La demande d’origine commerciale du dollar s’est ralentie hier à Beyrouth sans que cet élément stimule l’offre de cette monnaie, qui demeurait réticente à se manifester. En effet, l’action de la Banque du Liban (BDL) est restée le facteur déterminant de la tendance du marché. En se portant toujours «vendeur» du billet vert à 1 515,00 LL et «acheteur» à 1 502,00 LL, la banque est parvenue à le maintenir invariablement au taux moyen indicatif de 1 508,50 LL, comme depuis la mi-octobre. Dans cette évolution, les établissements de crédit ont continué de négocier le dollar au haut de cette fourchette d’intervention de la BDL et rarement en dehors d’elle, en l’absence de contreparties valables à l’offre. Il a dû, en effet, fluctuer toute la journée dans une marge étroite entre 1 514,50 et 1 515,50 LL, avec un volume d’affaires ne dépassant pas quelque quinze millions de dollars, en grande partie vendus par la BDL à 1 515,00 LL, indique-t-on dans les milieux cambistes de la place. Spéculations à la hausse du yen À l’étranger, le dollar s’est enfoncé davantage face au yen hier, sous l’effet notamment de nouvelles rumeurs de liquidations par des fonds spéculatifs (les hedge funds), mais il est resté relativement stable face au deutsche mark et les monnaies qui lui sont attachées. À cet égard, certains cambistes new-yorkais ont signalé qu’un important fonds spéculatif américain de ce genre aurait procédé à de nouvelles liquidations du dollar face au yen, après l’annonce d’une sensible hausse de 8,11 % du déficit de la balance des comptes courants aux États-Unis au troisième trimestre à 61,3 milliards de dollars contre 56,7 milliards au deuxième, dont l’essentiel de ce déficit serait dû aux déséquilibres des échanges avec le Japon. Toutefois, d’autres rumeurs faisant état que des institutions financières nippones, craignant la morosité persistante de l’économie japonaise, auraient délaissé des investissements en dollar en faveur du deutsche mark, ne devaient avoir aucun impact positif hier sur la devise germanique. Cela d’autant que ces rumeurs paraissaient symptomatiques du manque de nouvelles importantes sur le marché à un moment où le «beige book» de la Réserve fédérale est venu confirmer hier la poursuite de l’expansion aux États-Unis en novembre avec comme corollaire l’augmentation des dépenses de consommation. Quant au sterling, il s’est montré ferme face aux autres grandes monnaies hier, dans la mesure que les opérateurs avaient largement anticipé la veille une nouvelle réduction des taux d’intérêt britanniques à l’issue de la réunion aujourd’hui du Comité de politique monétaire de la Banque d’Angleterre. Eu égard à toutes ces considérations, le dollar s’est négocié à la baisse contre le yen et le sterling et quasiment inchangé face aux autres monnaies européennes, et ce comme suit : – 1,6570 pour un sterling contre 1,6560, la veille. – 1,6695 DM contre 1,6670. – 5,6050 FF contre 5,5920. – 1,3592 FS contre 1,3640. – 1 651,15 lires contre 1 651,00. – 117,80 yens contre 119,30. Bourse de Beyrouth : léger effritement Sur les marchés des valeurs mobilières, la Bourse de Beyrouth s’est ressentie hier, de la baisse des actions «A» de Solidere et de celles de la Banque Byblos dans une proportion plus grande que la hausse des actions des Ciments Libanais et d’Uniceramic. C’est ainsi que l’indice général Lispi a diminué de 0,20 % à 87,98 points, ainsi que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires de 0,22 % à 195,45 points. Pour ce qui est de l’activité de la cote, elle s’est un peu contractée, ne dépassant pas 44 668 actions d’une valeur globale de 481 792 dollars. Volatilité de Wall Street Wall Street est parvenue à réduire ses pertes hier, après la publication du beige book de la Réserve fédérale confirmant la poursuite de l’expansion économique aux États-Unis en novembre contrairement à toute attente. Mais les incertitudes entourant toujours l’orientation future des taux d’intérêt américains à deux