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Actualités - Chronologie

Quand Hollywood médite (photo)

Hollywood, longtemps considéré comme un lieu privé de toute dimension spirituelle, est devenu un foyer de conversions religieuses. De plus en plus de stars se laissant convaincre par les appels des nombreux groupes religieux présents aux Etats-Unis. La chanteuse Madonna, après avoir choqué l’Amérique par ses provocations sexuelles, a remis la gestion de son âme à la Kabbale, courant ésotérique du judaïsme (Kabbalah en hébreux), dont son également adeptes l’actrice Elizabeth Taylor et la star du petit écran Roseanne Barr. «Ils semblent avoir tout pour eux: la gloire, l’argent, le prestige, commente le rabbin du «Kabbalah Center» Chaïm Salomon. Pourtant ils se rendent compte qu’ils ne sont toujours pas heureux». Seules de discrètes petites ficelles rouges nouées à leurs poignets témoignent de l’attachement d’Elizabeth Taylor, Madonna ou Roseanne Barr à la Kabbale. Mais d’autres, comme l’acteur scientologue John Travolta, font des professions de foi plus bruyantes. «Lorsque vous vous êtes engagé depuis vingt-deux ans, et que cela vous a aidé au point ou cela m’a aidé, je ne peux même imaginer ne pas en parler», s’exclame-t-il à propos de ses croyances. Le comédien Richard Gere, lui, ne cesse de vanter les mérites de la méditation zen et de clamer son attachement au leader spirituel tibétain le Dalaï Lama. Quant à la star des films d’arts martiaux Steven Seagal, il a été reconnu par le chef de la branche tibétaine Nyingma comme étant la réincarnation d’un lama d’une école du XVe siècle, antérieure à celle du Dalaï Lama. La scientologie remporte sans conteste la palme du succès chez les stars. L’acteur Tom Cruise, la comédienne Anne Archer, la fille d’Elvis Presley, Lisa Marie Presley, et les musiciens Isaac Hayes et Chick Korea font partie des plus fidèles adeptes. Réceptifs Le vent de mysticisme soufflant sur Hollywood ouvre un créneau profitable. Un des gourous les plus occupés de Hollywood, Depak Chopra, qui officie dans les mariages de célébrités, a gagné des millions en publiant son livre «Ageless Body, Timeless Mind» («Un corps sans âge, un esprit hors du temps»). Mais comment s’explique cet engouement spirituel soudain des vedettes américaines? «Nous traversons une période cosmique de révélation spirituelle», assure le rabbin et enseignant de la Kabbale, Abraham Hardoon. «Les gens sont plus ouverts aux concepts anciens et bibliques. Cela s’observe partout, dans les livres, la musique, les films». «La plupart des artistes sont spirituellement très réceptifs», poursuit-il. Le rabbin Chaïm Salomon explique aussi que la Kabbale aide les personnes célèbres à composer avec certains traits de leur caractère tels que l’impatience ou la tendance à trop critiquer. L’indomptable Madonna, qui s’était rageusement soulevée contre ceux qui lui reprochaient de dépasser les limites de la décence avec son album «Sex», fredonne maintenant des chants yogiques dans les salles de méditation new-yorkaises. «Eglises» et mouvements religieux se démènent pour ne pas perdre leurs adeptes de marque. «Nous avons un grand nombre de célébrités (parmi nos membres), explique la vice-présidente internationale de l’Eglise de scientologie Janet Weiland. Les artistes ont des emplois du temps spéciaux et nous essayons de nous y adapter». Les rabbins de la Kabbale prêchent donc aux stars par téléphone, et l’Eglise de scientologie a mis en place des «Celebrity Centers» tenant compte des contraintes du show biz. (AFP)
Hollywood, longtemps considéré comme un lieu privé de toute dimension spirituelle, est devenu un foyer de conversions religieuses. De plus en plus de stars se laissant convaincre par les appels des nombreux groupes religieux présents aux Etats-Unis. La chanteuse Madonna, après avoir choqué l’Amérique par ses provocations sexuelles, a remis la gestion de son âme à la Kabbale, courant ésotérique du judaïsme (Kabbalah en hébreux), dont son également adeptes l’actrice Elizabeth Taylor et la star du petit écran Roseanne Barr. «Ils semblent avoir tout pour eux: la gloire, l’argent, le prestige, commente le rabbin du «Kabbalah Center» Chaïm Salomon. Pourtant ils se rendent compte qu’ils ne sont toujours pas heureux». Seules de discrètes petites ficelles rouges nouées à leurs poignets témoignent de l’attachement...