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Actualités - Chronologie

Ankara s'oppose aux directives de l'UE

Le ministre d’État turc chargé des droits de l’homme, Hikmet Sami Turk, a affirmé lundi qu’Ankara «n’acceptera aucune directive» de l’Union européenne en matière de droits de l’homme. «La Turquie n’acceptera en aucune façon des directives d’une institution internationale à laquelle elle veut adhérer», a dit M. Turk, dans une allusion à l’UE, s’exprimant à l’ouverture d’une conférence sur les droits de l’homme en Turquie organisée par un institut public. «Aucune institution ne doit faire des démarches allant jusqu’à une ingérence dans les affaires intérieures d’autres pays», a-t-il dit. La Turquie est liée à l’UE depuis 1963 par un accord d’association prévoyant à terme son adhésion. M. Turk a toutefois admis que son pays avait des carences concernant la situation des droits de l’homme. Mais, selon lui, les droits de l’homme sont devenus un «instrument de politique étrangère» pour certains pays, qu’il n’a pas cités. «Il doit exister une assistance mutuelle entre les pays sur les droits de l’homme mais aucun État ne doit tenter de donner des directives à un autre État», a-t-il insisté. Vendredi, le président turc Suleyman Demirel avait condamné une résolution du Parlement européen, la qualifiant «d’ingérence directe» dans les affaires intérieures de la Turquie. Le Parlement avait adopté la veille un rapport sur la Turquie proposant la tenue d’une conférence internationale sur les Kurdes et l’établissement d’un dialogue entre «les autorités turques et les représentants du peuple kurde». Le rapport demande également qu’Ankara «réponde favorablement à la trêve» déclarée unilatéralement à compter du 1er septembre par le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, séparatiste), en rébellion armée contre Ankara pour créer un État kurde indépendant dans le sud-est de la Turquie, à majorité kurde. Le chef du PKK, Abdullah Öcalan avait rappelé depuis Rome, où il a trouvé refuge, sa volonté de trouver une solution pacifique au problème kurde.
Le ministre d’État turc chargé des droits de l’homme, Hikmet Sami Turk, a affirmé lundi qu’Ankara «n’acceptera aucune directive» de l’Union européenne en matière de droits de l’homme. «La Turquie n’acceptera en aucune façon des directives d’une institution internationale à laquelle elle veut adhérer», a dit M. Turk, dans une allusion à l’UE, s’exprimant à l’ouverture d’une conférence sur les droits de l’homme en Turquie organisée par un institut public. «Aucune institution ne doit faire des démarches allant jusqu’à une ingérence dans les affaires intérieures d’autres pays», a-t-il dit. La Turquie est liée à l’UE depuis 1963 par un accord d’association prévoyant à terme son adhésion. M. Turk a toutefois admis que son pays avait des carences concernant la situation des droits de...