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Actualités - Reportage

Les dangers de la pollution pour la santé (photo)

Dans l’étude qu’il a menée avec M. Monzer Hamzé (elle date de 1997 mais a été publiée en 1998), M. Halwani a établi que la salinité de l’eau était certes un problème, mais que la présence de nitrates constituait également un grave danger sur la santé. «Les eaux souterraines de la plaine sont fortement polluées par les nitrates et représentent un danger potentiel pour la population qui les consomme en tant qu’eau potable», trouve-t-on dans le rapport. «Il est signalé que dans les pays à agriculture intensive, la consommation de l’eau est absolument interdite si elle contient plus de 100 mg/l de nitrates. La présence de nitrates à des concentrations très élevées (dans l’eau du Akkar) est due à l’utilisation massive sans aucun contrôle des engrais azotés en agriculture. L’excès est entraîné vers les eaux souterraines par lessivage du sol». Par ailleurs, M. Halwani note une pollution fécale importante dans 63% des sources étudiées. Il n’y a que de très rares réseaux d’égouts au Akkar. Dans le cas de Cheikh Zennad, tous les égouts sont dirigés vers le fleuve Oustouane, le polluant encore plus. Quelles conséquences sur la santé des habitants ? M. Halwani pense que «l’eau que les habitants achètent pour échapper à la salinité est quand même polluée microbiologiquement, mais les personnes ici sont immunisées contre beaucoup de choses». Il ajoute : «Mais le danger du sel, c’est qu’il n’est pas éliminé facilement. Les surplus s’accumulent donc et entraînent des problèmes de santé, dont des problèmes dans les artères pour les personnes souffrant d’une insuffisance cardiaque. On peut dire que le sel affecte particulièrement les populations à risques». Les nitrates, eux, sont particulièrement nocifs pour les enfants et les femmes enceintes. Un médecin de la région ayant requis l’anonymat a fait état de cas de typhoïde (salmonellose). Mais il a avoué son incapacité à faire un lien exact entre la pollution de l’eau et les maladies qu’il diagnostique, notamment les problèmes cardio-vasculaires. Interrogé sur les solutions possibles au problème de la pollution des nappes phréatiques, M. Halwani cite les urgences suivantes : — Condamner tous les puits et arrêter le pompage. — Essayer de faire une recharge artificielle à partir des eaux provenant des sources de bonne qualité du Akkar (ce qui permettra de réduire le sel et les nitrates). — Interrompre définitivement l’activité des marais salants de Cheikh Zennad qui ne sont pas conformes aux normes. — Assurer un réseau d’eau potable et réhabiliter les réservoirs se trouvant dans la région, surtout celui de Al Jouma, très riche en eau. — Construire un réseau indépendant pour l’irrigation. — Installer des réseaux d’égouts, inexistants jusqu’alors dans la plaine.
Dans l’étude qu’il a menée avec M. Monzer Hamzé (elle date de 1997 mais a été publiée en 1998), M. Halwani a établi que la salinité de l’eau était certes un problème, mais que la présence de nitrates constituait également un grave danger sur la santé. «Les eaux souterraines de la plaine sont fortement polluées par les nitrates et représentent un danger potentiel pour la population qui les consomme en tant qu’eau potable», trouve-t-on dans le rapport. «Il est signalé que dans les pays à agriculture intensive, la consommation de l’eau est absolument interdite si elle contient plus de 100 mg/l de nitrates. La présence de nitrates à des concentrations très élevées (dans l’eau du Akkar) est due à l’utilisation massive sans aucun contrôle des engrais azotés en agriculture. L’excès est entraîné...