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Actualités - Chronologie

Premier mai dans le monde sous le signe de la violence (photo)

La célébration du 1er mai a été marquée cette année par de nombreux incidents, en Asie surtout où les travailleurs ont manifesté par la violence et des protestations de masse leur colère contre la montée du chômage et l’augmentation des prix alimentaires. Deux millions de Japonais ont manifesté dans tout le pays, dénonçant, outre le chômage, l’évolution vers une précarité des conditions de travail. La confédération japonaise des syndicats a manifesté pour la première fois depuis sept ans. Quelque 100.000 personnes se sont retrouvées au centre de Tokyo sous les mots d’ordre: «la stabilité de l’emploi doit être la priorité. Les droits des travailleurs doivent être protégés». Un rassemblement à l’appel de la Confédération nationale des syndicats, une autre organisation, a réuni 90.000 manifestants dans la capitale. En Corée du Sud, des milliers de travailleurs et d’étudiants se sont affrontés avec la police dans le centre de Séoul. La police a utilisé des gaz lacrymogènes et a chargé les manifestants à coup de bâtons alors que ceux-ci lançaient des projectiles sur les forces de l’ordre. Environ 20.000 manifestants protestaient contre les licenciements massifs dus à la crise économique. A Istanbul, capitale économique de la Turquie, au moins 74 personnes, dont 28 policiers, ont été blessées lors de heurts entre manifestants d’extrême-gauche et la police, selon l’agence Anatolie. Les forces de l’ordre ont procédé à quelque 160 interpellations. Kirienko «est entre nos mains» En Russie, environ un million de personnes ont manifesté dans une cinquantaine de régions à l’appel des syndicats. A Moscou, 20.000 personnes ont participé au défilé, selon la police. Dans d’autres grandes villes, on a compté entre 7.000 à 20.000 manifestants. «Le gouvernement est entre nos mains parce que les travailleurs possèdent l’arme puissante de la grève», a prévenu à cette occasion le président de la Fédération des syndicats indépendants de la Russie, Mikhaïl Chmakov, au lendemain de la formation du gouvernement Kirienko. En Allemagne, plus d’un demi-million de personnes ont manifesté à travers tout le pays, selon le président de la Condédération DGB (9 millions d’adhérents), Dieter Schulte. Le président de la puissante IG Metall, Klaus Zwickel, a souhaité un changement politique à Bonn, le gouvernement actuel n’ayant selon lui «ni les idées, ni la force de conduire l’Allemagne dans le prochain siècle». A Berlin, de violents incidents avaient opposé dans la nuit de jeunes manifestants d’extrême-gauche aux forces de l’ordre. Des incidents ont également éclaté à Leipzig (ex-RDA) entre autonomes et policiers, avant le début d’une manifestation du parti d’extrême-droite NPD (Parti national-démocratique d’Allemagne). Comme en Allemagne, l’extrême-droite française a tenté d’ébrécher le monopole syndical dans la célébration du 1er mai. Plusieurs milliers de personnes ont défilé à Paris à l’appel du Front national pour une manifestation dirigée cette année contre l’arrivée de l’euro comme monnaie unique de l’Union européenne. Les ex-communistes polonais En Pologne, un cortège de quelque 2.000 manifestants, réunis à Varsovie à l’appel du parti social-démocrate SDRP (ex-communiste) et des syndicats de gauche OPZZ, a été attaqué à coups d’œufs et de pétards par des jeunes militants du parti de droite ROP. Des heurts ont également opposé manifestants de gauche et de droite à Cracovie et à Gdansk. En Italie, la manifestation nationale du 1er mais a regroupé environ 40.000 personnes selon les organisateurs, à Reggio Emilia, à l’appel des trois principales confédérations syndicales, alors qu’en Grèce le 1er mai a été fêté dans la désunion syndicale, de même qu’au Portugal. Des rassemblements ont également eu lieu dans plusieurs pays africains. A Casablanca (Maroc), un meeting de la Confédération démocratique du travail (CDT) a réuni 5.000 personnes. Des meetings similaires ont été tenus dans la même ville par l’Union marocaine du travail (UMT, indépendante) et l’Union générale des travailleurs marocains (UGTM, proche de l’Istiqlal). A Rabat a eu lieu une manifestation à l’appel de la CDT et l’UGTM. En Afrique du Sud, le président Nelson Mandela a affirmé que la création d’emplois était «une des plus urgentes priorités, et un des défis les plus critiques» auxquels était confronté le pays, lors d’un rassemblement pour la Fête du travail dans la ville industrielle de Kimberley (province du Cap-Nord). (AFP)
La célébration du 1er mai a été marquée cette année par de nombreux incidents, en Asie surtout où les travailleurs ont manifesté par la violence et des protestations de masse leur colère contre la montée du chômage et l’augmentation des prix alimentaires. Deux millions de Japonais ont manifesté dans tout le pays, dénonçant, outre le chômage, l’évolution vers une précarité des conditions de travail. La confédération japonaise des syndicats a manifesté pour la première fois depuis sept ans. Quelque 100.000 personnes se sont retrouvées au centre de Tokyo sous les mots d’ordre: «la stabilité de l’emploi doit être la priorité. Les droits des travailleurs doivent être protégés». Un rassemblement à l’appel de la Confédération nationale des syndicats, une autre organisation, a réuni 90.000...