Perles blanches et noires, nacre et corail sont des substances vivantes, «organiques», qui appartiennent à l’élément marin. Depuis la nuit des temps, les hommes ont su reconnaître la valeur et la beauté de ces trésors. Dès les temps les plus reculés, ils se sont appliqués à les transformer en objets d’ornements. Jusqu’à nos jours, les précieux produits des mers se portent, s’offrent et se convoitent avec passion. Connu depuis la préhistoire, le corail a été retrouvé incrusté en garniture d’objets funéraires dans des tombes celtes, remontant à l’âge du fer. À l’époque romaine, on estimait qu’il détenait des vertus magiques, telles que celles de calmer la tempête et d’éloigner les orages et les terreurs nocturnes, mais aussi de guérir les maladies des yeux. Au Moyen Age, les vertus qu’on lui attribue se multiplient au point de porter le corail en amulette pour éloigner tout maléfice et tout danger. En Italie, il est toujours paré d’un certain pouvoir magique et on trouve dans les marchés populaires, aujourd’hui encore, des petites cornes sculptées en corail, qu’on porte sur soi pour attirer la chance et se parer contre l’infortune. Pendant longtemps, le corail a été considéré comme une plante pétrifiée puis comme un curieux arbuste marin. Ce n’est qu’au XVIIIe siècle, et plus précisément en 1744, qu’il fut enfin reconnu appartenir au monde animal. Seuls les squelettes de cette espèce marine, dont la hauteur peut atteindre de 20 à 40 centimètres et leurs branches d’une épaisseur parfois de six centimètres sont utilisés en joaillerie. La variété la plus recherchée est le corail rouge, dit «noble». Sa couleur, uniforme d’un bout à l’autre, va du rose tendre («peau d’ange», selon l’appellation professionnelle) au rouge foncé («sang de bœuf») tacheté parfois de blanc ou de rose. Les coraux les plus appréciés proviennent des côtes africaines, en particulier celles du Nord. Mais à l’heure actuelle, le corail rouge, noble, situé à une profondeur de 300 à 400 mètres, est récolté principalement dans l’archipel de la Malaisie et au Japon. La pêche des coraux est à présent réglementée avec rigueur. Tirées de l’eau, avant d’être travaillées, les pièces sont mates, par la suite elles deviennent, une fois polies, très brillantes. À savoir: les bijoux et objets en corail ne doivent jamais être nettoyés avec de l’eau chaude. La chaleur, les acides sont leurs ennemis. Seule l’eau savonneuse froide leur convient.
Perles blanches et noires, nacre et corail sont des substances vivantes, «organiques», qui appartiennent à l’élément marin. Depuis la nuit des temps, les hommes ont su reconnaître la valeur et la beauté de ces trésors. Dès les temps les plus reculés, ils se sont appliqués à les transformer en objets d’ornements. Jusqu’à nos jours, les précieux produits des mers se portent, s’offrent et se convoitent avec passion. Connu depuis la préhistoire, le corail a été retrouvé incrusté en garniture d’objets funéraires dans des tombes celtes, remontant à l’âge du fer. À l’époque romaine, on estimait qu’il détenait des vertus magiques, telles que celles de calmer la tempête et d’éloigner les orages et les terreurs nocturnes, mais aussi de guérir les maladies des yeux. Au Moyen Age, les vertus qu’on lui...
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