L’Iran a décidé d’imposer à partir de l’an prochain un système de quota pour la consommation intérieure d’essence, afin de réduire les énormes subventions publiques qui servent à maintenir le carburant à la pompe à un prix extrêmement bas. Cette décision a été prise en Conseil des ministres et à l’occasion de l’adoption de la loi de finances pour la prochaine année iranienne (mars 1999 mars 2000), a rapporté mardi la presse iranienne. Cette mesure vise à maîtriser la consommation de plus en plus importante des produits pétroliers en Iran, qui limite les capacités d’exportation de brut du pays et pèse lourdement sur le budget de l’État en raison des subventions accordées à ces produits. Selon la presse, le gouvernement a décidé de fixer un quota de 45 litres par mois au prix de 250 rials le litre (0,08 USD), tout litre supplémentaire devant être payé 700 rials (0,23 USD). Déjà sous la guerre Iran-Irak, le pays avait pratiqué le système de quota pour de nombreux produits dont l’essence. Cette mesure survient alors que l’Iran, dont les revenus sont gravement affectés parla baisse des cours du brut sur les marchés mondiaux, est confronté à un déficit budgétaire de plus de 6 milliards de dollar. L’Iran produit 3,6 millions de barils/jour, dont 1,1 million sont destinés au marché intérieur. Le Center for Global Energy Studies (CGES), un institut spécialisé basé à Londres, a estimé dans une étude récente que les subventions à la consommation intérieure de produits pétroliers étaient tellement importantes qu’elles pourraient cette année dépasser les revenus des exportations de brut. Grâce à ces subventions, le litre de super à la pompe en Iran ne vaut actuellement que 200 rials, soit 0,066 dollars. Le relèvement des prix de l’essence sur le marché intérieur est considéré par de nombreux économistes iraniens, et étrangers comme une mesure socialement douloureuse et génératrice d’inflation, mais indispensable pour assainir les dépenses publiques. Achat de 3 Airbus Par ailleurs, l’Iran envisage d’acheter trois Airbus au Sénégal afin d’augmenter la capacité de sa flotte aérienne, actuellement insuffisante pour répondre à la demande, a rapporté mardi la presse iranienne. Le directeur général de la compagnie Iran Air a indiqué qu’une délégation iranienne se trouvait actuellement au Sénégal pour négocier l’achat de trois B-300. L’aviation civile iranienne avait évalué au début du mois à 130 appareils nouveaux les besoins de diverses compagnies iraniennes, principalement la compagnie nationale Iran Air et plusieurs petites compagnies intérieures. Iran Air possède déjà quelques Airbus, mais doit impérativement renouveler une partie importante de sa flotte, en état vétuste, composée de Boeing achetés avant la révolution islamique de 1979.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’Iran a décidé d’imposer à partir de l’an prochain un système de quota pour la consommation intérieure d’essence, afin de réduire les énormes subventions publiques qui servent à maintenir le carburant à la pompe à un prix extrêmement bas. Cette décision a été prise en Conseil des ministres et à l’occasion de l’adoption de la loi de finances pour la prochaine année iranienne (mars 1999 mars 2000), a rapporté mardi la presse iranienne. Cette mesure vise à maîtriser la consommation de plus en plus importante des produits pétroliers en Iran, qui limite les capacités d’exportation de brut du pays et pèse lourdement sur le budget de l’État en raison des subventions accordées à ces produits. Selon la presse, le gouvernement a décidé de fixer un quota de 45 litres par mois au prix de 250 rials le litre...