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Actualités - Chronologie

Société - Le Caire, capitale des embouteillages Circulez? Facile à dire ...

A quelques jours des embouteillages monstres du Ramadan, le gouvernement égyptien a publié son plan pour combattre le fléau de la circulation au Caire, métropole de quelque 16 millions d’habitants. Mais Saïd Taheri, chauffeur de taxi, est déçu. «Nous nous attendions à des mesures concrètes pour obliger les automobilistes à respecter le code de la route ou à l’annonce de l’ouverture de nouveaux parkings, et nous recevons de la littérature philosophique», déplore-t-il. Le plan approuvé lors d’une réunion du cabinet présidée par le Premier ministre Kamal Ganzouri a été soumis au Parlement qui doit prochainement l’adopter. Il prévoit notamment de «réformer le concept de la rue» et de rendre obligatoire la ceinture de sécurité. Saïd, à bord de son modeste taxi, affirme être «pris de panique» en pensant au mois de jeûne du Ramadan. C’est l’époque où, traditionnellement, le trafic se congestionne de façon spectaculaire en raison des journées de travail écourtées et du fait que la population, en majorité musulmane, prend son repas à la même heure, au coucher du soleil, pour envahir les rues jusqu’à l’aube. Longues files de voitures immobiles frayant leur chemin millimètre par millimètre, motos se faufilant à vive allure en sens inverse et triple file de véhicules en attente, le trafic dans la capitale a pris ces dernières années une allure surréaliste. Les effets de la construction par l’Etat de plusieurs ponts, boulevards périphériques et nouvelles routes sont réduits à néant par l’accroissement rapide de la population – un million de nouveau-nés par an – et de malheureuses décisions d’urbanisation. Le Caire, qui ne compte qu’une poignée de garages à étages dans le centre-ville en raison du prix faramineux des rarissimes terrains et de la nappe d’eau souterraine qui empêche la construction de parkings souterrains, accueille la majorité des trois millions de véhicules en circulation dans le pays. Sabots inefficaces Les autos-grue qui sillonnent les rues ayant échoué à empêcher les automobilistes à se garer dans des lieux interdits, les autorités ont introduit ces derniers jours les sabots. Le lendemain, la presse rapportait qu’un automobiliste dont la voiture avait été scellée avait placé la roue de secours à la place de celle bloquée qu’il a laissée avec son sabot... «Les responsables sont parfaitement capables d’assurer une fluidité du trafic lorsqu’un événement international se passe au Caire, comme les conférences ou sommets», se plaint Walid Ezzeddine, ingénieur habitant le quartier de Nasr City, à dix kilomètres au nord du centre-ville. «Les agents alors sont des plus fermes et les diplômés de l’Académie de police remplacent les conscrits, souvent analphabètes, qui assurent normalement le trafic», déclare une source policière. Interrogé sur la raison pour laquelle il n’obligeait pas l’élégante voiture qui roulait en sens interdit à faire demi-tour, un conscrit répond: «Si c’est un responsable qui porte plainte, c’est moi que mes supérieurs châtieront». Le projet de loi «interdit d’utiliser la rue pour déranger le repos ou porter atteinte à l’environnement». Il prévoit des amendes allant de 50 à 200 livres égyptiennes (15 à 60 USD) pour ceux qui n’attacheront pas leur ceinture de sécurité à l’avant du véhicule. Le salaire mensuel moyen en Egypte est estimé à 150 USD. Près de 5 000 personnes ont été tuées dans des accidents de la route en 1996 en Egypte et ce chiffre devrait doubler cette année 1998, selon un rapport établi par M. Essam Cherif, professeur à l’Université du Caire.
A quelques jours des embouteillages monstres du Ramadan, le gouvernement égyptien a publié son plan pour combattre le fléau de la circulation au Caire, métropole de quelque 16 millions d’habitants. Mais Saïd Taheri, chauffeur de taxi, est déçu. «Nous nous attendions à des mesures concrètes pour obliger les automobilistes à respecter le code de la route ou à l’annonce de l’ouverture de nouveaux parkings, et nous recevons de la littérature philosophique», déplore-t-il. Le plan approuvé lors d’une réunion du cabinet présidée par le Premier ministre Kamal Ganzouri a été soumis au Parlement qui doit prochainement l’adopter. Il prévoit notamment de «réformer le concept de la rue» et de rendre obligatoire la ceinture de sécurité. Saïd, à bord de son modeste taxi, affirme être «pris de panique» en...