exporter pour plus de 3 milliards de dollars en raison du délabrement de ses infrastructures pétrolières. Ces experts avaient recommandé d’autoriser l’Irak à importer pour 300 millions de dollars de pièces détachées afin de remettre en état ses infrastructures pétrolières. Mais Washington cherche à lier son approbation pour l’exportation de ces pièces détachées à de nouvelles conditions, ont indiqué des diplomates. Bagdad s’oppose régulièrement à toute disposition qui tendrait à donner un caractère permanent à ce programme humanitaire, en affirmant que cela revient à perpétuer l’embargo dont il réclame la levée. (AFP)
Le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, a reconnu des divergences avec Bagdad sur le programme «pétrole contre nourriture», dont l’entrée en vigueur pourrait être retardée. Ce programme constitue une dérogation à l’embargo imposé depuis huit ans à l’Irak et permet à Bagdad de vendre son brut en échange de biens de première nécessité. La nouvelle phase de ce programme, renouvelé tous les six mois depuis décembre 1996, doit entrer en vigueur le 4 juin. «C’est un peu juste, parce qu’il y a encore des différences entre nous qui doivent être résolues», a dit Kofi Annan à la presse. Interrogé sur la possibilité que la date butoir du 4 juin soit respectée, M. Annan a dit: «Je ne l’exclus pas, mais je n’en mettrai pas ma main au feu». La nouvelle phase du programme ne pourra devenir effective...