Le marché des changes de Beyrouth s’est davantage apaisé hier avec la contraction aussi bien de l’offre que de la demande du dollar par rapport à la livre libanaise. Et c’est grâce au maintien par la Banque du Liban (BDL) de ses deux taux d’intervention en l’état, entre 1 502,00 LL à l’achat et 1 515,00 LL à la vente, que le billet vert est parvenu à achever la journée au taux moyen indicatif de 1 508,50 LL, comme depuis la mi-octobre. Mais, en raison de la rareté de l’offre et de la réticence des opérateurs à vendre le dollar au-dessous du point supérieur d’intervention de la BDL, les établissements de crédit ont continué de le négocier entre 1 514,50 et 1 515,50 LL avec un point d’ancrage à 1 515,00 LL, ont indiqué les cambistes de la place. Selon ces mêmes milieux, le volume d’affaires de la journée d’hier n’aurait pas dépassé quelque dix millions de dollars, en partie cédés par la BDL à 1 515,00 LL. Le dollar sous la pression du yen à l’étranger À l’étranger, le dollar a franchi hier de nouveaux seuils à la baisse face au yen et aux autres grandes monnaies européennes sous l’effet de rumeurs de rapatriements de capitaux japonais, à un moment où le sterling reprenait le chemin de la hausse après que la Banque d’Angleterre eut décidé d’abaisser son taux de base d’un demi-point en pourcentage à 6,25 %, soit dans une proportion moins que prévu et largement anticipée par les marchés dès le début de la semaine. Selon les cambistes, le dollar s’est replié hier, car le marché craint que la devise nippone monte jusqu’à 110,00 yens pour un dollar. Ce sentiment a été renforcé par les propos attribués au ministre japonais des Finances, Kiichi Miyazawa, évoquant la possibilité que les États-Unis fassent pression pour une appréciation du yen, afin de réduire leur déficit commercial avec le Japon. «Je suppose que les Américains seraient satisfaits si la parité du dollar se situait autour de 110 –120 yens», a-t-il indiqué. Eu égard à toutes ces déclarations et compte tenu des craintes d’un nouvel assouplissement de la politique monétaire de la Réserve fédérale (FED) lors de la réunion de son comité de l’open market le 22 décembre afin d’éviter un ralentissement de l’économie américaine, le dollar s’est négocié à New York, sur un ton faible comme suit : – 1,6705 pour un sterling contre 1,6575, la veille. – 1,6532 DM contre 1,6690. – 5,5425 FF contre 5,6050. – 1,3367 FS contre 1,3590. – 1 636,00 lires contre 1 652,25. – 117,35 yens contre 117,80. Bourse de Beyrouth : légèrement faible Sur les marchés des valeurs mobilières, la Bourse de Beyrouth s’est ressentie, hier, de la baisse des actions de Solidere «A», des Ciments Libanais et de Lebanon Holdings dans une proportion plus grande que la hausse des actions de la Byblos Bank et des Ciments Blancs au porteur. En effet, l’indice général Lispi a diminué de 0,03 % à 87,95 points, tandis que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires augmentait de 0,22 % à 195,88 points. Cette évolution s’est produite hier, dans des transactions modérément actives avec un chiffre d’affaires de quelque 130 849 actions d’une valeur globale de 549 688 dollars. Net affaiblissement de Wall Street Quant à Wall Street, elle a continué de souffrir des incertitudes entourant les perspectives de l’économie américaine ainsi que des mises en garde lancées par les vedettes du marché sur leurs résultats. L’annonce d’une augmentation de 1 000 demandes d’allocations-chômage la semaine dernière, témoignant de quelques suppressions d’emplois non agricoles, est venue aussi peser sur la tendance, dans la mesure que ce développement reflète un ralentissement économique. Ainsi, l’annonce par J.P. Morgan que son bénéfice du 4e trimestre serait inférieur à celui du 3e a pesé sur l’ensemble de la cote. Il en est de même de Procter & Gamble et de Coca Cola touchées par des mises en garde sur leurs bénéfices à venir. Enfin, les développements des débats au Congrès sur une éventuelle procédure de destitution du président Bill Clinton ont également affecté l’ensemble du marché. En effet, l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles a dû osciller irrégulièrement entre un plus haut à 9 012,79 points et un plus bas à 8 868,36 points, avant d’afficher en préclôture 8 869,13 points, en baisse de 140,06 points sur la