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Actualités - Chronologie

Rwanda : grave insécurité dans le Nord-Kivu

Le Nord-Kivu, infiltré par des membres des ex-Forces armées rwandaises (FAR) connaît de graves problèmes de sécurité, a déclaré à Goma (est de la RDCongo) un haut responsable de la sécurité du Nord-Kivu. Selon ce haut responsable, qui souhaite garder l’anonymat, les ex-Forces armées rwandaises (FAR) tentent de déstabiliser le Rwanda et le Congo. «Des milliers d’ex-FAR sont entrés ici sans contrôle après la guerre au Rwanda. Ils sont entrés avec leurs armes et ils refusent d’accepter la défaite. Ils doivent comprendre qu’ils sont battus, et nous allons le leur faire comprendre», a-t-il ajouté. Interrogé sur la sécurité dans la région de Goma (Nord-Kivu), ce haut responsable a répondu qu’à Goma «tout est calme». Mais «toute la région autour de la ville est une zone opérationnelle contrôlée par l’armée. Elle n’est pas accessible aux étrangers, car nous ne voulons pas que la communauté internationale se mêle de nos problèmes intérieurs». Il a, par ailleurs, indiqué que les forces de police, conjointement avec l’armée, essaient de contrôler et de récupérer les armes. «Quand on attrape des ex-FAR armés, ont les extrade vers le Rwanda, conformément aux accords entre nos deux pays. Mais s’ils s’en prennent au peuple congolais, ils deviennent des ennemis. Et donc, on les tue comme tels», a-t-il affirmé. Mettre de l’ordre Le président de la République démocratique du Congo (RDC, ex-Zaïre), Laurent-Désiré Kabila, s’est rendu lundi à Goma «pour mettre de l’ordre dans le Kivu», selon ses propos rapportés par les médias officiels à Kinshasa. M. Kabila a accusé «certains organismes internationaux» de soutenir les «fauteurs de troubles», notamment «L’UNICEF de servir de boîte à lettres aux soi-disant Maï-Maï», milices tribales qui affrontent l’armée dans la région. Des combats avaient opposé, ces derniers jours, l’armée à des «rebelles ougandais alliés à des Maï-Maï» dans la région de Beni, ville du Nord-Kivu située à 400 km au nord de Goma. «Il n’y a pas de problème de Maï-Maï ici. Les Maï-Maï, c’est une question qui est montée en épingle depuis l’étranger», a déclaré le haut responsable de la sécurité. Interrogé sur le projet de coopération entre les armées rwandaise, ougandaise et congolaise pour lutter contre les foyers de résistance et d’instabilité dans le Nord-Kivu et la région des volcans, il a répondu qu’il ne pouvait pas livrer d’informations à ce sujet. En tout cas, Goma «est sûre», a-t-il indiqué. Une précision confirmée par les habitants de Goma. «Maintenant, on peut se promener la nuit dans la ville sans problème». Par contre «on ne va pas dans les collines, on entend juste parler», a déclaré un jeune habitant de Goma. La ville semble avoir retrouvé une activité normale. Les changeurs au noir continuent leur petit commerce dans le centre-ville. Les boutiques éclairées par des bougies ou des lampes à pétrole sont bien pourvues en marchandises. Les gens marchent et discutent dans les rues éclairées, au son de la musique zaïroise. Pourtant, les autorités congolaises sont tendues. La presse internationale n’est pas la bienvenue à Goma. Pas plus que les diplomates de l’ONU qui connaissent quelques tracasseries au poste-frontière. (AFP)
Le Nord-Kivu, infiltré par des membres des ex-Forces armées rwandaises (FAR) connaît de graves problèmes de sécurité, a déclaré à Goma (est de la RDCongo) un haut responsable de la sécurité du Nord-Kivu. Selon ce haut responsable, qui souhaite garder l’anonymat, les ex-Forces armées rwandaises (FAR) tentent de déstabiliser le Rwanda et le Congo. «Des milliers d’ex-FAR sont entrés ici sans contrôle après la guerre au Rwanda. Ils sont entrés avec leurs armes et ils refusent d’accepter la défaite. Ils doivent comprendre qu’ils sont battus, et nous allons le leur faire comprendre», a-t-il ajouté. Interrogé sur la sécurité dans la région de Goma (Nord-Kivu), ce haut responsable a répondu qu’à Goma «tout est calme». Mais «toute la région autour de la ville est une zone opérationnelle contrôlée par...