«Le Prince d’Égypte», fleuron de l’animation du studio DreamWorks qui vient de sortir quasi simultanément sur plus de 7 500 copies à travers le monde, retrace de manière dramatique et spectaculaire le destin du jeune Moïse, sa libération du joug de Ramsès et l’exode vers la Terre promise. Cette fresque épique reprend l’un des grands mythes de l’humanité déjà illustré deux fois à l’écran par Cecil B. DeMille, en 1923 et en 1956, dans «Les dix commandements» avec une pléiade d’acteurs, dont Charlton Heston et Yul Brynner. Avec cette épopée, le studio, créé il y a quatre ans par trois pharaons de Hollywood, Steven Spielberg, Jeffrey Katzenberg et David Geffen, espère entamer le monopole que maintient Disney depuis 75 ans sur l’animation. Jeffrey Katzenberg, qui a contribué à relancer ce secteur avec «La Belle et la Bête» et «Le Roi Lion» avant de claquer la porte de Disney, n’a rien laissé au hasard pour lancer son «Prince» à la conquête de la planète. «Le Prince d’Égypte», réalisé par une troïka, Brenda Chapman, Steve Hickner et Simon Wells, retrace l’histoire du bébé Moïse abandonné dans une corbeille au fil du Nil par sa mère qui veut le sauver du glaive du pharaon. Recueilli par la reine, l’enfant grandit avec Ramsès, qu’il croit être son frère, jusqu’au jour où une chanson fredonnée par sa sœur fait remonter à sa mémoire de lointains souvenirs. Le jeune homme va devoir choisir entre le destin de libérateur que lui assigne Dieu et la vie de palais au côté de Ramsès. Malgré l’affection qui les unit, chacun a une mission à remplir, d’où l’inévitable conflit dramatique. «Le Prince d’Égypte» se distingue par des scènes spectaculaires comme la course de chars, digne de «Ben Hur», où les deux jeunes gens turbulents font les 400 coups et se lancent dans une poursuite vertigineuse sur les échafaudages des pyramides, qui ressemblent à un grand huit. Ou le clou de cette superproduction, le partage des eaux de la mer Rouge, qui se referment sur l’armée lancée aux trousses des Hébreux. De par son sujet biblique — le sort des esclaves, les plaies qui s’abattent sur l’Égypte, la fuite vers la Terre promise —, ce film joue sur un registre plus grave, sans l’humour et la légèreté des dessins animés destinés aux tout petits. «Le Prince d’Égypte» vise un public plus adulte, a précisé Jeffrey Katzenberg, venu soutenir la sortie en première mondiale à Paris.
«Le Prince d’Égypte», fleuron de l’animation du studio DreamWorks qui vient de sortir quasi simultanément sur plus de 7 500 copies à travers le monde, retrace de manière dramatique et spectaculaire le destin du jeune Moïse, sa libération du joug de Ramsès et l’exode vers la Terre promise. Cette fresque épique reprend l’un des grands mythes de l’humanité déjà illustré deux fois à l’écran par Cecil B. DeMille, en 1923 et en 1956, dans «Les dix commandements» avec une pléiade d’acteurs, dont Charlton Heston et Yul Brynner. Avec cette épopée, le studio, créé il y a quatre ans par trois pharaons de Hollywood, Steven Spielberg, Jeffrey Katzenberg et David Geffen, espère entamer le monopole que maintient Disney depuis 75 ans sur l’animation. Jeffrey Katzenberg, qui a contribué à relancer ce secteur avec...
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