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Actualités - Chronologie

Le pasteur Paisley : un croisé contre l'apocalypse républicaine

Le révérend Ian Paisley, colosse à la voix de stentor, prêche depuis près de 50 ans le maintien de l’Irlande du Nord dans le giron britannique, se décrétant «loyal au Christ, à l’Ulster et la reine» contre «la menace papiste». Toujours avec passion, souvent avec outrance. «Il ne saurait être question d’éliminer Ian Paisley. Il est notre meilleur sergent recruteur», ont longtemps aimé à dire ses adversaires catholiques républicains. Plus populaire des hommes politiques dans le camp unioniste protestant aux élections européennes de 1979, 84 et 89, il n’en a pas moins vu son parti, le DUP (Parti démocratique d’Ulster) péricliter au fil des ans. C’est que ses prêches incendiaires, voire sectaires, contre le processus de paix dont il s’est exclu, contre les «terroristes» républicains, contre le «régime théologique irlandais» ou encore le pape «antéchrist», ont progressivement contribué à le marginaliser. «Mr No» s’enorgueillit d’avoir fait campagne dès l’origine sous le slogan «l’Ulster dit non» aux premiers accords anglo-irlandais ayant donné en 1985 un droit de regard à Dublin sur les affaires de l’Ulster. Paisley, qui aura 72 ans le 6 avril, est entré en politique en 1963, en organisant une manifestation contre la mise en berne de l’«Union Jack» au fronton de la mairie de Belfast à l’occasion de la mort du pape Jean XXIII. Les coups d’éclat ont depuis succédé aux coups de gueule, qui provoqueront son expulsion momentanée du Parlement européen et de la Chambre des communes. S’il n’a jamais cautionné le terrorisme loyaliste, M. Paisley a mis sur pied plusieurs organisations d’agitation protestante, notamment contre le mouvement des droits civiques lancé par les républicains pour abolir les discriminations dont ils étaient les victimes dans les années 60. Il a fait six semaines de prison en 68 pour avoir bloqué avec ses partisans une marche pour les droits civiques. Ses lieutenants et son propre fils, Ian Junior, ont depuis partagé des paltes-formes avec des extrémistes membres de milices paramilitaires tel Billy Wright, dont l’assassinat par des dissidents de l’IRA a plongé l’Ulster dans une énième vendetta au début de cette année. (AFP)
Le révérend Ian Paisley, colosse à la voix de stentor, prêche depuis près de 50 ans le maintien de l’Irlande du Nord dans le giron britannique, se décrétant «loyal au Christ, à l’Ulster et la reine» contre «la menace papiste». Toujours avec passion, souvent avec outrance. «Il ne saurait être question d’éliminer Ian Paisley. Il est notre meilleur sergent recruteur», ont longtemps aimé à dire ses adversaires catholiques républicains. Plus populaire des hommes politiques dans le camp unioniste protestant aux élections européennes de 1979, 84 et 89, il n’en a pas moins vu son parti, le DUP (Parti démocratique d’Ulster) péricliter au fil des ans. C’est que ses prêches incendiaires, voire sectaires, contre le processus de paix dont il s’est exclu, contre les «terroristes» républicains, contre le...