Pete Sampras a sans doute poussé un grand soupir de soulagement samedi à l’issue d’une des saisons les plus difficiles de sa carrière. Sans cesse malmené, peu convaincant, au contraire d’une année 1997 où il avait survolé le tennis mondial, l’Américain a bataillé tout au long de ses douze mois pour réaliser son rêve : être le premier tennisman de l’histoire à terminer l’année au premier rang mondial pour la sixième fois consécutive. Ce fut dur en effet. Hormis son cinquième sacre à Wimbledon, aux dépens de Goran Ivanisevic, Sampras n’a jamais été très à l’aise sur les courts, ne remportant que deux tournois mineurs avant de s’imposer à Londres, puis dans le tournoi en salle de Vienne. À Melbourne, il avait commencé l’année par une défaite surprise face à Karol Kucera en quarts de finale de l’Open d’Australie. À Roland-Garros, il fut éliminé au deuxième tour par l’obscur Paraguayen Ramon Delgado. À l’US Open, il ne put empêcher l’Australien Patrick Rafter, son vainqueur en demi-finale, d’être sacré pour la deuxième année consécutive. Rafter, mais aussi Marcelo Rios, lui ont sans cesse mené la vie dure. Le Chilien l’a deux fois éjecté de son fauteuil de numéro un mondial, en mars et en août. Avant le début des Masters, il pouvait encore barrer la route à l’Américain, mais une blessure au dos l’en a empêché. Sampras a lui aussi souffert du dos, notamment à l’Open de Lyon, où il avait déclaré forfait. Mais alors qu’il rechigne passer plus de quinze jours hors des Etats-Unis, il s’est vu contraint de passer six semaines à l’automne sur le circuit européen pour préserver sa place de numéro un. Rejoindre Emerson Au fil des ans, la concurrence s’aiguise et son jeu, admiré par tous, est aussi imité. Pourtant, l’Américain envisage encore 1999 avec optimisme. Il s’est fixé un nouvel objectif: rejoindre l’Australien Roy Emerson dans le livre des records en obtenant une 12e victoire dans un tournoi du Grand chelem. Avec un total de 248 semaines passées en tête de la hiérarchie mondiale, il peut aussi viser le record d’Ivan Lendl: 270 semaines. «Il y a encore plein de choses à faire», a-t-il déclaré samedi après sa défaite face à Alex Corretja en demi-finale des Masters à Hanovre. «Je ne suis pas si vieux. J’ai encore pas mal d’années devant moi», a-t-il prévenu même s’il sait que plus les années passent, et plus ses chances s’amenuisent. Parmi les noms à suivre l’an prochain, Sampras cite les deux Britanniques Tim Henman et Greg Rusedski. «On va les voir pendant quelques années. Ces types émergent du lot. Puis il y a aussi Andre (Agassi) qui rejoue très bien». Agassi, redevenu numéro quatre mondial, Rios, Rafter, Rusedski, mais aussi les Espagnols Carlos Moya ou Alex Corretja, finalistes de Roland-Garros et des Masters. L’année 1999 s’annonce rude pour l’Américain.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Pete Sampras a sans doute poussé un grand soupir de soulagement samedi à l’issue d’une des saisons les plus difficiles de sa carrière. Sans cesse malmené, peu convaincant, au contraire d’une année 1997 où il avait survolé le tennis mondial, l’Américain a bataillé tout au long de ses douze mois pour réaliser son rêve : être le premier tennisman de l’histoire à terminer l’année au premier rang mondial pour la sixième fois consécutive. Ce fut dur en effet. Hormis son cinquième sacre à Wimbledon, aux dépens de Goran Ivanisevic, Sampras n’a jamais été très à l’aise sur les courts, ne remportant que deux tournois mineurs avant de s’imposer à Londres, puis dans le tournoi en salle de Vienne. À Melbourne, il avait commencé l’année par une défaite surprise face à Karol Kucera en quarts de finale...