Le ministre allemand des Affaires étrangères, Klaus Kinkel, a condamné vendredi comme une «manœuvre dilatoire» la décision votée par le Parlement serbe d’organiser le 23 avril un référendum sur la médiation étrangère dans la crise du Kosovo. Ce référendum, proposé par le président yougoslave Slobodan Milosevic et voté mercredi au Parlement, est «une manœuvre d’évitement, un pas dans la mauvaise direction, une nouvelle barrière sur la voie d’un règlement du conflit», a estimé M. Kinkel dans un communiqué. Mais la communauté internationale «ne se laissera pas influencer par des manœvres dilatoires aussi transparentes», a-t-il mis en garde. Deux semaines après la réunion le 25 mars à Bonn du groupe de contact sur l’ex-Yougoslavie, qui avait donné un délai de quatre semaines à Belgrade pour engager le dialogue dans la crise du Kosovo, M. Kinkel a jugé qu’«aucun progrès notable» n’avait été enregistré et que M. Milosevic «n’a pas encore réagi de façon suffisante». «J’exige une volonté de dialogue crédible, et ce au niveau de la fédération et de la république avec la participation d’une tierce partie», a ajouté M. Kinkel, pour qui «un cadre de dialogue exclusivement serbe ne fonctionnera pas». Il a ainsi mis en garde M. Milosevic contre les sanctions que risque de prendre le groupe de contact (Etats-Unis, Russie, Grande-Bretagne, Allemagne, France, Italie) lors de sa prochaine réunion fin avril, agitant la menace d’une privation de crédits internationaux. «Le ticket de retour de Belgrade vers l’Europe, dans les organisations internationales et les institutions financières dépend de son attitude sur la question du Kosovo», a ajouté M. Kinkel. Les Albanais du Kosovo «ont eux aussi des demandes légitimes» avec leur volonté «d’une autonomie et d’une auto-administration durable, qui ne pourraient pas être contrôlées ou limitées au gré des Serbes», selon le chef de la diplomatie allemande, qui a toutefois condamné comme «inacceptable» le recours au terrorisme. (AFP)
Le ministre allemand des Affaires étrangères, Klaus Kinkel, a condamné vendredi comme une «manœuvre dilatoire» la décision votée par le Parlement serbe d’organiser le 23 avril un référendum sur la médiation étrangère dans la crise du Kosovo. Ce référendum, proposé par le président yougoslave Slobodan Milosevic et voté mercredi au Parlement, est «une manœuvre d’évitement, un pas dans la mauvaise direction, une nouvelle barrière sur la voie d’un règlement du conflit», a estimé M. Kinkel dans un communiqué. Mais la communauté internationale «ne se laissera pas influencer par des manœvres dilatoires aussi transparentes», a-t-il mis en garde. Deux semaines après la réunion le 25 mars à Bonn du groupe de contact sur l’ex-Yougoslavie, qui avait donné un délai de quatre semaines à Belgrade pour...
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