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Actualités - Chronologie

Lockerbie : les familles britanniques font des propositions à la Libye

Les familles des victimes britanniques de l’attentat de Lockerbie ont annoncé qu’elles allaient faire de nouvelles propositions à la Libye, via la Ligue arabe, pour organiser un procès des coupables présumés. «Nous avons fait certaines propositions qui seront transmises à la Libye par le secrétaire général de la Ligue arabe» Esmat Abdel Méguid, a déclaré à la presse le représentant des familles de la quarantaine de victimes britanniques de l’attentat de 1988, M. Jim Swire, à l’issue d’une rencontre avec le responsable arabe. «Tout dépend maintenant de la réaction de la Libye aux propositions que le secrétaire général a accepté de convoyer», a-t-il ajouté, sans toutefois préciser la nature des ces propositions. Mais selon M. Robert Black, professeur de droit à Edimbourg (Ecosse), qui accompagnait M. Swire, elles consistent à «affiner» la proposition qu’il avait avancée en janvier 1994 d’organiser un procès dans un endroit neutre — qui pourrait être La Haye — avec des magistrats indépendants jugeant selon la loi écossaise. Selon une source autorisée à la Ligue, M. Abdel Méguid a aussitôt contacté le chef de la diplomatie libyenne Omar Mountasser et lui a fait part du désir de M. Swire de se rendre en Libye. Pour sa part, M. Abdel Méguid a qualifié de «fructueuse» cette première rencontre avec M. Swire, dont une fille a été tuée dans l’attentat contre un avion de la Pan Am au-dessus de Lockerbie (Ecosse), qui a fait 270 morts. La Libye est soumise à un embargo aérien et militaire de l’ONU depuis 1992 pour son refus de livrer à Londres et Washington deux de ses ressortissants accusés dans cette affaire. Les sanctions ont été renouvelées le 6 mars pour quatre mois. Dernier effort M. Swire a souligné que lors d’une rencontre, le 8 avril, avec le secrétaire britannique au Foreign Office Robin Cook, ce dernier avait fait état de nouvelles «initiatives diplomatiques» mais ne les avait pas explicitées. La proposition consistant à organiser un procès dans un pays neutre, soutenue par les pays arabes et africains, a été acceptée par Tripoli ainsi que par l’avocat des suspects libyens, Me Ibrahim Ghawil, mais rejetée par la Grande-Bretagne et les Etats-Unis. La Cour internationale de justice (CIJ) de La Haye s’est déclarée compétente le 27 février pour examiner l’affaire, comme le réclame Tripoli. Londres et Washington ont maintenu leur rejet malgré plusieurs amendements, a expliqué M. Black en soulignant que les nouvelles modifications proposées étaient «un dernier effort». M. Abdel Méguid a souligné que la Ligue cherchait, à l’instar des familles de victimes, «la justice et la vérité», mais a insisté sur «le respect de la souveraineté et de la dignité de la Libye». Solution urgente MM. Swire et Black ont insisté sur l’«urgence» d’une solution, dix ans après l’attentat, et souligné le risque de l’organisation éventuelle d’un procès civil aux Etats-Unis par les familles de victimes américaines, dont le retentissement risquerait d’empêcher tout procès criminel. De récents amendements antiterroristes permettent en effet à un Américain d’assigner un pays étranger devant un tribunal civil. En mars, lors d’un débat au Conseil de Sécurité de l’ONU sur les sanctions imposées à la Libye, les familles des victimes s’étaient montrées divisées, les Britanniques se disant ouverts à un compromis mais les Américains soutenant l’intransigeance de leur gouvernement à réclamer l’extradition des deux suspects libyens. (AFP)
Les familles des victimes britanniques de l’attentat de Lockerbie ont annoncé qu’elles allaient faire de nouvelles propositions à la Libye, via la Ligue arabe, pour organiser un procès des coupables présumés. «Nous avons fait certaines propositions qui seront transmises à la Libye par le secrétaire général de la Ligue arabe» Esmat Abdel Méguid, a déclaré à la presse le représentant des familles de la quarantaine de victimes britanniques de l’attentat de 1988, M. Jim Swire, à l’issue d’une rencontre avec le responsable arabe. «Tout dépend maintenant de la réaction de la Libye aux propositions que le secrétaire général a accepté de convoyer», a-t-il ajouté, sans toutefois préciser la nature des ces propositions. Mais selon M. Robert Black, professeur de droit à Edimbourg (Ecosse), qui accompagnait M....