Iran - Baisse des recettes pétrolières budget d'une extrême austérité en chantier
le 10 novembre 1998 à 00h00
Le Parlement iranien sera saisi fin novembre d’une loi de Finances pour le prochain exercice qui sera «austère et fortement dépendante» des recettes des exportations pétrolières, a annoncé un député. Cité lundi par le journal Abrar, M. Reza Abdollahi, député et membre de la Commission parlementaire du Plan et du Budget, a indiqué que la loi de Finances pour l’année iranienne de 1378 (mars 1999/mars 2000) serait soumise au Parlement en principe «le 25 novembre». «Le prochain budget sera caractérisé par des mesures draconiennes d’austérité en raison notamment de la baisse considérable des recettes des exportations du brut», a-t-il ajouté. Le pétrole représente près de 80 % des recettes en devises de l’Iran, et environ la moitié des revenus du gouvernement, ce qui rend l’économie du pays extrêmement sensible aux variations du prix du brut. Le gouvernement est confronté cette année à un déficit de quelque 6,3 milliards de dollars cumulé durant l’année iranienne 1377 (mars 1998/mars 1999). «Malheureusement, la plupart de nos recettes proviennent du pétrole et il n’est pas prévisible que les cours augmentent l’année prochaine», a ajouté le député, affirmant que le Parlement devrait se baser sur un prix moyen de «10 dollars» le baril pour l’an prochain. «Pour éviter un nouveau déficit, et surtout si nous devons produire sur la base de notre quota de 3,6 ou 3,8 millions de baril/jour (mbj), nous devons fixer dans la loi de Finances le prix du baril à 10 dollars», a estimé M. Abdollahi. L’Iran est le deuxième producteur de brut de l’Opep, avec 3,5 mbj de production et 2,5 mbj d’exportation. La conjoncture économique en Iran était au centre d’une réunion dimanche soir entre le gouvernement et le Parlement, au cours de laquelle le chef de l’État Mohammad Khatami a préconisé une «coordination et une coopération» entre l’Exécutif et le Législatif «pour assainir la situation économique», selon la presse.
Le Parlement iranien sera saisi fin novembre d’une loi de Finances pour le prochain exercice qui sera «austère et fortement dépendante» des recettes des exportations pétrolières, a annoncé un député. Cité lundi par le journal Abrar, M. Reza Abdollahi, député et membre de la Commission parlementaire du Plan et du Budget, a indiqué que la loi de Finances pour l’année iranienne de 1378 (mars 1999/mars 2000) serait soumise au Parlement en principe «le 25 novembre». «Le prochain budget sera caractérisé par des mesures draconiennes d’austérité en raison notamment de la baisse considérable des recettes des exportations du brut», a-t-il ajouté. Le pétrole représente près de 80 % des recettes en devises de l’Iran, et environ la moitié des revenus du gouvernement, ce qui rend l’économie du pays extrêmement...
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