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Actualités - Opinion

Arrêt sur image Français, si vous saviez !

Je suis d’humeur... francophone! Vous me direz que je n’ai aucun mérite à l’être, malgré (ou en dépit!) des palmes académiques et autres distinctions que vous connaissez pour en avoir entendu parler. Mais parler français est le privilège d’une très large frange de notre population. Même si, très souvent, on confond le français avec le «franbanais». Cela donne, à mon avis – vous ne me le demandez peut-être pas mais je le donne quand même! – une langue colorée que j’aime bien et qui s’enrichit de la traduction de quelques expressions... intraduisibles. Passons! Cependant, il ne faut pas prendre les vessies pour des lanternes, comme cela se produit de plus en plus fréquemment à la télévision. Où la traduction devient un périlleux exercice de surréalisme. Pour ne pas dire qu’elle relève d’un manque total de culture. Ainsi, j’ai lu dernièrement cette incroyable traduction de la phrase «His ego was badly hurt» (Sa vanité fut fortement ébranlée). Cela donnait en sous-titre «son œuf a été sévèremment endommagé!». C’est comme je vous le dis. Je dois à ma collègue Mary Yazbeck Azoury, qui est meilleure télespectatrice que moi, ces quelques paroles à ajouter à la précédente: «Le défecteur s’est réfugié en Amérique Latine»... Le défecteur étant un déserteur, ni plus ni moins. «Je vais lui donner un morceau de ma cervelle»... Il s’agissait de «A piece of mind»... En emballage cadeau?
Je suis d’humeur... francophone! Vous me direz que je n’ai aucun mérite à l’être, malgré (ou en dépit!) des palmes académiques et autres distinctions que vous connaissez pour en avoir entendu parler. Mais parler français est le privilège d’une très large frange de notre population. Même si, très souvent, on confond le français avec le «franbanais». Cela donne, à mon avis – vous ne me le demandez peut-être pas mais je le donne quand même! – une langue colorée que j’aime bien et qui s’enrichit de la traduction de quelques expressions... intraduisibles. Passons! Cependant, il ne faut pas prendre les vessies pour des lanternes, comme cela se produit de plus en plus fréquemment à la télévision. Où la traduction devient un périlleux exercice de surréalisme. Pour ne pas dire qu’elle relève d’un...