Meilleur buteur, Wiltord (10 buts), meilleurs passeurs, Benarbia et Laslandes (6 passes), meilleure attaque (32 buts), meilleure défense (12 buts) : il faudrait une loi antitrust pour enrayer la chevauchée de ces Girondins boulimiques, à nouveau en tête du championnat de France après leur succès 1 à 0 face aux Lensois. Relégué à la deuxième place au classement à l’issue de la 11e journée, après leur défaite 3 à 2 à Strasbourg, les Bordelais ont profité du manque d’efficacité de Dugarry, Pires et Ravanelli face au Paris Saint-Germain dimanche soir pour reprendre ce fauteuil de leader momentanément abandonné à l’Olympique de Marseille. «Bordeaux mérite le respect» : Johan Micoud, auteur du but girondin face aux champions de France, affiche la couleur. Du côté du Parc Lescure, il n’est pas question de se limiter à un rôle d’intermittent du spectacle, dans le sillage des grosses écuries, Marseille, PSG et Monaco. Et on affiche désormais clairement son tempérament. Le match nul 0 à 0 signé contre Sochaux à Lescure lors de la 14e journée est un accroc désormais oublié. Les attaquants girondins sont à nouveau rassasiés, avec 6 buts en trois rencontres. Dont trois buts du seul Micoud, en passe de décrocher son doctorat ès lob. Les intérimaires au pouvoir Frappé d’anorexie jusqu’à la 9e journée du championnat, «Jo» a retrouvé l’appétit du buteur face à Nantes, le 16 octobre. Depuis lors, le milieu de terrain bordelais a frappé à Strasbourg, en championnat, contre les Néerlandais du Vitesse Arnhem, en Coupe de l’UEFA, puis trois fois de suite, à Monaco, Zurich et face à Lens. Trois buts «clones», convertis à chaque fois par une petite balle en cloche au-dessus du gardien, à la réception de passes signées Benarbia ou Laslandes. Longtemps considérés comme de simples intérimaires, les hommes d’Elie Baup ont fait taire les observateurs trop condescendants. Seul l’Olympique de Marseille et son armada suit désormais le rythme imprimé par les partenaires de Michel Pavon, à une longueur. Rennes, 3e au classement, est à 11 points des Bordelais. Quant aux Monégasques et aux Parisiens, ils pointent aujourd’hui à 14 et 15 points. «Cet écart nous donne envie», lâche simplement l’entraîneur bordelais, loin de s’enflammer. Il est vrai que ses joueurs, gavés d’occasions de but, en oublieraient presque de marquer. À l’instar de Lilian Laslandes, seul à cinq mètres du but déserté par Warmuz, dimanche, qui a pourtant réussi à mettre la balle au-dessus. Mais puisque cela n’empêche pas Bordeaux de gagner... Dans sa rage de vaincre face à l’ennemi juré, l’Olympique de Marseille a perdu de sa superbe, dimanche soir, concédant le nul au Paris SG (0-0) et la place de leader à Bordeaux, dans un stade Vélodrome pas toujours animé des meilleures intentions. De retour aux vestaires, les Marseillais ne retrouvaient pas leur sang-froid à l’instar de leur entraîneur dont les déclarations agressives venaient rompre le récent armistice conclu tacitement avec l’éternel rival. Agacé par tant d’occasions ratées, Rolland Courbis passait ses nerfs sur le PSG, auquel il reprochait sa frilosité défensive, responsable, selon lui, de la médiocrité du match. Ironisant sur la petitesse des ambitions parisiennes, l’entraîneur marseillais lançait aux journalistes : «Puisqu’on en est aux considérations d’après-match, je voudrais rassurer le public du PSG pour lui dire que, le 5 avril, nous irons au Parc avec l’intention de gagner, et non pas de ne pas perdre. Je pense que le spectacle s’en ressentira». Au cas où le message n’était pas passé, il félicitait les siens «pour les 14 points qui nous séparent de l’équipe du vestiaire d’à côté, mais aussi d’être toujours qualifiés en Coupe d’Europe, ce qui n’est pas le cas de notre adversaire». «Je l’ai dit et je le répète, je n’échangerai pas ma place contre celle du PSG», raillait-il. Ces piques verbales prolongeaient l’ambiance délétère de la rencontre, marquée par de multiples accrochages entre joueurs, arbitre et entraîneur. Sans compter sur une attitude indisciplinée du public, sans doute passible de sanctions.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Meilleur buteur, Wiltord (10 buts), meilleurs passeurs, Benarbia et Laslandes (6 passes), meilleure attaque (32 buts), meilleure défense (12 buts) : il faudrait une loi antitrust pour enrayer la chevauchée de ces Girondins boulimiques, à nouveau en tête du championnat de France après leur succès 1 à 0 face aux Lensois. Relégué à la deuxième place au classement à l’issue de la 11e journée, après leur défaite 3 à 2 à Strasbourg, les Bordelais ont profité du manque d’efficacité de Dugarry, Pires et Ravanelli face au Paris Saint-Germain dimanche soir pour reprendre ce fauteuil de leader momentanément abandonné à l’Olympique de Marseille. «Bordeaux mérite le respect» : Johan Micoud, auteur du but girondin face aux champions de France, affiche la couleur. Du côté du Parc Lescure, il n’est pas question de se...