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Actualités - Communiques Et Declarations

Vision Le traitement chirurgical de la myopie(Photo)

Au procès au Sénat américain de William Jefferson Clinton, 42e président des États-Unis, le grand absent sera très probablement... le président lui-même. Il y a 130 ans, lors du seul autre procès d’un président, Andrew Johnson était resté à la Maison-Blanche et s’était fait représenter par des avocats pour les trois mois qu’avait duré la procédure. Le 17e président avait échappé à la destitution à une voix près. En toute vraisemblance, Bill Clinton agira de même, continuant à gouverner le pays, fort du soutien de plus de deux Américains sur trois, et s’exprimant le moins possible sur la procédure en cours. Le leader de la minorité démocrate au Sénat et l’un de ses principaux alliés, Tom Daschle, a d’ailleurs mis en garde la Maison-Blanche contre toute velléité qu’elle aurait à vouloir influencer le cours des événements. «Une position défendue par la Maison-Blanche pourrait avoir l’effet contraire à ce qui était escompté», a-t-il souligné. Robert Byrd, un des patriarches démocrates au Sénat et expert constitutionnel, a également mis en garde «la Maison-Blanche et toute autre entité en dehors des membres en place au Sénat américain» contre toute ingérence dans la recherche d’un compromis pour sauver Bill Clinton de la destitution. L’assentiment de deux tiers (67) des 100 sénateurs est nécessaire à la destitution. Le Sénat compte 55 républicains et 45 démocrates et chacun reconnaît qu’une destitution est hautement improbable. Mais les sénateurs entendent suivre le protocole et entamer le procès, même s’ils décident ensuite de le clore pour adopter une sévère motion de réprimande à l’encontre du président pour son rôle dans l’affaire Lewinsky. Le procès, qui devrait démarrer dès la rentrée parlementaire le 6 janvier, verra les sénateurs jouer le rôle à la fois de juges et de jurés sous la houlette du président de la Cour suprême, William Rehnquist, 74 ans, un expert en matière de destitution et, paradoxalement, quelqu’un qui n’a jamais présidé un procès. Chaque sénateur prêtera serment de «rendre impartialement la justice en accord avec la Constitution et les lois». Les deux articles de destitution – parjure et entrave à la justice – adoptés samedi par la Chambre des représentants et qui ont valeur de chefs d’inculpation, seront lus devant le Sénat par l’un des 13 procureurs nommés par la Chambre pour conduire le procès. Le sergent d’armes du Sénat sera dépêché à la Maison-Blanche pour informer officiellement Bill Clinton de son inculpation et l’inviter à présenter les arguments pour sa défense. Il s’agira du 14e procès en destitution au Sénat. Outre le président Johnson, le Sénat américain a jugé un sénateur, un secrétaire à la Guerre et des juges fédéraux. Les 13 autres procès se sont soldés par sept verdicts de culpabilité. Le dernier procès remonte à 1989 lorsqu’un juge du Mississippi, Walter Nixon, a été convaincu de parjure et déchu de son poste. Richard Nixon, le président républicain compromis dans le scandale du Watergate, n’a jamais été jugé, ayant démissionné après que la commission judiciaire de la Chambre eut recommandé à celle-ci son inculpation. À n’importe quel moment du procès, qui sera ouvert au public et retransmis par les caméras de télévision, une simple majorité des sénateurs peut décider d’ajourner la procédure. Pendant la durée du procès, qui pourrait voir des témoins être convoqués en session ouverte ou fermée, les sénateurs devront garder le silence, se contentant de poser des questions par écrit et par l’intermédiaire du président de la Cour suprême. Si le procès devait aller jusqu’à son terme, les sénateurs délibéreraient à huis clos. Ils seraient ensuite interrogés en session publique, un à un, par M. Rehnquist, selon la formule consacrée : «Sénateur, quel est votre verdict ? L’inculpé William Jefferson Clinton, est-il coupable ou non coupable?».
Au procès au Sénat américain de William Jefferson Clinton, 42e président des États-Unis, le grand absent sera très probablement... le président lui-même. Il y a 130 ans, lors du seul autre procès d’un président, Andrew Johnson était resté à la Maison-Blanche et s’était fait représenter par des avocats pour les trois mois qu’avait duré la procédure. Le 17e président avait échappé à la destitution à une voix près. En toute vraisemblance, Bill Clinton agira de même, continuant à gouverner le pays, fort du soutien de plus de deux Américains sur trois, et s’exprimant le moins possible sur la procédure en cours. Le leader de la minorité démocrate au Sénat et l’un de ses principaux alliés, Tom Daschle, a d’ailleurs mis en garde la Maison-Blanche contre toute velléité qu’elle aurait à vouloir...