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Actualités - Chronologie

Football - Ligue des champions La Juventus tenue en échec à domicile

La Juventus de Turin a encore raté le coche mercredi en Ligue des champions. Le prestigieux club italien, actuel leader du Calcio, vainqueur du trophée en 1996 et finaliste ces deux dernières années, a concédé son quatrième match nul en quatre journées de Coupe d’Europe, sur son terrain qui plus est, face à l’Athletic Bilbao de Luis Fernandez 1-1. Les Turinois étaient même menés 1-0 à la mi-temps, après un but de Julen Guerrero, mais Paolo Montero, d’une tête lobante mal renvoyée par la défense, égalisait à la 68e. La «vieille dame» est désormais contrainte de s’imposer chez les Turcs du Galatasaray dans 15 jours si elle veut espérer remonter dans son groupe B, dont elle occupe la 3e place. Mais le Galatasaray, leader du groupe avec sept points, vainqueur sans appel de Rosenborg 3-0 mercredi, sera un coriace adversaire. L’Inter de Milan s’est en revanche un peu rétabli en allant chercher un nul chanceux 1-1 sur la pelouse du Spartak de Moscou. Andreã Tikhonov avait ouvert le score mais l’Argentin Diego Simeone a égalisé en fin de rencontre. Les Milanais, favoris numéro un du trophée chez les bookmakers londoniens, profitent du report à jeudi du match Sturm Graz/Real Madrid pour prendre, avec sept points, la tête de leur groupe C très disputé, au moins pendant 24 heures. Le groupe D est tout aussi indécis. Manchester United a certes impressionné en écrasant les Danois de Brondby 5-0 à Old Trafford et reste aux commandes avec huit points. Mais le Bayern de Munich s’accroche et reste à une longueur, grâce à sa victoire sur Barcelone au Nou Camp 2-1. Lens, dans son groupe E, a manqué l’occasion de prendre la tête, alors qu’Arsenal chutait à Kiev contre le Dynamo 3-1. Les Nordistes se sont inclinés 1-0 sur le terrain du Panathinaikos, nouveau leader du groupe avec six points. Les trois autres clubs sont en embuscade à une longueur et le prochain match de Lens à Arsenal s’annonce décisif. Les enjeux s’éclaircissent en revanche dans le groupe F, où le champion d’Allemagne Kaiserslautern réussit son entrée dans la cour des grands. Le club a battu les Néerlandais du PSV Eindhoven 3-1 et creuse l’écart en tête du groupe, avec dix points contre cinq à son dauphin, le HJK Helsinki, auteur d’un nul précieux 2-2 à Lisbonne contre le Benfica. Dans le groupe A, enfin, l’Ajax d’Amsterdam s’empare logiquement du commandement Grâce à sa victoire sur l’Olympiakos 2-0. Mais les Néerlandais restent toujours sous la menace des Grecs, deuxièmes avec le même total de sept points. Lens, un premier accroc préjudiciable Une seconde d’inattention, un but, une courte défaite 1-0 au Panathinaïkos (Grèce) et voilà Lens qui a laissé s’envoler une grosse partie de ses chances de se qualifier pour les quarts de finale de la Ligue des champions. «Il y a vraiment de quoi nourrir des regrets», résume après coup le président lensois, Gervais Martel. En bon chef d’entreprise, il a vite fait d’effectuer les calculs qui ne plaident pas en sa faveur. Après quatre journées, le Panathinaïkos vire en tête avec six points, suivi par un trio composé de Kiev-Lens-Arsenal qui en compte cinq... mais les «sang et or» iront dans trois semaines rendre visite aux «Gunners» d’Arsène Wenger avant de terminer à Bollaert contre les Ukrainiens. Bref, la meilleure solution, comme l’affirme le gardien nordiste Guillaume Warmuz, serait «de gagner les deux prochains matches», mais Lens en a-t-il les moyens ? Non, répondront les sceptiques qui se réfèrent aux résultats du championnat, où Lens se traîne à la dixième place. Absence de meneur de jeu, attaque stérile, défense perméable, très peu de cohésion entre les différentes lignes. D’autres, en revanche, restent optimistes, notamment ceux qui ont suivi la campagne d’Auxerre en Ligue des champions il y a deux ans, quand les Bourguignons ont terminé la première phase par deux succès à l’Ajax d’Amsterdam et contre les Glasgow Rangers. «Ne rien lâcher» Lens se retrouve contraint à l’exploit à Arsenal. «On est obligé d’aller chercher au minimum le nul à Wembley», souligne Gervais Martel, qui reconnaît qu’après beaucoup de réussite le vent «vient de tourner dans le mauvais sens». «Les Grecs ont bien poussé. Nous, nous sommes rentrés trop timorés dans la partie. C’est encore une fois après le but que Lens a retrouvé ses vraies valeurs», analyse-t-il après avoir revisionné la cassette. Il se rassure en affirmant qu’il s’agit d’une poule qui est «ouverte plus que jamais», mais, souligne-t-il, «si on perd à Arsenal, on peut plier les gaules mais c’est dans nos cordes». L’inexpérience à ce niveau semble avoir été préjudiciable. L’entraîneur Daniel Leclercq regrette que ses joueurs ne soient pas «parvenus à se libérer». «Il a fallu que j’intervienne. Je le fais naturellement car c’est mon rôle. C’était une chance exceptionnelle de venir à Athènes, de découvrir ce stade, ce public formidable, mais mes joueurs n’ont pas su saisir cette opportunité. C’est dommage», regrette-t-il. Sur les chances de terminer à la première place - car au vu des résultats, le deuxième du groupe des Lensois n’a presque aucune chance de se qualifier - le grand blond se limite à dire: «Rien n’est perdu, mais on a perdu beaucoup quand même». «Ce n’est pas fini», s’empresse-t-il d’ajouter. «Si c’était terminé, on économiserait de l’argent, il y a encore malheureusement pour le club des primes à distribuer à Arsenal et contre Kiev, tant pis, c’est comme ça». Toujours aussi exigeant, Daniel Leclercq estime qu’il n’y a pas lieu d’avoir de regrets «quand on ne commence pas le match à la même heure que l’adversaire». «Si on avait débuté la rencontre aussi bien qu’on l’a terminée, on pourrait avoir des regrets, mais là, on n’a rien à regretter, on a donné le bâton pour se faire fouetter». «Les raisons d’espérer ? Il y en a. J’ai confiance, je ne veux pas terminer comme ça. Je suis ambitieux, j’essaie de transmettre mes ambitions aux joueurs. Il ne faut pas lâcher» conclut-il, la voix ferme.
La Juventus de Turin a encore raté le coche mercredi en Ligue des champions. Le prestigieux club italien, actuel leader du Calcio, vainqueur du trophée en 1996 et finaliste ces deux dernières années, a concédé son quatrième match nul en quatre journées de Coupe d’Europe, sur son terrain qui plus est, face à l’Athletic Bilbao de Luis Fernandez 1-1. Les Turinois étaient même menés 1-0 à la mi-temps, après un but de Julen Guerrero, mais Paolo Montero, d’une tête lobante mal renvoyée par la défense, égalisait à la 68e. La «vieille dame» est désormais contrainte de s’imposer chez les Turcs du Galatasaray dans 15 jours si elle veut espérer remonter dans son groupe B, dont elle occupe la 3e place. Mais le Galatasaray, leader du groupe avec sept points, vainqueur sans appel de Rosenborg 3-0 mercredi, sera un...