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Actualités - Chronologie

L'Irak accuse Ankara d'accaparer les eaux du Tigre et de l'Euphrate

Bagdad a accusé hier Ankara de ne pas tenir compte des droits de l’Irak et de la Syrie dans les eaux des fleuves du Tigre et de l’Euphrate. «La Turquie viole les conventions internationales en érigeant des barrages sur les deux fleuves sans prendre en considération les droits légitimes des pays riverains», a déclaré un porte-parole du ministère irakien des Affaires étrangères, cité par l’agence officielle INA. Le porte-parole a invité Ankara à «réviser sa politique et à prendre en compte les droits des pays voisins». Bagdad et Damas ont accusé à maintes reprises la Turquie d’utiliser une part trop importante des eaux des deux fleuves, sans tenir compte de leurs besoins. La Turquie est lancée dans un projet de 30 milliards de dollars pour la construction de 22 barrages et 19 centrales hydro-électriques, le long de l’Euphrate et d’autres rivières en Anatolie, dans le sud-est du pays. Le Tigre et l’Euphrate prennent leurs sources dans les montagnes turques. L’Euphrate, long de 2.800 km, coule ensuite en Syrie puis en Irak, tandis que le Tigre, plus à l’est, coule en Irak après avoir longé la frontière entre la Syrie et la Turquie. Ces deux fleuves arrosent l’Irak du nord au sud avant de former la voie d’eau du Chatt al-Arab, qui se jette dans le Golfe. L’eau prend une importance capitale pour l’Irak, qui tente de développer son agriculture, dans le but d’atténuer les effets de l’embargo international qui lui est imposé par l’ONU depuis son invasion du Koweit en août 1990. (AFP, Reuters)
Bagdad a accusé hier Ankara de ne pas tenir compte des droits de l’Irak et de la Syrie dans les eaux des fleuves du Tigre et de l’Euphrate. «La Turquie viole les conventions internationales en érigeant des barrages sur les deux fleuves sans prendre en considération les droits légitimes des pays riverains», a déclaré un porte-parole du ministère irakien des Affaires étrangères, cité par l’agence officielle INA. Le porte-parole a invité Ankara à «réviser sa politique et à prendre en compte les droits des pays voisins». Bagdad et Damas ont accusé à maintes reprises la Turquie d’utiliser une part trop importante des eaux des deux fleuves, sans tenir compte de leurs besoins. La Turquie est lancée dans un projet de 30 milliards de dollars pour la construction de 22 barrages et 19 centrales hydro-électriques, le...