Traitements innovateurs Les timbres-médicaments (photos)
le 08 décembre 1998 à 00h00
Les «patches», ces timbres-médicaments appliqués sur la peau, représentent un nouveau traitement qui s’adresse aux troubles cardiaques, comme au mal de mer ou le tabagisme. Moyens de prévention contre certains troubles, ils sont aussi moyens de traitement. Il s’agit de dispositifs que l’on colle sur la peau qui représentent une nouvelle forme thérapeutique, en développement. Leur principe consiste à emprisonner sous une petite bande adhésive le médicament devant traverser la peau pour atteindre la circulation sanguine générale. Il existe deux types de patches: a) le produit dissous dans un gel qui va diffuser à travers une petite membrane, comme microperfusion, ses principes actifs. b) le produit est mélangé directement à la colle de l’adhésif, puis libéré progressivement au contact de la peau. Cette seconde technique permet de réduire l’épaisseur du dispositif mais contrôle moins bien la quantité du produit actif. Avantages et limites D’une utilisation facile, ils éliminent le risque d’oublis. Ils assurent aussi une régularité d’action, la diffusion du principe actif s’opérant très progressivement et de façon constante. Ils éliminent, par ailleurs, tout risque de surdosage en évitant simultanément tout effet secondaire, puisque le médicament arrive directement dans le sang sans l’intervention de l’estomac et du foie. Cependant, le traitement est interrompu dans environ 10% des cas à cause des réactions allérgiques au sparadrap. Si des effets indésirables propres au médicament diffusé surviennent, il suffit de retirer le patch pour arrêter la libération du produit. Timbres de l’avenir Pour qu’il puisse être dispensé par patch, un produit doit être actif et efficace à petite dose. Il faut aussi que la libération du produit ne soit pas strictement et obligatoirement maîtrisée. Impossible donc de soigner un diabète avec des doses d’insuline n’étant pas extrêmement précises. En revanche, les essais se portent activement sur un traitement complet de la ménopause. Le timbre-œstrogènes existe mais il ne dispense pas de prendre oralement des progestatifs dix jours par mois. Un système contenant ces deux hormones apporterait une solution optimale, et il est encore sous étude. À l’étude aussi un patch contraceptif et un autre à la testotérone.
Les «patches», ces timbres-médicaments appliqués sur la peau, représentent un nouveau traitement qui s’adresse aux troubles cardiaques, comme au mal de mer ou le tabagisme. Moyens de prévention contre certains troubles, ils sont aussi moyens de traitement. Il s’agit de dispositifs que l’on colle sur la peau qui représentent une nouvelle forme thérapeutique, en développement. Leur principe consiste à emprisonner sous une petite bande adhésive le médicament devant traverser la peau pour atteindre la circulation sanguine générale. Il existe deux types de patches: a) le produit dissous dans un gel qui va diffuser à travers une petite membrane, comme microperfusion, ses principes actifs. b) le produit est mélangé directement à la colle de l’adhésif, puis libéré progressivement au contact de la peau. Cette seconde...
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