«Ni plage ni fêtes, mais seulement des exercices de récupération, du travail», a affirmé mercredi à l’AFP Ronaldo, qui est entré mardi dans une clinique de Rio de Janeiro pour y effectuer quotidiennement des exercices en vue de renforcer les muscles de ses genoux. Dans l’établissement du médecin brésilien Nilton Petrone, l’attaquant de l’Inter Milan (Italie) lèvera chaque jour pendant trois heures, jusqu’au 28 décembre, des poids pour redonner de la force à ses genoux, affaiblis par une tendinite tenace depuis la Coupe du monde. «Depuis mardi, je travaille surtout avec la jambe droite. Les exercices sont très durs, du style de ceux que j’ai déjà faits en Italie, mais ils sont nécessaires», a expliqué Ronaldo. «Les résultats du traitement sont positifs, se réjouit le Dr Petrone, et je peux dire que Ronaldo a déjà récupéré de sa tendinite et de ses complications». L’attaquant international a joué seulement 13 matches avec son équipe depuis le début de la saison, marquant cinq buts. Ronaldo, qui passera les fêtes de Noël avec sa famille et ses amis avant de regagner l’Italie pour le Nouvel An, a souhaité pour la nouvelle année «ne pas (se) blesser, jouer au maximum avec l’Inter Milan et disputer la Copa America et la Coupe des Confédérations avec la sélection brésilienne». Zidane, symbole du football de demain Zinedine Zidane, Ballon d’or 1998, a offert à son pays bien plus qu’un simple trophée footballistique, même le plus convoité. Ce fils d’immigrés algériens des quartiers nord de Marseille est le symbole d’un football tricolore fédérateur, depuis longtemps ouvert à tous les talents. Comme d’autres, nombreux, avant lui, les parents de Zizou sont arrivés en France dans l’espoir d’une vie meilleure pour se heurter, souvent, à des blocages, des incompréhensions, voire de la haine. Avant lui, Raymond Kopa, fils d’immigrés polonais arrivés dans les années 1920 pour travailler dans les mines du Nord, Michel Platini, fils d’Italiens arrivés dans les années 1940, et le Ch’ti Jean-Pierre Papin, ont eux aussi reçu le Ballon d’or . La famille de Zidane, elle, a débarqué dans l’Hexagone dans les années 1960. Le petit Zinedine a grandi à la castellane, mais n’a jamais attiré l’attention du grand Olympique de Marseille. Né le 23 juin 1972, Zidane a effectué ses débuts professionnels à Cannes avant de rejoindre les Girondins de Bordeaux en 1992, avec lesquels il se hisse en finale de la Coupe de l’UEFA en 1996. À la Juventus de Turin, où il arrive à la rentrée 1996 et s’impose peu à peu comme l’incontesté numéro dix, dans la foulée de son illustre prédécesseur Michel Platini, Zidane sera de nouveau en finale de la Ligue des champions en 1998, mais la victoire lui échappera de nouveau. Famille et amitié Ces échecs en finale d’une Coupe d’Europe sont compensés par un palmarès enviable : sous le maillot bianconero, Zidane remporte deux fois le championnat d’Italie. Avant d’exploser en finale de la Coupe du monde, en marquant deux fois de la tête contre les redoutés Brésiliens. Paradoxalement, Zizou n’est pas un buteur, mais bien plutôt un technicien, au service du collectif. Aimé Jacquet avoue le rôle incontournable de son joueur dans l’équipe. Expulsé contre l’Arabie séoudite, il est absent du match des Bleus contre le Paraguay en huitièmes de finale. Ce sera la partie la plus difficile, la plus insoutenable, conclue par un but en or de Laurent Blanc à la 113e minute. À en croire de nombreux entraîneurs et experts, Zidane représente le football de demain, où le joueur aide d’abord son équipe avant de penser à lui-même. Il est aussi le symbole du remarquable système de formation français, symbole de ces joueurs tricolores parmi les plus convoités par les grands clubs du Vieux continent, notamment en Italie. Devenu un héros au soir de la finale du 12 juillet, Zidane n’en a pas pour autant perdu la tête et son caractère discret et taciturne contraste avec ses performances sur le terrain. «C’est un joueur de grand talent doublé d’une personnalité d’une rare générosité. Son seul défaut est d’être parfois trop humble», affirme son copain et ancien partenaire aux Girondins Christophe Dugarry. «Pas plus que la Coupe du monde, ce Ballon d’or ne lui donnera jamais la grosse tête. Je crois qu’il ne réalise d’ailleurs pas pleinement tout ce qu’il représente aux yeux des autres. Pour lui, la famille et l’amitié auront toujours beaucoup plus de valeur que les plus beaux des honneurs». C’est sans doute là un atout supplémentaire, tant les feux médiatiques peuvent parfois mettre en danger la carrière d’un joueur. Ronaldo, Ballon d’or 1997, excessivement sollicité pendant le Mondial, en sait quelque chose.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats «Ni plage ni fêtes, mais seulement des exercices de récupération, du travail», a affirmé mercredi à l’AFP Ronaldo, qui est entré mardi dans une clinique de Rio de Janeiro pour y effectuer quotidiennement des exercices en vue de renforcer les muscles de ses genoux. Dans l’établissement du médecin brésilien Nilton Petrone, l’attaquant de l’Inter Milan (Italie) lèvera chaque jour pendant trois heures, jusqu’au 28 décembre, des poids pour redonner de la force à ses genoux, affaiblis par une tendinite tenace depuis la Coupe du monde. «Depuis mardi, je travaille surtout avec la jambe droite. Les exercices sont très durs, du style de ceux que j’ai déjà faits en Italie, mais ils sont nécessaires», a expliqué Ronaldo. «Les résultats du traitement sont positifs, se réjouit le Dr Petrone, et je peux dire que...