Quel autre tissu plus que le velours saurait habiller les fêtes de fin d’année? Du nouveau costume du petit dernier (blazer côtelé et pantalon assorti) à la robe de réveillon (ou le tailleur smoking) de maman, sans oublier la classique «tenue Noël» de la grande sœur, le velours s’est associé aux lampions de l’arbre et aux guirlandes de la table... Il faut dire qu’aucune autre étoffe ne convient mieux à la parure. C’est peut-être les tableaux des grands peintres qui ont habitué nos yeux à l’association du faste et du velours, mais le fait est que ce textile semble inséparable de toute magnificence hivernale. Mais ce qu’on ignore, c’est que le velours a ses maîtres, parmi lesquels la plus douée est une femme: Sabine Braxton. C’est la spécialiste mondiale du «velours gaufré d’art». Grâce à une fabrication longue et laborieuse, dont elle garde jalousement le secret qui remonte au Moyen-Âge, le velours produit ressemble, à s’y méprendre, à de la soie brochée avec une illusion de patine. L’effet, semble-t-il, est sublime. Les clients de cette rare spécialiste, pour ne pas dire «l’unique», ne sont pas seulement les décorateurs britanniques, ses compatriotes, qui emploient ses merveilleux tissus dans leurs compositions, mais aussi ceux de New York, de Paris et de Rome. «Je traverse toutes les époques, depuis Byzance, expliquait-elle récemment au cours d’une émission télévisée, mais je préfère personnellement le baroque flamboyant. C’est là mon véritable champ de bataille!». Née en Suède, élevée en Grèce, ayant vécu aussi en Extrême-Orient, avant de terminer ses études en Arts décoratifs en France, où elle y est installée actuellement, elle se met depuis peu à créer ses velours pour la mode. C’est elle qui a lancé pour hommes des gilets fantaisies associés à des cravates en velours chatoyant qui ravissent jeunes et vieux branchés. Récemment, Christian Lacroix lui a demandé, pour sa collection, une fausse fourrure gaufrée. Le succès fut tel qu’elle n’arrive plus à travailler que pour la haute couture. Toutes les grandes griffes sont devenues ses clients, et dans le métier, lorsqu’on veut décrire un modèle éclatant et vraiment exceptionnel, on dit: «On dirait un velours Braxton»...
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Quel autre tissu plus que le velours saurait habiller les fêtes de fin d’année? Du nouveau costume du petit dernier (blazer côtelé et pantalon assorti) à la robe de réveillon (ou le tailleur smoking) de maman, sans oublier la classique «tenue Noël» de la grande sœur, le velours s’est associé aux lampions de l’arbre et aux guirlandes de la table... Il faut dire qu’aucune autre étoffe ne convient mieux à la parure. C’est peut-être les tableaux des grands peintres qui ont habitué nos yeux à l’association du faste et du velours, mais le fait est que ce textile semble inséparable de toute magnificence hivernale. Mais ce qu’on ignore, c’est que le velours a ses maîtres, parmi lesquels la plus douée est une femme: Sabine Braxton. C’est la spécialiste mondiale du «velours gaufré d’art». Grâce à une...