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Actualités - Chronologie

"The Stringer" Portraits humains, chronique politique

Portraits croisés d’un jeune qui veut s’en sortir et d’un politicien sur le retour dans la Russie actuelle, «The Stringer» de Paul Pawlikowski, présenté à Cannes dans la Quinzaine des réalisateurs est l’histoire d’une amitié improbable et d’un amour déçu de l’Occident. Vadik, qui va avoir 21 ans, «l’âge auquel on doit faire sa vie», cherche à s’en sortir dans la nouvelle Russie où l’argent est roi. Armé d’une petite caméra vidéo, il va se mettre en chasse d’images à vendre à une chaîne de télévision occidentale. Son chemin croise celui de Piotr Yavorski, politicien extrémiste sur le retour qui ressemble furieusement à Vladimir Jirinovski. De coups montés en virées arrosées, Vadik, campé par Sergueï Bodrov, l’étoile montante du cinéma russe, va se rapprocher de Yavorski, comme d’une figure de substitution à son père décédé. Yavorski veut se servir du jeune pigiste (stringer) pour regagner l’attention des médias occidentaux qui l’ont oublié depuis sa chute dans les sondages. En vain. Et au fil des revers, son personnage prendra une dimension humaine qu’il n’a pas au petit écran. Pour un «scoop» Vadik n’aura pas plus de succès dans ses amours occidentales avec Helen Anderson (Anna Friel), journaliste anglaise qui ne cherche qu’une image choc... et la trouvera avec le «scoop» que Yavorski offrira à Vadik au bout de leur errance. «The Stringer», coproduit par la BBC, est le premier long métrage de fiction du Polonais Paul Pawlikowski, 41 ans, réalisateur de documentaires qui vit en Angleterre. L’idée lui en était venue après une rencontre avec un apprenti pigiste lors d’un tournage en 1993 sur Vladimir Jirinovski. Mais quatre ans plus tard, de retour en Russie pour tourner un «thriller politique», rien ne va plus. «Tout le drame politique était passé», explique-t-il. Alors il réécrit le scénario, gommant les aspects événementiels pour se recentrer sur les rapports entre les deux personnages principaux. Le résultat est un film «hybride», admet le réalisateur, qui revendique toutefois le volet de critique des médias et d’illustration de la «bouderie» qui prévaut aujourd’hui entre la Russie et l’Occident. Reste la difficulté de trouver le public d’un film anglais tourné en Russie et en russe. «Ça peut être mortel» reconnaît Pawlikowski, qui se félicite du soutien de la BBC-Films, principal coproducteur. Aucune distribution en Russie n’est encore conclue. (AFP)
Portraits croisés d’un jeune qui veut s’en sortir et d’un politicien sur le retour dans la Russie actuelle, «The Stringer» de Paul Pawlikowski, présenté à Cannes dans la Quinzaine des réalisateurs est l’histoire d’une amitié improbable et d’un amour déçu de l’Occident. Vadik, qui va avoir 21 ans, «l’âge auquel on doit faire sa vie», cherche à s’en sortir dans la nouvelle Russie où l’argent est roi. Armé d’une petite caméra vidéo, il va se mettre en chasse d’images à vendre à une chaîne de télévision occidentale. Son chemin croise celui de Piotr Yavorski, politicien extrémiste sur le retour qui ressemble furieusement à Vladimir Jirinovski. De coups montés en virées arrosées, Vadik, campé par Sergueï Bodrov, l’étoile montante du cinéma russe, va se rapprocher de Yavorski, comme...