La Garde républicaine s'est dispersée avant l'attaque
le 23 décembre 1998 à 00h00
Des éléments de la Garde républicaine se sont dispersés juste avant les frappes contre leurs casernes et leurs installations, a reconnu lundi devant la presse le commandant-en-chef des forces américaines déployées dans le Golfe, le général Anthony Zinni. «Il y a eu des dispersions immédiatement avant» les frappes américaines et britanniques de l’opération «Renard du désert», a expliqué le général Zinni. «Nous en avons vu», a-t-il ajouté, sans préciser toutefois de combien d’éléments il s’agissait. Selon le responsable des troupes américaines dans le Golfe, ces dispersions se sont produites après le départ des inspecteurs de l’Unscom et juste avant le début des frappes, dans la nuit de mardi à mercredi. «Notre intention était d’attaquer les infrastructures» de la Garde républicaine, a poursuivi le général Zinni en estimant que les résultats avaient été «tout à fait couronnés de succès». Le général Zinni a estimé que les pertes en équipements, dans leur quartier général, et les dégâts subis dans le domaine des moyens de communication, avaient dû être «assez démoralisants» pour la Garde républicaine, un corps d’élite du président Saddam Hussein. Les coups infligés à la Garde républicaine ont dû par contre être «encourageants pour l’armée régulière» irakienne qui estime que «le statut d’élite de la Garde républicaine» et ses privilèges sont «utilisés pour renforcer la discipline au sein de l’armée régulière», a poursuivi le général Zinni. Le responsable militaire américain a précisé que des tracts avaient été dispersés au-dessus de l’armée régulière par les forces américaines et britanniques «leur indiquant qu’ils n’étaient pas les cibles» des frappes aériennes. Des mouvements, visant à réprimer d’éventuelles insurrections dans le sud, où réside une importante minorité chiite, ont été constatés lors des frappes, mais rien d’exceptionnel. «Nous n’avons vu rien de plus que ce qui se passe en temps normal», a-t-il expliqué. Le général Zinni a répondu par contre qu’il ne disposait pas d’informations selon lesquelles des mouvements auraient été constatés dans les environs de Bagdad. Le responsable militaire a ajouté que 85 % des cibles visées lors de l’opération «Renard du désert» avaient été touchées, dont 74 % «avec un succès total». Une évaluation complète des effets des frappes nécessitera «quelques jours supplémentaires», a précisé le responsable militaire. Le général Zinni a souligné qu’il avait été surtout surpris lors de l’opération «Renard du désert» par «le manque total de résistance sous une forme quelconque» de la part des Irakiens. Il a enfin assuré que les frappes ne visaient pas personnellement Saddam Hussein.
Des éléments de la Garde républicaine se sont dispersés juste avant les frappes contre leurs casernes et leurs installations, a reconnu lundi devant la presse le commandant-en-chef des forces américaines déployées dans le Golfe, le général Anthony Zinni. «Il y a eu des dispersions immédiatement avant» les frappes américaines et britanniques de l’opération «Renard du désert», a expliqué le général Zinni. «Nous en avons vu», a-t-il ajouté, sans préciser toutefois de combien d’éléments il s’agissait. Selon le responsable des troupes américaines dans le Golfe, ces dispersions se sont produites après le départ des inspecteurs de l’Unscom et juste avant le début des frappes, dans la nuit de mardi à mercredi. «Notre intention était d’attaquer les infrastructures» de la Garde républicaine, a poursuivi...
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