Scalfaro refuse d'aministier les prisonniers italiens condamnés pour corruption
le 15 avril 1998 à 00h00
Le président de la République italienne Oscar Luigi Scalfaro a écarté toute amnistie de personnes condamnées pour corruption tant que ce problème n’aura pas disparu de la vie politique italienne. Dans une interview accordée à la presse japonaise avant son départ pour Tokyo où il effectue une visite officielle, et publiée par les journaux italiens, le chef de l’Etat a souligné qu’il appartient au Parlement de décider l’amnistie, mais il a remarqué qu’en politique, «il est possible de parler d’amnistie lorsqu’un mal a été guéri, lorsque tout ce qui a été pris a été restitué et lorsque les coupables ont payé». Aussi, a-t-il exclu toute amnistie «alors que ces actes de corruption continuent à être commis». La perspective d’amnistier en 1999 les hommes politiques condamnés pour corruption est un sujet controversé de la vie politique italienne. Le président de gauche de la Chambre des députés, Luciano Violante avait estimé, à la fin 1997, que la question de l’amnistie se posera probablement en 1999, date projetée de l’achèvement d’un processus de réformes institutionnelles. Cependant, «sans la restitution des biens mal acquis, pas d’amnistie», avait-il dit. Les magistrats italiens, surtout ceux qui sont engagés depuis six ans dans la lutte anticorruption, ont une position plus ferme que le président de la Chambre et estiment qu’une amnistie des hommes politiques serait risquée car elle serait mal acceptée par l’opinion. Tout en se prononçant con-tre une amnistie pour faits de corruption, le président Scalfaro a estimé que la question doit être examinée pour les actes terroristes. «Il y a en Italie des personnes emprisonnées depuis plus de vingt ans. J’ai déjà exercé un droit de grâce dans quelques cas particuliers, mais une mesure générale ne peut venir que du Parlement», a-t-il dit. En juillet dernier, la commission de la Justice de la Chambre des députés a adopté un projet de loi qui prévoit une remise de peine généralisée pour les anciens terroristes. Ce projet est actuellement bloqué au Parlement. Selon les estimations, plus de 10.000 personnes ont été impliquées dans les différents mouvements terroristes italiens, pendant les années 70. Les détenus sont encore 207 et presque autant de personnes vivent à l’étranger pour échapper à la justice. Les lois d’exception adoptées à la fin des années 70 pour lutter contre le terrorisme qui cause la mort de plus de 300 personnes, sont toujours en vigueur. (AFP)
Le président de la République italienne Oscar Luigi Scalfaro a écarté toute amnistie de personnes condamnées pour corruption tant que ce problème n’aura pas disparu de la vie politique italienne. Dans une interview accordée à la presse japonaise avant son départ pour Tokyo où il effectue une visite officielle, et publiée par les journaux italiens, le chef de l’Etat a souligné qu’il appartient au Parlement de décider l’amnistie, mais il a remarqué qu’en politique, «il est possible de parler d’amnistie lorsqu’un mal a été guéri, lorsque tout ce qui a été pris a été restitué et lorsque les coupables ont payé». Aussi, a-t-il exclu toute amnistie «alors que ces actes de corruption continuent à être commis». La perspective d’amnistier en 1999 les hommes politiques condamnés pour corruption est un...
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