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Actualités - Chronologie

Au milieu des frappes, le Congrès engage un débat sur la destitution

La Chambre des représentants a ouvert vendredi un débat historique sur la destitution du président Bill Clinton, au moment même où les États-Unis sont engagés dans leur plus importante campagne militaire depuis la guerre du Golfe. «Dans sa conduite en tant que président des États-Unis, William Jefferson Clinton, en violation de son serment constitutionnel d’exécuter fidèlement son devoir de président des États-Unis et, au mieux de son aptitude, de maintenir, protéger et défendre la constitution des États-Unis...», a déclaré l’huissier de séance chargé de la lecture des quatre «articles de destitution» retenus par la commission judiciaire contre le président pour son rôle dans l’affaire Lewinsky. Dans l’hémicycle, occupé par presque tous les 435 membres de la Chambre, les élus ont écouté en silence la lecture des quatre chefs d’inculpation. Plus de 150 journalistes assistaient au débat depuis la tribune de presse et quelque 200 membres du public étaient également présents. L’adoption d’un seul de ces articles entraînera l’ouverture d’un procès du président au Sénat, seul habilité à prononcer sa déchéance. En outre, le chef de la majorité républicaine au Sénat, Trent Lott, a exclu jeudi tout accord avant l’ouverture du procès. «Je veux vous parler du respect de la loi...», a affirmé en préambule Henry Hyde, le président de la commission judiciaire qui a affirmé que l’affaire Lewinsky, du nom de la jeune stagiaire avec qui M. Clinton a entretenu une liaison, «n’est pas une question de sexe». «La question devant le Congrès concerne le mensonge sous serment... ce qu’on appelle le parjure», a affirmé M. Hyde. M. Clinton est accusé d’avoir menti à la justice pour dissimuler sa liaison avec Monica Lewinsky. Le débat, houleux dès ses débuts, devait se prolonger plusieurs heures, mais son issue ne faisait guère de doute vendredi matin. Deux représentants démocrates, George Miller (Californie) et Tom Allen (Maine), ne participaient pas au débat vendredi. Leur absence semblait indiquer que la minorité démocrate reconnaissait n’avoir pas assez de voix pour faire barrage à la destitution. «La confiance du peuple a été trahie», a poursuivi M. Hyde, tandis que le chef de la minorité démocrate Richard Gephardt a estimé qu’un vote de destitution «donnerait le mauvais message au président irakien Saddam Hussein». «Ce vote aujourd’hui a lieu le mauvais jour et nous procédons de la mauvaise façon», a-t-il affirmé. «Les actions de la majorité (républicaine) manquent de bon sens et de décence», a-t-il ajouté. La majorité républicaine, favorable à la destitution, avait reporté la tenue du débat, prévu à l’origine pour jeudi, en raison du début des opérations militaires contre l’Irak mercredi. Mais vendredi, la Chambre a repoussé par 225 voix contre 183 une motion démocrate visant à retarder le débat jusqu’à la fin des opérations militaires en cours dans le Golfe.
La Chambre des représentants a ouvert vendredi un débat historique sur la destitution du président Bill Clinton, au moment même où les États-Unis sont engagés dans leur plus importante campagne militaire depuis la guerre du Golfe. «Dans sa conduite en tant que président des États-Unis, William Jefferson Clinton, en violation de son serment constitutionnel d’exécuter fidèlement son devoir de président des États-Unis et, au mieux de son aptitude, de maintenir, protéger et défendre la constitution des États-Unis...», a déclaré l’huissier de séance chargé de la lecture des quatre «articles de destitution» retenus par la commission judiciaire contre le président pour son rôle dans l’affaire Lewinsky. Dans l’hémicycle, occupé par presque tous les 435 membres de la Chambre, les élus ont écouté en silence...