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Actualités - Chronologie

Russie Elections de Saint-Petersbourg : victoire des réformateurs

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu était mercredi la cible d’un tir groupé de dirigeants de son parti Likoud, qui menacent de choisir un autre chef pour mener la droite aux prochaines élections. Selon la radio publique, le maire de Jérusalem Ehud Olmert est soumis à de multiples sollicitations pour mener le camp «des déçus de Bibi» et tenter de devenir le candidat officiel du parti pour le poste de Premier ministre. Sentant le danger, M. Netanyahu a dénoncé «une tentative de putsch». Le Premier ministre, dont les propos étaient rapportés par la radio, a accusé ses adversaires de «se livrer à une campagne systématique de calomnie» depuis son élection en 1996 et de n’agir que par «ambition personnelle». Ces échanges traduisent, selon les commentateurs, la crise aiguë que traverse le parti de droite nationaliste, qui s’est aggravée depuis le vote lundi d’une proposition de loi sur des élections anticipées, que M. Netanyahu n’a pas pu empêcher. L’ancien Premier ministre Yitzhak Shamir, qui s’est fait le champion, à la tête du Likoud, du refus de renoncer à un pouce de terre biblique, a accusé Netanyahu d’achever le parti. Il a qualifié son successeur d’«ange de destruction». «Bibi dirige une machine politique qui est là pour le soutenir personnellement», a clamé un autre membre déçu du Likoud, Yossi Olmert. «Et le parti est composé de ceux qui sont encore disposés à le soutenir et à payer le prix de l’humiliation personnelle et de la déchéance idéologique», a dit cet ancien directeur du service de presse du gouvernement. Une réforme adoptée en 1996, instituant l’élection directe du Premier ministre, a en partie transformé les législatives en concours de popularité, avec le risque de susciter des tensions entre le chef du gouvernement et son parti. Par le passé, le Premier ministre était celui qui parvenait à s’assurer un soutien majoritaire au Parlement. «Le vieux système bi-partisan est en train de se désintégrer et la situation devient de plus en plus extrême», a déclaré Chemi Shalev, du journal Maariv. Pour le prochain scrutin, dont la date n’a pas encore été fixée, la proposition de loi sur les élections anticipées nécessitant encore deux lectures au Parlement, Netanyahu devrait être le candidat du Likoud et Ehud Barak, celui du Parti travailliste. L’ancien ministre des Finances Dan Meridor, un des caciques du Likoud, a annoncé dès mardi qu’il quittait le parti pour se présenter pour le poste de Premier ministre au sein d’une nouvelle formation centriste. Le député Benny Begin, fils de l’ancien Premier ministre et fondateur du Likoud Menahem Begin, s’apprêterait à suivre l’exemple de M. Meridor. Selon la presse, il voudrait fonder un parti à droite du Likoud, fidèle au crédo idéologique du «Grand Israël». Plusieurs reponsables du Likoud, dont le ministre des Communications, Mme Limor Livnat, et le président de la commission de la Défense et des Affaires étrangères du Parlement, M. Uzi Landau, qui appartiennent à l’aile dure du parti, pressent M. Olmert de défier M. Netanyahu. «Il nous faut un autre dirigeant pour sauver le parti», a affirmé Mme Livnat, une ancienne proche du Premier ministre. Le ministre de la Défense, M. Yitzhak Mordehaï, qui jouit d’une grande popularité au sein du Likoud, a également commencé à prendre ses marques. Il a refusé de dévoiler ses projets en se bornant à affirmer qu’il «réfléchissait très sérieusement à la suite de carrière politique». La bataille pour l’investiture au sein du Likoud commencera la semaine prochaine avec la réunion du comité central du parti, qui doit fixer la date des primaires au sein de cette formation. M. Netanyahu, qui a imposé son emprise sur l’appareil du Likoud, espère imposer la date la plus rapprochée possible pour ces élections internes afin de prendre de vitesse ses concurrents potentiels en ne leur laissant pas le temps de s’organiser, a estimé le commentateur politique de la radio publique Yarom Dekel. Dans un éditorial, le quotidien Maariv compare M. Netanyahu «à un général à la tête d’une armée mais sans officier, car presque tous les dirigeants du Likoud lui ont tourné le dos». Les élections en Israël se sont souvent jouées au centre de l’échiquier politique et c’est en battant le rappel du vote des modérés que Netanyahu a battu en 1996, par moins d’un pour cent des suffrages, l’ancien Premier ministre Shimon Pérès. Certains observateurs se demandent aussi si le clivage gauche-droite signifie encore quelque chose maintenant que le débat sur la Cisjordanie est devenu comme le dit Olmert «plus sentimental qu’idéologique». Mais pour le politologue Gerald Steinberg, la structure de la politique israélienne reste fondamentalement la même. Les travaillistes et la gauche demeurent enclins à résoudre le problème palestinien par la création d’un État indépendant, tandis que le Likoud et la droite s’y refusent et veulent minimiser les conséquences, qu’ils jugent dangereuses, des concessions territoriales. L’équilibre du pouvoir pourrait se faire en dehors des deux principaux partis. Les partis religieux pourraient faire pencher la balance vers une plus grande implication de l’État dans le financement d’écoles religieuses par exemple ou l’adoption de lois juives, tandis qu’un parti centriste pourrait imposer une ligne plus laïque.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu était mercredi la cible d’un tir groupé de dirigeants de son parti Likoud, qui menacent de choisir un autre chef pour mener la droite aux prochaines élections. Selon la radio publique, le maire de Jérusalem Ehud Olmert est soumis à de multiples sollicitations pour mener le camp «des déçus de Bibi» et tenter de devenir le candidat officiel du parti pour le poste de Premier ministre. Sentant le danger, M. Netanyahu a dénoncé «une tentative de putsch». Le Premier ministre, dont les propos étaient rapportés par la radio, a accusé ses adversaires de «se livrer à une campagne systématique de calomnie» depuis son élection en 1996 et de n’agir que par «ambition personnelle». Ces échanges traduisent, selon les commentateurs, la crise aiguë que traverse le parti de...