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Actualités - Chronologie

Japon - Nouvelle contraction du PIB Espoirs d'une reprise en juin prochain

L’économie japonaise aura connu – fait sans précédent – sa quatrième contraction consécutive au troisième trimestre 1998 mais pour autant les économistes voient le bout du tunnel à partir de juin 1999. Une augmentation des dépenses de travaux publics et une réduction des impôts entrant dans le cadre du dernière programme de relance gouvernemental – de 24 000 milliards de yens – doivent compenser la déprime de la demande intérieure et de l’investissement des entreprises, font-ils valoir. L’espoir d’une reprise tient à l’idée que les dépenses de travaux publics suffiront à assurer une croissance qui s’auto-entretienne dans le secteur privé. S’il y a effectivement une reprise de la demande des entreprises, préalabre à cette croissance auto-entretenue, alors Chris Calderwood (Jardine Fleming Securities) affirme qu’il «ne serait pas surpris d’observer un redressement de la croissance qui soit patent d’ici octobre ou décembre 1999. Le point noir du chômage Mais dans l’intervalle, 16 économistes et établissements interrogés par Reuters lundi anticipaient une contraction du produit intérieur brut (PIB) de 0,6 % sur le trimestre juillet/septembre, donnant une croissance négative annuelle de 2,4 %. La statistique du PIB sera publiée aujourd’hui à 6h30 GMT. L’Agence de planification économique prévoit une croissance négative de 1,8 % sur l’exercice 1998/99 clos le 31 mars prochain, alors que le Premier ministre Keizo Obuchi, s’est engagé à rétablir la croissance sur l’exercice suivant. Les économistes pensent que le secteur industriel a touché le creux de la vague au troisième trimestre, évoquant six mois consécutifs de baisse des stocks à fin septembre. Sur le trimestre juillet/septembre, la production industrielle n’a pas varié par rapport au trimestre précédent, alors que sur ce trimestre avril-juin, elle avait baissé de 5,1 %. «Cela concourt à la stabilité», dit Richard Jerram (ING Baring Securities), «et si l’investissement public a des répercussions effectives sur la consommation, alors on peut envisager une reprise de la croissance l’année prochaine». D’autres analystes divergent totalement. «Je ne pense pas qu’il y a un changement fondamental de la situation économique», affirme Hiroyuki Inoue (Japan Center for Economic Research). «Il est impossible de dire à l’heure actuelle que l’économie aura bientôt touché le fond». La BoJ n’est pas sûre de contenir la récession Et cela tient à la situation de l’emploi qui freine la consommation intérieure, argue-t-il. Le taux de chômage est resté au niveau sans précédent de 4,3 % en octobre, et ce pour le troisième mois consécutif. La Banque du Japon (BoJ) n’était «pas sûre» il y a cinq semaines que la récession sévissant dans l’archipel puisse être complètement endiguée, au vu de la sévérité des pressions déflationnistes auxquelles est soumise depuis des mois la deuxième économie mondiale. «La dégradation de l’économie devrait se ralentir mais il n’est pas sûr que ce déclin puisse être complètement contenu», ont admis les membres du Comité de politique monétaire (CPM) de la banque centrale nipponne lors de leurs réunion du 28 octobre, dont les minutes ont été publiées mercredi. Pour les membres de l’instance dirigeante de la BoJ, «le cycle baissier de l’économie pourrait s’être déjà consolidé substantiellement». Ils débattaient toutefois avant que le gouvernement ne dévoile un nouveau plan de relance d’une ampleur sans précédent de 23.900 milliards de yens (196 mds de dollars). Multiplication des scandales Les affaires de corruption se multiplient au Japon et les scandales qui touchent tous les secteurs de l’économie, du pouvoir et de l’administration, illustrent à quel point un système qui a fait la prospérité du Japon après la guerre doit être a vécu avec les scandales. Certains ont été particulièrement retentissants, telle l’affaire Lockheed qui en 1976 déboucha sur l’arrestation de l’ancien Premier ministre Kakuei Tanaka. Mais désormais, les affaires éclatent à un rythme accéléré et remettent en cause le cœur du système japonais : les liens étroits entre la haute administration, les hommes politiques et les chefs d’entreprises.
L’économie japonaise aura connu – fait sans précédent – sa quatrième contraction consécutive au troisième trimestre 1998 mais pour autant les économistes voient le bout du tunnel à partir de juin 1999. Une augmentation des dépenses de travaux publics et une réduction des impôts entrant dans le cadre du dernière programme de relance gouvernemental – de 24 000 milliards de yens – doivent compenser la déprime de la demande intérieure et de l’investissement des entreprises, font-ils valoir. L’espoir d’une reprise tient à l’idée que les dépenses de travaux publics suffiront à assurer une croissance qui s’auto-entretienne dans le secteur privé. S’il y a effectivement une reprise de la demande des entreprises, préalabre à cette croissance auto-entretenue, alors Chris Calderwood (Jardine Fleming...