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Actualités - Chronologie

L'allègement de la dette et la crise asiatique au menu du G8

L’allégement de la dette des pays pauvres et les conséquences de la crise asiatique seront les plats de résistance du sommet annuel des pays industrialisés qui se tient de vendredi à dimanche à Birmingham. Cette réunion a officiellement nom de G8, comme le montre le logo dessiné pour le sommet. De simple invitée à Londres en 1990, la Russie a progressivement acquis le statut de membre à part entière. Une séance à sept — Etats-Unis, Canada, Japon, Italie, Allemagne, France et Grande-Bretagne — est toutefois prévue en début de sommet afin d’aborder la crise asiatique et la situation de l’Ukraine. Après les initiatives prises à Toronto en 1987, Naples en 1994 et Lyon en 1996, les Britanniques entendent donner à Birmingham une nouvelle impulsion politique à l’allégement de la dette des pays les plus pauvres. Le communiqué qui sera publié à l’issue du sommet devrait faire mention de «mesures concrètes», a annoncé Tony Blair. Il s’agira de récompenser les pays qui se seront distingués par des réformes économiques importantes en décidant l’allégement de la dette le plus substantiel jamais engagé. «Ce sommet offre l’occasion aux donneurs d’aide bilatérale les plus importants de mettre en œuvre l’allégement de la dette des pays les plus pauvres», a souligné le porte-parole du premier ministre. Seuls l’Ouganda, la Mozambique, le Guyana, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso et la Bolivie ont été retenus jusqu’à présent, mais Tony Blair et son ministre des Finances, Gordon Brown, souhaitent qu’une vingtaine de pays puissent bénéficier de cette initiative d’ici l’an 2000. «Étape significative» Tony Blair devrait demander à ses hôtes d’être particulièrement attentifs à la situation des pays qui se remettent de conflits dévastateurs, comme le Rwanda, via un soutien accru du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale. Les leçons à tirer de la crise financière asiatique seront également au menu de Birmingham. «Nous voulons que le sommet examine les moyens de réformer le système financier international afin qu’il puisse assumer les conséquences de la crise et en prévenir d’autres», a déclaré le porte-parole de Tony Blair. Les chefs d’Etat et de gouvernement approuveront les recommandations adoptées par les ministres des Finances et des Affaires étrangères réunis le week-end dernier à Londres afin de favoriser les échanges internationaux d’informations financières et renforcer la stabilité du système mondial. Ce plan en dix points «marque une étape significative vers l’amélioration de la stabilité financière», a souligné la semaine dernière Gordon Brown. La porte-parole du président Jacques Chirac a déclaré que le chef de l’Etat français comptait faire des propositions visant à renforcer le système financier. Pour Paris, le FMI doit conserver un «rôle central» et il est nécessaire d’accroître ses capacités de réaction en cas de crise et de renforcer les règles prudentielles. Concerné au premier rang par la crise asiatique, le Japon n’a pas totalement convaincu ses partenaires la semaine dernière de l’efficacité de son plan de relance adopté en avril dernier pour venir au secours de son économie anémiée. Le président français s’est dit,lui, convaincu, lors d’un récent voyage à Tokyo, que le Japon atteindrait un taux de croissance de 2% l’an prochain. Il souhaiterait qu’un signal de confiance vis-à-vis du Japon émane du G8. L’Indonésie et l’Inde sur la sellette Le sommet devrait par ailleurs adopter des textes exprimant la préoccupation des Huit vis-à-vis de l’Indonésie, qui traverse une très grave crise financière, sociale et politique depuis la fin de l’année dernière, du Proche-Orient et du Kosovo. Les huit chefs d’Etat et de gouvernement devraient également condamner les essais nucléaires indiens que le président Bill Clinton a présentés comme une «faute terrible». Mais ils ne devraient pas en principe adopter de sanctions. Le G8 se penchera enfin sur les façon de lutter contre la criminalité «high tech», qui franchit les frontières notamment grâce aux autoroutes de l’information. Selon un récent rapport développé jusqu’à 2% de leurs revenus annuels. Toujours en quête de soutien international, le président russe Boris Eltsine a fait part de son intention d’accueillir le sommet du G8 de l’an 2000, qui, a-t-il dit, sera «la dernière année de sa présidence». Mais ce sommet doit normalement se dérouler au Japon. Les sommets étant devenus au fil des ans de plus en plus médiatisés, Tony Blair a voulu revenir à l’esprit originel des premières rencontres des pays industrialisés, imaginées en 1975 par l’ancien président français Valéry Giscard d’Estaing comme une conversation «au coin du feu» entre grands de ce monde. Le premier ministre conviera donc ses hôtes toute la journée de samedi à Weston Park, propriété du XVIIe siècle, loin de la presse et des délégations qui devront se contenter d’être reléguées à 50 kilomètres de là dans la capitale des West Midlands. (Reuters)
L’allégement de la dette des pays pauvres et les conséquences de la crise asiatique seront les plats de résistance du sommet annuel des pays industrialisés qui se tient de vendredi à dimanche à Birmingham. Cette réunion a officiellement nom de G8, comme le montre le logo dessiné pour le sommet. De simple invitée à Londres en 1990, la Russie a progressivement acquis le statut de membre à part entière. Une séance à sept — Etats-Unis, Canada, Japon, Italie, Allemagne, France et Grande-Bretagne — est toutefois prévue en début de sommet afin d’aborder la crise asiatique et la situation de l’Ukraine. Après les initiatives prises à Toronto en 1987, Naples en 1994 et Lyon en 1996, les Britanniques entendent donner à Birmingham une nouvelle impulsion politique à l’allégement de la dette des pays les plus pauvres....