Monaco et Marseille se sont neutralisés 2-2 dans le premier choc franco-français en Coupe d’Europe, mardi soir en huitième de finale aller de la Coupe de l’UEFA au stade Louis II. Les deux clubs ont préféré reporter leurs débats au match retour du 8 décembre au Vélodrome, même si l’OM a pris une option. Le match, bien parti, s’est noyé sous les cartons, dont deux rouges pour Florian Maurice et Franck Dumas, et a été gâché par un arbitrage contestable et quelques échauffourées. L’Espagne, qui est avec la France le pays le mieux représenté de ces huitièmes de finale (quatre clubs), s’est offert aussi un choc fratricide et mouvementé, conclu provisoirement à l’avantage des Basques du Real Sociedad 2-1 contre l’Atletico Madrid. L’équipe madrilène d’Arrigo Sacchi a été réduite à neuf après les expulsions en milieu de seconde période de Stefano Torrisi et Carlos Aguilera. À la mi-temps, les deux clubs étaient à égalité 1-1 après un but de Juninho pour l’Atletico à la 3e minute et l’égalisation de Darko Kovacevic à la 45e. Mais les expulsions ont profité aux Basques, qui ont pris l’avantage sur un but contre son camp de Roberto Fresnedoso à cinq minutes du coup de sifflet final. Celta Vigo, deuxième de la Liga espagnole, a eu raison 3-1 des Reds de Liverpool, qui avaient pourtant ouvert le score par le désormais incontournable Michael Owen à la 35e. Mais les hommes de Gérard Houllier se sont fait surprendre en deuxième mi-temps par les Russes Alexander Mostovoi et Valeri Karpin puis Vlado Gudelj dans les arrêts de jeu. Un autre choc de ce troisième tour, à Glasgow entre les Rangers et Parme, s’est achevé sur un nul, 1-1. Les Italiens, dominateurs en première période, ont été récompensés peu après la pause par un but 100 % argentin d’Abel Balbo, en embuscade sur un tir repoussé de Hernan Crespo. Mais les Écossais ont égalisé par Rod Wallace à la 68e minute par un tir du droit à bout portant sur une remise de la tête de Colin Hendry. Monaco et Marseille se neutralisent Monaco et Marseille se sont neutralisés mardi 2-2 au Stade Louis II, devant quinze mille spectateurs. Intense, longtemps joué dans un bon esprit, fertile en buts, ce premier match européen de l’histoire entre équipes françaises tint d’abord toutes ses promesses. Robert Pires et Titi Camara marquèrent deux beaux buts pour l’OM en première période, avant que David Trézéguet sur penalty (17e) et Ludovic Giuly en deuxième période ne ramènent Monaco à parité. Malheureusement, l’expulsion du Marseillais Florian Maurice peu après l’heure de jeu pour une charge imaginaire sur Fabien Barthez envenima la partie avant que l’arbitre de ce choc, M. Ancion, ne tente de rattraper son erreur en sortant Franck Dumas dans la plus grande confusion. Le match retour, dans quinze jours au stade Vélodrome, s’annonce des plus chauds. Les Monégasques, hospitalité oblige, prirent d’abord la direction des opérations. Mais les attaquants de la principauté, volontaires, butaient sur l’impeccable machine marseillaise et, à la 9e minute, une mésentente entre Dumas et Willy Sagnol permettait à Maurice de chiper le ballon à la limite de la surface de réparation pour servir Robert Pires, dont la frappe ne laissait aucune chance à Barthez. Un temps abasourdi, Monaco repartait à l’assaut et, à la 17e minute, Viktor Ikpeba forçait Laurent Blanc à l’écarter du bras dans la surface. David Trézéguet ne manquait pas l’occasion d’égaliser en force sur un penalty logique. L’équilibre des forces rétabli, Monaco reprenait un léger ascendant, illustré notamment par une superbe reprise de volée lointaine de Ludovic Giuly à la 36e. Mais le pouvoir de nuisance de l’OM restait intact, notamment en contre, et sur l’un d’entre eux, Titi Camara, alerté de loin, se jouait de la défense monégasque pour tromper Fabien Barthez et redonner l’avantage à Marseille (39e). La pause permettait à Monaco de se remotiver et les hommes de Jean Tigana présentaient à la reprise un visage encore plus décidé. Aussi est-ce logiquement que, à la 56e minute, Giuly ramenait la parité d’une frappe limpide sur un centre en retrait très intelligent d’Ikpeba. C’était au tour de Marseille de repartir de plus belle jusqu’à un coup de théâtre fâcheux, l’expulsion à la 63e minute de Florian Maurice pour deux cartons jaunes tout aussi discutables l’un que l’autre. La rencontre, disputée jusque-là dans un bon esprit, s’envenimait, les joueurs des deux équipes s’apostrophant longuement avant que le jeu ne reprenne pour peu de temps. Une charge, sévère cette fois, de Camara sur le gardien monégasque poussait Franck Dumas hors de ses gonds : le capitaine de l’ASM allait jouer les justiciers et bousculer l’attaquant marseillais avant de regagner les vestiaires. À dix contre dix, le match s’engluait en même temps que les esprits se calmaient un peu, et seule une tête de dernière minute de Giuly, sortie d’une claquette par Stephane Porato, venait apporter une touche de piment à une fin de match un peu triste. Victoire frileuse de Lyon contre Bruges (1-0) Lyon s’est contenté d’un frileux 1-0 face au Club de Bruges. Sur la pelouse à moitié gelée du stade Gerland, les débats ont été plutôt ternes mais l’Olympique lyonnais, bien que réduit à dix, a tout de même pris une option pour une troisième participation aux quarts de finale d’une Coupe d’Europe. Les Belges se montraient les plus entreprenants en première période. Une frappe à ras de terre de Gert Claessens notamment frôlait le poteau gauche de Grégory Coupet. Il fallait attendre la 41e minute pour voir la première véritable occasion de l’Olympique lyonnais, un tir de Philippe Violeau, le Monsieur coup franc de l’OL, repoussée d’une claquette par le gardien égyptien Nader el-Sayed. Mais à la 45e, un des éléments clés de l’attaque lyonnaise, le Suisse Marco Grassi, était expulsé pour un geste inutile d’énervement, une claque au défenseur yougoslave Milan Lesnjak sous les yeux de l’arbitre. Ce coup de théâtre allait pourtant amener un autre rebondissement : l’ouverture du score par l’OL réduit à dix. Sur un centre très haut frappé par Alain Caveglia au premier poteau, trois minutes après la fin du temps réglementaire de la première mi-temps, le Polonais Jacek Bak trompait Nader d’une tête dans la lucarne. Après la pause, le débat reprenait très vite et, paradoxalement, était mieux négocié par les Lyonnais inférieurs en nombre. Les hommes de Bernard Lacombe, solidaires et courageux, défendaient bec et ongles et maintenaient les Brugeois à distance, tout en restant dangereux en contre. Bak, à la 82e, manquait de doubler le score de la tête mais Nader veillait et dégageait en corner. La marque en restait là jusqu’au coup de sifflet final.
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