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Actualités - Communiques Et Declarations

Holbrooke : les pourparlers inter-chypriotes dans une impasse temporaire

L’émissaire américain pour Chypre, Richard Holbrooke, a déclaré hier à Nicosie que les pourparlers inter-chypriotes étaient dans «une impasse temporaire». Se refusant à parler d’un échec de sa mission de quatre jours dans l’île, M. Holbrooke a ajouté que le coordinateur du département d’Etat pour Chypre, Thomas Miller, allait revenir «fin mai» à Chypre pour poursuivre les contacts. Il a précisé qu’il ne renonçait pas à poursuivre sa médiation, comme il l’avait laissé entendre vendredi. Dans une déclaration, M. Holbrooke a ajouté qu’un «désengagement américain (de la quête d’une solution) pourrait mener à une escalade des tensions» dans cette île divisée depuis 1974. Sans vouloir «donner l’impression que les problèmes viennent d’un seul côté», M. Holbrooke a attribué «l’absence de progrès» au cours de cette mission aux conditions «irréalistes» posées par le leader chypriote-turc Rauf Denktash pour une reprise du dialogue avec le président Glafcos Cléridès, gelé depuis août 1997. Selon M. Holbrooke, ces deux «positions présentées comme préalables aux négociations sont: une reconnaissance par M. Cléridès de la République turque de Chypre du Nord (RTCN), autoproclamée en 1983 et reconnue seulement par Ankara, et le retrait de la candidature de l’île à l’Union européenne (UE)», qui a entamé fin mars des négociations sur l’adhésion de Chypre. Le refus de l’UE d’accepter la Turquie parmi les 12 candidats à l’intégration a créé «un déséquilibre» ayant conduit «à l’impasse actuelle, temporaire mais sérieuse» dans le dossier chypriote, a estimé M. Holbrooke. «L’UE a bien fait d’inviter Chypre, mais ne pas inviter la Turquie a été une erreur», a ajouté le médiateur. «Je sais que mes propos aujourd’hui vont déplaire à plusieurs membres de l’UE», a-t-il encore dit. «Si un retrait de la candidature de Chypre avant toute négociation est irréaliste (...), une délégation (chypriote) conjointe, dans le cadre d’un règlement fédéral du problème, est très possible», a poursuivi M. Holbrooke. «Ce n’est pas la crise ni la catastrophe», a assuré l’émissaire américain qui a renouvelé «l’engagement des Etats-Unis à aider les parties pour aboutir à une solution, à condition qu’elles le veuillent elles-mêmes». Tout en affirmant avoir évoqué un grand nombre de questions au cours de ses entretiens, M. Holbrooke a indiqué qu’aucun progrès n’avait été obtenu sur les dossiers de la démilitarisation de l’île ou celui des missiles russes S-300 au déploiement desquels Washington est opposée. Chypre est divisée en deux secteurs, turc au nord et grec au sud, depuis l’intervention de l’armée turque en 1974, en réponse à un coup d’Etat de nationalistes grecs qui visait à rattacher l’île à la Grèce. Avant la conférence de presse, M. Holbrooke a assisté à deux premiers coups de fils directs donnés par deux hommes d’affaires vers chacun des deux secteurs de l’île sur l’une des vingt lignes téléphoniques nouvellement mises en place. Jusqu’à présent, les communications se faisaient à travers un standard de l’ONU qui ne disposait que de trois lignes. (AFP)
L’émissaire américain pour Chypre, Richard Holbrooke, a déclaré hier à Nicosie que les pourparlers inter-chypriotes étaient dans «une impasse temporaire». Se refusant à parler d’un échec de sa mission de quatre jours dans l’île, M. Holbrooke a ajouté que le coordinateur du département d’Etat pour Chypre, Thomas Miller, allait revenir «fin mai» à Chypre pour poursuivre les contacts. Il a précisé qu’il ne renonçait pas à poursuivre sa médiation, comme il l’avait laissé entendre vendredi. Dans une déclaration, M. Holbrooke a ajouté qu’un «désengagement américain (de la quête d’une solution) pourrait mener à une escalade des tensions» dans cette île divisée depuis 1974. Sans vouloir «donner l’impression que les problèmes viennent d’un seul côté», M. Holbrooke a attribué «l’absence...