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Actualités - Chronologie

Le général Zinni, un fantassin à la tête d'une campagne aérienne

Le général Anthony Zinni, qui commande les forces américaines engagées dans l’offensive contre l’Irak, est considéré comme l’un des plus brillants tacticiens de l’armée américaine, même s’il n’avait pas encore subi l’épreuve du feu d’une opération militaire de grande envergure. Anthony Zinni, 54 ans, a endossé l’uniforme qu’avait revêtu en 1991 lors de la guerre du Golfe le très médiatique général Norman Schwarzkopf, qui commandait l’ensemble des troupes alliées engagées contre l’Irak. Même s’il n’a pas la forte personnalité de son prédécesseur, le général Zinni, qui commande depuis août dernier l’ensemble des forces américaines déployées en Asie du sud-ouest, est l’un des commandants les plus en vue du corps des Marines, où son autorité et son intelligence lui valent l’admiration de tous. Bien qu’il ait manqué la guerre du Golfe en 1991, Anthony Zinni connaît parfaitement la région. Il a notamment gagné sa quatrième étoile de général d’armée lors d’opérations de maintien de la paix telles que celles menées dans le nord de l’Irak, en Somalie ou, au cours des deux dernières années, à la tête d’unités déployées dans le Golfe. En 1991, il fut l’un des principaux responsables militaires de l’opération «Provide Comfort», destinée à venir en aide aux réfugiés kurdes fuyant le régime de Saddam Hussein. L’année suivante, il commandait les opérations des unités américaines déployées sous l’autorité de l’Onu pour restaurer la paix en Somalie. L’opération s’était terminée par le départ des troupes aux couleurs de l’Onu après la mort de 18 GI qui tentaient de capturer le «seigneur de guerre» somalien Mohammed Aidid. Après cet échec cinglant, le général Zinni a retrouvé la Somalie en 1996, à la tête de la force multinationale chargée de préparer le départ des derniers Casques bleus sur place. Selon lui, cette double expérience somalienne a montré les dangers des missions de maintien de la paix où les soldats déployés sur le terrain sont inévitablement aspirés dans les querelles politiques locales. «Les Nations unies et les autres ont été trop loin et ont été trop ambitieux», a-t-il dit. Depuis août 1997, le général Zinni a pris la direction du Central Command, dont le QG est à Tampa, en Floride. Une affectation où la diplomatie prend souvent le pas sur les fonctions strictement militaires. Le Golfe «est encore une région où (...) les relations personnelles sont importantes», disait Anthony Zinni lors de son entrée en fonction. «Il est très important pour eux de savoir qui je suis, d’avoir confiance en moi». Au cours des nombreuses navettes effectuées dans la région ces derniers mois, il a dû mettre à profit ces liens privilégiés pour persuader les chefs d’État de la région d’accueillir les renforts militaires américains sur leur territoire. Pour l’opération dont il a la charge en Irak, le général Zinni se retrouve dans la position paradoxale pour un fantassin de diriger une opération exclusivement aérienne.
Le général Anthony Zinni, qui commande les forces américaines engagées dans l’offensive contre l’Irak, est considéré comme l’un des plus brillants tacticiens de l’armée américaine, même s’il n’avait pas encore subi l’épreuve du feu d’une opération militaire de grande envergure. Anthony Zinni, 54 ans, a endossé l’uniforme qu’avait revêtu en 1991 lors de la guerre du Golfe le très médiatique général Norman Schwarzkopf, qui commandait l’ensemble des troupes alliées engagées contre l’Irak. Même s’il n’a pas la forte personnalité de son prédécesseur, le général Zinni, qui commande depuis août dernier l’ensemble des forces américaines déployées en Asie du sud-ouest, est l’un des commandants les plus en vue du corps des Marines, où son autorité et son intelligence lui valent...