Déjà sacré champion d’Angleterre il y a deux semaines, Arsenal a achevé sa saison de la plus belle des manières, en s’imposant face à Newcastle en finale de la Coupe (2-0) samedi après-midi sous le soleil de Wembley. Le club londonien, qui a réalisé le deuxième doublé de son histoire (1971), a rejoint samedi Manchester United (1994, 1996) dans le palmarès du football anglais. Cette «cup», qui occupe une place privilégiée dans le cœur du public britannique, Tony Adams et ses camarades l’ont conquise avec ce savant cocktail de volonté et talent qui a été leur marque cette année. Après avoir ouvert le score grâce au Néerlandais Marc Overmars (22), les «Gunners» contrôlèrent assez facilement la rencontre face à une formation de Newcastle aussi triste et peu inspirée qu’elle était flamboyante il y a deux saisons. Puis passées trois minutes de flottement en seconde période, durant lesquelles le Grec Nikolaos Dabizas et Alan Shearer virent leurs tentatives échouer sur les montants des buts de David Seaman, le jeune Français Nicolas Anelka porta le coup fatal aux «Magpies»... Logiquement, tant la formation d’Arsène Wenger sembla jouer «à domicile» face à une équipe qu’elle avait déjà battue deux fois cette saison. Après, un début de match crispé, Arsenal, tenta de trouver des solutions sur les côtes grâce à la vitesse d’Overmars et de Parlour, et sur un corner de Petit, Adams, d’une tête piquée, donnait à Given ses premières émotions (9). Les Londoniens prenaient l’ascendant, et, sur un superbe mouvement impulsé par Vieira, Parlour déposait le ballon sur la tête d’Anelka, qui le catapultait juste au dessus de la transversale. Arsenal s’appliquait à construire, Newcastle ne cherchait qu’à détruire. Et les «Gunners» allaient être récompensés de leur esprit d’entreprise. De la ligne médiane, Petit lançait parfaitement Overmars en profondeur et le petit Néerlandais, échappant à Pistone, devançant du bout de pied le gardien de Newcastle (22). Les supporters londoniens pouvaient s’époumoner. Derrière, la vieille garde faisait preuve de sérénité tandis que devant, Anelka, «supersonique», imposait un supplice à Howey et Dabizas. A l’exception d’un tir cadré de Ketsbaia (31), les «Magpies« n’avaient rien montré, si ce n’est leur frustration, à l’image de Shearer auteur d’une agression sur Adams. Revenu des vestiaires avec un plus d’ambition, mais toujours aussi peu d’idées, Newcastle était pourtant à quelques centimètres de l’égalisation quand Dabizas, de la tête, touchait la transversale (63). Deux minutes plus tard, Shearer voyait à son tour son tir du gauche échouer sur le poteau de Seaman après une maladresse de Keown. Newcastle, venait de laisser passer sa chance car, sur une ouverture de Parlour, Anbelka, à la limite du hors jeu, filait dans le dos d’Howeye et, après un contrôle de la poitrine en pleine course, plaçait le ballon hors de portée de Given. Il restait encore plus de vingt minutes, mais le destin du match était scellé. Allemagne: neuvième Coupe pour le Bayern Munich Le FC Bayern Munich a remporté samedi à Berlin sa 9e Coupe d’Allemagne en battant en finale le MSV Duisbourg par deux buts à un (mi-temps: 0-1), offrant ainsi en cadeau d’adieu à son entraîneur italien Giovanni Trapattoni la première coupe nationale de sa longue carrière aux 18 titres de champion national avec des clubs différents, dont le Juventus Turin et le Bayern. Devant près de 76.000 spectateurs au Stade olympique de Berlin, cette finale a été jouée sur un rythme très élevé, chaque équipe ayant sa mi-temps, la première pour les «Zèbres» de Duisbourg, la seconde pour le club présidé par le «Kaiser» Franz Beckenbauer. «Si nous ne gagnons pas la Coupe, ce sera une saison à oublier rapidement», avait averti ce dernier avant la rencontre et au terme d’une saison médiocre au cours de laquelle le Bayern a été éliminé en quarts de finale de la Ligue des champions et a été battu par le FC Kaiserslautern dans la course au titre de champion d’Allemagne. «Je le dis à mon équipe, je voudrais, je veux cette victoire», avait de son côté déclaré le «Trap», qui a mené le Bayern à son 14e titre national en 1997. «Ce succès est une très grande récompense pour le club et pour mon travail», a-t-il déclaré à l’issue du match. Duisbourg, 8e de la Bundesliga, peut toutefois se consoler avec la certitude, malgré sa défaite, de disputer la Coupe européenne des Coupes, le Bayern, 2e du championnat, ayant choisi de disputer la Ligue des champions. Dès le coup d’envoi de la finale, Duisbourg apparaissait plus motivé et, à la 20e minute, l’avant-centre togolais Bachirou Salou prenait de vitesse le libero-vétéran international Lothar Matthaeus, 37 ans, pour venir battre de 20 mètres et d’un tir croisé le gardien international Olivier Kahn. En seconde mi-temps, le Bayern s’est rué à l’assaut, Duisbourg choisissant délibérément de défendre son petit but d’avance. La défense des «Zèbres» en était de plus en plus souvent réduite aux expédients et, à la 70e minute, le défenseur international du Bayern Markus Babbel héritait d’une balle perdue dans les six mètres et égalisait d’un tir violent. A une minute de la fin, «Super-Mario» Basler donnait la victoire au Bayern sur un coup franc direct. Italie: Brescia et Atalanta Brescia, en dépit de son succès à Parme (3-1), et Atalanta, qui a obtenu un match nul (1-1) contre la Juventus, déjà assurée du titre national, ont été condamnés à la relégation à l’issue de la 34e et dernière journée du Championnat d’Italie de football, samedi. La Juventus, qui a obtenu son 25e titre national, jouera la Ligue des champions en compagnie de l’Inter Milan, qui devra cependant passer par le tour préliminaire, l’Udinese, l’AS Rome, Parme et la Fiorentina disputeront, de leur côté, la Coupe de l’UEFA.
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