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Actualités - Chronologie

Football La Coupe de l'UEFA prend l'accent latin (photo)

La Coupe de l’UEFA a pris l’accent latin avec la qualification de huit clubs italiens, français et espagnols pour les quarts de finale. C’est la première fois que les quarts de la C3 auront une couleur exclusivement latine, Anglais, Allemands, Néerlandais ayant toujours réussi auparavant à glisser au moins un représentant dans le club des élus du printemps. L’Italie et l’Espagne, traditionnellement puissantes dans les compétitions européennes, ont placé cinq clubs : Parme, Bologne, l’AS Roma, l’Atletico Madrid et Celta Vigo. Mais c’est encore le football français, décomplexé par la Coupe du monde, qui s’est distingué en réussissant pour la première fois de son histoire à avoir trois clubs en quarts. Quand, l’an dernier, seul Auxerre représentait l’Hexagone en quarts de l’UEFA, ce sont trois costauds, Lyon, Bordeaux et Marseille, qui défendront les couleurs tricolores en mars. Il faut remonter à 1995/1996 pour voir trois clubs italiens en quarts de l’UEFA. Il y avait déjà Parme, qui remportera le trophée aux dépens de la Juventus de Turin. Le club de Lilian Thuram et Alain Boghossian s’est qualifié au détriment des Glasgow Rangers 3-1. Les Écossais avaient ouvert le score par Jîrg Albertz mais les Italiens ont répliqué en seconde période par Abel Balbo, Stefano Fiore et Enrico Chiesa sur penalty. L’AS Roma a eu plus de mal à venir à bout des Suisses du FC Zurich, habitués de l’UEFA. Victorieux 1-0 à l’aller, les Romains ont attendu les arrêts de jeu et un but égalisateur de Francesco Totti pour assurer leur qualification 3-2 sur les deux matches. Bologne a renoué avec son glorieux passé. Quarts de finaliste de la C3 en 1967, demi-finalistes en 1968, les Émiliens ont obtenu une qualification méritée contre le Real Betis de Séville. L’équipe de Javier Clemente s’est imposée 1-0 à domicile, par Oli Alvarez, mais elle s’était inclinée sur la marque sans appel de 4-1 au match aller. Liverpool, lui, n’a pas retrouvé sa verve légendaire. Les Reds ont été sortis sans gloire par Celta Vigo, la révélation de cette saison dans la Liga, qui s’est imposée 1-0 par un but de Haim Revivo, servi par Claude Makélélé. L’équipe espagnole avait gagné le match aller 3-1. Quant au duel fratricide entre l’Atletico Madrid et le Real Sociedad, il s’est conclu par la qualification des hommes d’Arrigo Sacchi après prolongations 4-1. Le Real Sociedad avait enlevé le match aller 2-1. L’OM met le cap sur le printemps Serein après sa qualification pour les quarts de finale, l’Olympique de Marseille attend le printemps avec impatience pour en découdre dans la cour des grands. Pour la première fois de son histoire, le premier club français vainqueur d’une Coupe d’Europe, en 1993, a atteint les quarts de la C3. «Olomouc et Brême n’étaient que des matches pièges, Monaco, une équipe française sans véritable parfum européen», estime un peu sévèrement Christophe Dugarry. Pour l’attaquant marseillais, le printemps marquera la différence entre «les grandes équipes qui justifient leur rang» et les autres qui «étaient là un peu par hasard». Rares sont toutefois les Marseillais à évoquer une préférence sur l’identité de leur futur adversaire dans cette Coupe de l’UEFA qui, outre les trois représentants français, comporte encore trois clubs italiens et deux espagnols. «Laissons le destin choisir à notre place, a indiqué Rolland Courbis. On est peut-être parti pour ne rencontrer que des clubs français». L’entraîneur marseillais a préféré souligner le bilan «exceptionnel» de son équipe qui, en 23 matches officiels dont six de Coupe d’Europe, n’a