veille. Paris : reprise avortée La reprise enregistrée en cours de séance jeudi après une baisse initiale a été mise en échec par la baisse du titre Alcatel qui a subi le contrecoup de la chute du titre de son concurrent Ericsson. En baisse de 0,88 % à l’ouverture puis en hausse de 1 % trois heures plus tard, Ericsson a terminé la séance sur une perte de 0,68 % de 3 746,97 points. Le volume des échanges s’est élevé à 14,6 milliards de francs sur le marché à réglement mensuel, gonflé notamment par de gros échanges sur le titre Alcatel pour un montant de 1,4 milliard de francs. L’annonce par le groupe suédois Ericsson d’un ralentissement de sa croissance au dernier trimestre, qui conduira le groupe à une baisse de bénéfices et «à de substantielles réductions d’effectifs», a jeté un froid sur les marchés. Ericsson prévoit une «évolution lente et un développement qui demeurera en dessous de nos objectifs de croissance à long terme». La chute du titre Ericsson s’est propagée sur les valeurs des sociétés concurrentes comme Nokia en Finlande ou Alcatel en France. Londres : clôture en baisse La Bourse de Londres a terminé sur une légère baisse jeudi sous l’influence de Wall Street sans que la baisse de taux décidée par la Banque d’Angleterre ne déclenche l’enthousiasme des investisseurs. L’indice Footsie des cent principales valeurs a clôturé en baisse de 8,8 points à 5 660,3 points, soit 0,16 %. La baisse d’un demi-point du taux de prise en pension de la Banque d’Angleterre n’a pas vraiment aidé les cours. Après une légère hausse immédiatement après l’annonce, les cours se sont rapidement repliés. Francfort : valse-hésitation Après de fortes variations, la Bourse de Francfort a légèrement chuté jeudi, l’indice X-DAX affichant en clôture 4 650,30 points, en baisse de 0,56 % par rapport à la veille, à la suite de la plupart des places mondiales, essentiellement Wall Street. La baisse des taux britanniques avait pourtant laissé espérer des gains, mais dans l’après-midi, le marché allemand a de nouveau cédé du terrain. L’indice X-DAX regroupe les trente valeurs vedettes échangées sur le marché électronique Xetra. Deux-tiers des ordres passés à Francfort transitent par le Xetra. Zurich : en repli La Bourse suisse s’est nettement repliée jeudi, l’indice des valeurs vedettes Swiss Market Index (SMI), cédant, 1,69 %, soit 115,1 points à 6 699,1 contre 6 814,2 points la veille. Quant à l’indice élargi Swiss Performance Index (SPI), il a enregistré un recul de 1,44 % à 4 250,10. Tokyo : prises de bénéfices La Bourse de Tokyo a terminé en baisse de 0,8 % jeudi à l’issue de prises de bénéfices intervenues en fin de séance, ont indiqué les opérateurs. L’indice Nikkei des valeurs vedettes a perdu 124,10 points pour finir à 14 807,80 points. L’indice élargi Topix a abandonné de son côté 0,96 points à 1 139,78 points. 354 millions de titres ont été échangés contre 367,5 millions la veille. Le marché s’est orienté à la baisse en fin de séance, certains investisseurs se séparant de leurs contrats à terme avant le règlement vendredi de décembre sur le Nikkei 225. Les échanges sont restés faibles et sans orientation majeure à cause des inquiétudes sur l’issue des discussions entre le Parti libéral démocratique au pouvoir et un parti d’opposition pour la formation d’une coalition et dans l’attente de nouveaux indicateurs économiques. La Banque du Japon (BoJ) publiera lundi son rapport trimestriel «Tankan» de conjoncture.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le marché des changes de Beyrouth s’est davantage apaisé hier avec la contraction aussi bien de l’offre que de la demande du dollar par rapport à la livre libanaise. Et c’est grâce au maintien par la Banque du Liban (BDL) de ses deux taux d’intervention en l’état, entre 1 502,00 LL à l’achat et 1 515,00 LL à la vente, que le billet vert est parvenu à achever la journée au taux moyen indicatif de 1 508,50 LL, comme depuis la mi-octobre. Mais, en raison de la rareté de l’offre et de la réticence des opérateurs à vendre le dollar au-dessous du point supérieur d’intervention de la BDL, les établissements de crédit ont continué de le négocier entre 1 514,50 et 1 515,50 LL avec un point d’ancrage à 1 515,00 LL, ont indiqué les cambistes de la place. Selon ces mêmes milieux, le volume d’affaires de la...