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Actualités - Chronologie

Société - Bilan : 52 meurtres Le meilleur tueur du monde

Un Ukrainien, jugé depuis hier lundi à Jitomir (centre-ouest de l’Ukraine) pour les meurtres de 52 personnes dont 10 enfants, «ne regrette rien» et se proclame le meilleur tueur du monde. «Il n’y a pas de meilleur tueur que moi au monde. Qui veut se mesurer à moi peut toujours essayer», lance cyniquement Anatoli Onoprienko, 39 ans, père d’un petit garçon, qui a avoué après son arrestation en avril 1996 avoir massacré 52 personnes entre 1989 et 1996. «Je ne regrette rien, n’ai aucun remords et je le referais si je le pouvais», a-t-il indiqué dans une déclaration remise à la presse par l’intermédiaire de son avocat, Me Rouslan Mochkovski. M. Onoprienko, un homme de taille moyenne à l’allure sportive et doué «d’une mémoire phénoménale», est «sans pitié et tuait froidement», affirment les autorités judiciaires qui le décrivent déjà comme «le plus grand tueur de l’histoire de l’Ukraine et de l’Union soviétique». La plupart des meurtres (43 sur 52) ont été commis entre octobre 1995 et mars 1996 dans les régions de Jitomir, Kiev (centre), Odessa (sud), Lviv (ouest), Dnipropetrovsk (est) et Rivne (ouest). L’assassin abattait ses victimes à coup de fusil de chasse, de marteau ou à l’arme blanche. Selon l’accusation, M. Onoprienko a en outre tué neuf personnes en 1989 avec l’aide de Serhï Rogosine, 36 ans, qui est également jugé depuis lundi pour «complicité de meurtre». L’expertise psychiatrique a démontré, selon les autorités, que M. Onoprienko est sain d’esprit. «Il assumera donc les conséquences de ses actes», explique le juge d’instruction chargé de l’enquête, Ivan Dovbichtchouk, ajoutant que M. Onoprienko risque la peine de mort pour meurtres prémédités avec circonstances aggravantes. Pour voler Le vol semble être le mobile qui a poussé M. Onoprienko à massacrer 52 personnes. «Il ne tuait pas par plaisir», affirme M. Dovbichtchouk. «Il tuait pour éliminer tous les témoins de ses vols», poursuit-il. «Je suis un voleur de formation», se vante M. Onoprienko du fond de sa cellule où personne n’est venu lui rendre visite depuis son incarcération, il y a plus de deux ans. «J’ai commencé à avoir des démêlés avec la loi dès que j’ai été envoyé dans un orphelinat à l’âge de sept ans», poursuit-il. «Là-bas, je volais déjà tout ce qui me tombait sous la main», avoue-t-il encore. Né le 25 juillet 1959 à Jitomir, M. Onoprienko perd sa mère à l’âge de quatre ans et grandit dans un orphelinat jusqu’en 1974 avant de devenir successivement marin, pompier et marchand de légumes sur les marchés. En 1989, il part illégalement à l’étranger et séjourne en Allemagne, en Autriche et en Grèce, en survivant grâce à divers petits emplois. Sa vie itinérante le conduit fin 1993 à Marseille (France) où il tente de s’engager dans la Légion étrangère. Il est ensuite expulsé d’Allemagne en 1994 où il retourne illégalement en 1995. Il y est alors arrêté pour vol et purge une peine de prison de 6 mois avant d’être définitivement renvoyé la même année en Ukraine. «Mon rôle sera d’essayer d’expliquer ses actes, d’atténuer ses crimes aux yeux du public et de lui apporter un soutien moral», explique son avocat, qui entend plaider coupable avec des circonstances atténuantes. «J’ai l’impression qu’il veut vivre mais je ne suis pas sûr que j’arriverai à lui éviter la peine capitale», reconnaît Me Mochkovski.
Un Ukrainien, jugé depuis hier lundi à Jitomir (centre-ouest de l’Ukraine) pour les meurtres de 52 personnes dont 10 enfants, «ne regrette rien» et se proclame le meilleur tueur du monde. «Il n’y a pas de meilleur tueur que moi au monde. Qui veut se mesurer à moi peut toujours essayer», lance cyniquement Anatoli Onoprienko, 39 ans, père d’un petit garçon, qui a avoué après son arrestation en avril 1996 avoir massacré 52 personnes entre 1989 et 1996. «Je ne regrette rien, n’ai aucun remords et je le referais si je le pouvais», a-t-il indiqué dans une déclaration remise à la presse par l’intermédiaire de son avocat, Me Rouslan Mochkovski. M. Onoprienko, un homme de taille moyenne à l’allure sportive et doué «d’une mémoire phénoménale», est «sans pitié et tuait froidement», affirment les autorités...