semaines de la réunion du comité de l’open market, ont empêché le marché de renouer avec la hausse. C’est ainsi que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles, qui était tombé d’un plus haut à 9 050,90 points à un plus bas à 8 968,51 points, a affiché en préclôture 9 022,06 points, réduisant sa baisse à 5,92 points sur la veille, dans un marché marqué par une grande volatilité. Paris : clôture sur une note soutenue Après avoir beaucoup hésité pendant une grande partie de la séance et avoir pendant quelques minutes enregistré une baisse sensible, la Bourse de Paris a terminé la journée sur une note soutenue. En repli de 0,43 % à l’ouverture et de 1,17 % par la suite, l’indice CAC 40 a fini sur un gain de 0,19 % à 3 772,61 points. Le marché a été assez actif avec un chiffre d’affaires sur le marché à règlement mensuel de 13,3 milliards de francs. Continuant à attirer les capitaux, le matif a encore réalisé un exploit, avec un contrat sur les bons du Trésor à 10 ans en hausse de 70 centièmes à 112,44 (rendement de 3,85 %). Les perspectives d’un ralentissement de l’économie dans les pays industrialisés militent pour des taux bas. La faible inflation recensée un peu partout ne fait que renforcer ce sentiment. Les analystes se posent des questions sur les résultats des sociétés américaines au quatrième trimestre. Ils redoutent que ces derniers ne reflètent l’impact de la crise financière de cet automne. Toutefois Ralph Acampora, analyste technique chez Prudential Securities, se montre optimiste sur l’évolution future du Dow Jones. Selon lui, l’indice devrait évoluer en 1999 dans le haut d’une fourchette d’estimation positive de 9 800 à 11 500 points. Londres : hausse d’espoir La Bourse de Londres a clôturé en nette progression mercredi, dans l’attente d’une baisse des taux d’intérêt à l’issue de la réunion du Comité de politique monétaire de la Banque d’Angleterre jeudi, et dopée par les gains des valeurs pharmaceutiques. L’indice Footsie des cent principales valeurs de la Bourse de Londres a clôturé sur un gain de 53,4 points à 5 669,1 points, soit une progression de 0,95 % par rapport à son niveau de clôture la veille. Sur le Liffe, le contrat mars sur le Footsie s’affichait à 5 658 points en fin de journée contre 5 625 points en clôture mardi. Francfort : en baisse La Bourse de Francfort est restée orientée à la baisse mercredi dans un volume de transactions faible, l’indice X-DAX affichant 4 676,57 points, en baisse de 0,67 % par rapport à la veille où il avait déjà cédé 0,27 %. L’indice X-DAX regroupe les trente valeurs vedettes échangées sur le marché électronique Xetra. Deux tiers des ordres passés à Francfort transitent par le Xetra. Sur le marché à la criée, l’indice vedette DAX a perdu 35,66 points (-0,76 %) à 4 663,68, contre 4 699,34 points mardi. Le billet vert s’est légèrement effrité face au mark. Il cotait 1,6680 mark mercredi contre 1,6717 DM la veille. Zurich : quasiment inchangée La Bourse suisse a clôturé quasiment inchangée mercredi, en très légère progression de 0,06 %, l’indice des valeurs vedettes Swiss Market Index (SMI) gagnant 3,8 points à 6 814,2, contre 6 810,4 points la veille. L’indice élargi Swiss Performance Index (SPI) a pour sa part avancé de 0,07 % à 4 312,21. Tokyo : nouvelle hausse La Bourse de Tokyo a clôturé en hausse de 0,8 % mercredi, des achats en fin de séance compensant le recul enregistré plus tôt dans la journée, selon les opérateurs. L’indice Nikkei des valeurs vedettes a gagné 123,70 points pour finir à 14 931,90 points, tandis que l’indice élargi Topix a gagné 8,75 points à 1 140,74 points, dans un volume d’échange faible de 367 millions de titres échangés contre 356,1 millions la veille. Les actions ont été soutenues par de modestes achats de la part des fonds d’investissement, mais les inquiétudes concernant de nouveaux replis de Wall Street ont limité la hausse, ont indiqué les opérateurs.
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