Monument de la musique anglo-saxonne au même titre qu’Elvis Presley ou les Beatles, le «crooner» légendaire Frank Sinatra a été pendant une carrière de plus d’un demi-siècle le symbole de la réussite américaine et, pour plusieurs générations, l’image de la séduction. Avec quelque 600 millions de disques vendus, plus de 50 films, quatre mariages et trois enfants, une inscription au livre Guinness des records (pour avoir été le soliste ayant chanté devant la plus grande assistance — 175.000 spectateurs — lors d’un concert au stade Maracana de Rio), l’élégant chanteur a souvent été à la «une» des journaux, malgré une carrière en dents de scie. Né le 12 décembre 1915 dans une famille ouvrière de Hoboken (New Jersey), ce fils d’immigrant italien voulait devenir journaliste sportif lorsqu’il découvre les musiques de Bing Crosby et Billie Holiday. Il fonde alors un petit groupe «The Hoboken four», se fait remarquer en remportant le premier prix d’un crochet et commence à chanter seul dans les cabarets. Il enregiste son premier disque en 1939 avec l’orchestre de Harry James. En 1940, il rejoint l’orchestre de Tommy Dorsey, à 150 dollars la semaine. En octobre 1942, il devient une véritable star en se produisant au théâtre Paramount de New York, les «bobby sockers» (jeunes filles qui portaient des soquettes alors à la mode) hurlent et s’évanouissent en le voyant. Au! début des années 50, éclipsée par la montée du rock, sa popularité s’essouffle et ses cordes vocales le trahissent. Il décide alors de se lancer dans le cinéma. Il fait tout pour obtenir le rôle du soldat Maggio dans «Tant qu’il y aura des hommes» («From here to eternity»). Avec ce personnage tourmenté, il va remporter l’Oscar du meilleur second rôle et relancer sa carrière grâce à un contrat passé avec la maison de disques Capitol. Mariages et aventures Il enchaîne les tubes «Strangers in the night», «Fly me to the moon», «My way» ou «New York, New York» et gagne des surnoms «La voix» («The voice»), «Vieux yeux bleus» («Ole blue eyes») ou bien «Président du conseil d’administration du show business» («Chairman of the board of show-business»). En décembre 1990, il fête ses 75 ans avec une «tournée mondiale du jubilée de diamant» avec 50 concerts, en Europe, au Japon et en Amérique du Sud. Ses mariages orageux ont fait le bonheur de la presse à scanadales, sans compter ses aventures, réelles ou supposées, avec Lana Turner, Marlène Dietrich, Nathalie Wood et Lauren Bacall. Adulé du public, mais ayant souvent de mauvais rapports avec la presse, le chanteur a été accusé dans une biographie non-officielle écrite par une journaliste, Kitty Kelley, de fréquenter des gangsters, d’être lié à la mafia, d’aimer la bagarre, de battre ses épouses, de se saoûler régulièrement. Mais Frank avait trouvé dans sa fille Nancy une parfaite avocate. Dans son livre «Frank Sinatra, My Father», Nancy décrivait un géniteur souvent absent, mais adorable, passant une partie de son temps à donner de l’argent à des associations charitables, notamment celle créée par son épouse, le «Centre Barbara Sinatra pour les enfants». Frank Sinatra refusera de décrocher et continuera à enregistrer très tard. En 1994, il avait notamment publié un album («Duets») qui le voyait partager la vedette avec le Gotha des variétés et du rock international (Bono, de U2, Julio Iglesias...). (AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Monument de la musique anglo-saxonne au même titre qu’Elvis Presley ou les Beatles, le «crooner» légendaire Frank Sinatra a été pendant une carrière de plus d’un demi-siècle le symbole de la réussite américaine et, pour plusieurs générations, l’image de la séduction. Avec quelque 600 millions de disques vendus, plus de 50 films, quatre mariages et trois enfants, une inscription au livre Guinness des records (pour avoir été le soliste ayant chanté devant la plus grande assistance — 175.000 spectateurs — lors d’un concert au stade Maracana de Rio), l’élégant chanteur a souvent été à la «une» des journaux, malgré une carrière en dents de scie. Né le 12 décembre 1915 dans une famille ouvrière de Hoboken (New Jersey), ce fils d’immigrant italien voulait devenir journaliste sportif lorsqu’il...