enregistré qu’une seule défaite en championnat de France (Lyon, 2-1). «Même si on perd quelques soldats importants dans ces batailles, on reste debout et notre futur adversaire a du souci à se faire», a-t-il encore affirmé. «Pour notre public, il vaudrait mieux affronter une équipe étrangère, a pour sa part confié Christophe Dugarry. Un Marseille/Rome ne me déplairait pas avec le match aller au Stade olympique et le retour au Vélodrome». C’est également le souhait de Robert Pires qui «rêve d’un club étranger» tandis que Blanc note que le prochain adversaire de l’OM «ne sera pas forcément satisfait du tirage au sort». «Sans le hasard de ce tirage, il y aurait probablement quatre équipes françaises encore en lice», ajoute le capitaine marseillais. «La démonstration faite en Coupe du monde ajoutée aux performances des clubs sur le front européen prouve que notre football hexagonal est l’un des meilleurs du vieux continent. Nous ne sommes pas loin aujourd’hui d’avoir rattrapé le niveau des Italiens et des Espagnols», a-t-il conclu. Marseille a pris le relais de Monaco, demi-finaliste d’une Coupe d’Europe ces deux dernières saisons. L’Espagne sous le choc La mort mercredi d’un supporteur du club basque la Real Sociedad, poignardé la veille à Madrid par un skinhead avant un match de la Coupe de l’UEFA, a provoqué une profonde émotion en Espagne, pays où le football est le sport roi. Le président du gouvernement espagnol, José Maria Aznar, a exprimé devant la presse ses condoléances «les plus sincères et affectueuses» aux proches d’Aitor Zabaleta Cortaza, 28 ans. Le sport «est fondamentalement une question d’éducation et doit être le contraire de la violence», a-t-il ajouté. La victime, un Basque espagnol, a reçu un coup de couteau près du cœur, aux abords du stade Vicente-Calderon à Madrid, trois heures avant la rencontre Atletico Madrid-Real Sociedad, comptant pour les huitièmes de finale retour de la Coupe de l’UEFA de football. Selon des témoins, Aitor Zabaleta Cortaza était en compagnie de sa fiancée près du stade lorsque le couple a été interpellé par un groupe de skinheads portant des foulards aux couleurs de l’Atletico Madrid. Une discussion a alors éclaté et un skinhead a frappé le supporteur basque avec un couteau, lui sectionnant une artère près du cœur et touchant le ventricule gauche. Transporté dans un hôpital de Madrid, le jeune homme est mort mercredi matin. Au Pays basque (Nord), le président du Parti nationaliste basque (PNV, modéré), Xabier Arzalluz, a tenu à calmer le jeu en affirmant que la mort d’Aitor Zabaleta «ne va pas perturber» le processus de paix dans la région, enclenché depuis septembre avec l’annonce d’une trêve par les séparatistes basques de l’Eta. «Je crois qu’il s’agit d’une question complètement différente, même si cette agression a des connotations politiques», a-t-il ajouté en évoquant des groupes fascistes.
La Coupe de l’UEFA a pris l’accent latin avec la qualification de huit clubs italiens, français et espagnols pour les quarts de finale. C’est la première fois que les quarts de la C3 auront une couleur exclusivement latine, Anglais, Allemands, Néerlandais ayant toujours réussi auparavant à glisser au moins un représentant dans le club des élus du printemps. L’Italie et l’Espagne, traditionnellement puissantes dans les compétitions européennes, ont placé cinq clubs : Parme, Bologne, l’AS Roma, l’Atletico Madrid et Celta Vigo. Mais c’est encore le football français, décomplexé par la Coupe du monde, qui s’est distingué en réussissant pour la première fois de son histoire à avoir trois clubs en quarts. Quand, l’an dernier, seul Auxerre représentait l’Hexagone en quarts de l’UEFA, ce sont trois...