Boueiz : les attaques contre le Liban, indicatives d'une crise en Israël
le 25 décembre 1998 à 00h00
L’ancien ministre des Affaires étrangères Farès Boueiz a indiqué que les attaques israéliennes répétées contre le Liban ne sont en fait que les signes révélateurs d’une crise suscitée par l’occupation du Liban-Sud. D’autant plus qu’Israël a échoué jusqu’à présent dans ses efforts visant à consacrer cette occupation et tente, une fois de plus, d’utiliser le Liban-Sud en particulier et le Liban en général pour camoufler la crise qui prévaut au sein de son gouvernement du fait de l’effritement ministériel et du démantèlement de la majorité formée de la coalition entre le Likoud et les partis extrémistes. Cette coalition a mené au refus des travaillistes de participer à un nouveau Cabinet de coalition et forcé Netanyahu à recourir à des élections anticipées. Selon M. Boueiz, toutes les fois que le Premier ministre israélien se trouve confronté aux surenchères des extrémistes, il a recours à diverses excuses pour mener des frappes contre le Liban, afin de rétablir son image de marque. Considéré sous cet angle, ce qui se passe actuellement au Liban-Sud laisse présager d’une escalade. M. Boueiz a ajouté que cette situation requiert l’intensification des contacts avec les pays jouissant d’une influence certaine dans la région, ainsi qu’avec le secrétaire général des Nations unies, en dépit de l’impuissance de cette organisation à mettre terme aux développements sur le terrain. M. Boueiz a également exprimé sa conviction de la nécessité de la tenue d’une réunion ministérielle destinée à faire face aux événements. Pour M. Boueiz, Netanyahu, qui se trouve actuellement acculé sur le double plan intérieur et extérieur, ne laissera passer aucune occasion d’exporter sa crise. Questionné sur le sort des relations syro-américaines après les manifestations contre l’ambassade US de Damas, M. Boueiz a répondu que l’agression américaine contre l’Irak a eu lieu sans aucun aval du Conseil de sécurité et sans autre motif que le rapport de la commission d’experts de l’Unscom qui avait mis en relief l’absence d’une bonne volonté irakienne, ainsi que d’autres excuses autour de la possession d’armes de destruction massive par l’Irak, qui n’ont réussi à convaincre personne. M. Boueiz a poursuivi que les États-Unis et la Grande-Bretagne, qui admettent le droit à la manifestation et à la liberté d’expression, ne peuvent s’attendre à voir interdit ailleurs ce qui est sacré chez eux. Les États-Unis comprennent certainement l’importance de la colère populaire face à l’agression contre l’Irak et savent que le recours à des moyens plus radicaux pour atténuer les effets de la colère populaire signifierait une véritable répression des libertés.
L’ancien ministre des Affaires étrangères Farès Boueiz a indiqué que les attaques israéliennes répétées contre le Liban ne sont en fait que les signes révélateurs d’une crise suscitée par l’occupation du Liban-Sud. D’autant plus qu’Israël a échoué jusqu’à présent dans ses efforts visant à consacrer cette occupation et tente, une fois de plus, d’utiliser le Liban-Sud en particulier et le Liban en général pour camoufler la crise qui prévaut au sein de son gouvernement du fait de l’effritement ministériel et du démantèlement de la majorité formée de la coalition entre le Likoud et les partis extrémistes. Cette coalition a mené au refus des travaillistes de participer à un nouveau Cabinet de coalition et forcé Netanyahu à recourir à des élections anticipées. Selon M. Boueiz, toutes les fois...
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